Suliko a écrit :Honnêtement prodigal, vous mettez beaucoup d'efforts à compliquer ce qui a toujours été très simple et limpide!
Je m'efforce d'être clair, mais pas simpliste. Cela implique de ne pas assimiler comme semblables des cas qui sont en fait différents, mais aussi de ne pas fermer les yeux devant les complications de la vie.
C'est dans cet esprit que je voudrais vous répondre point par point.
Suliko a écrit :Les "divorcés-remariés" dont nous parlons sont en état de péché mortel, ce qui les prive logiquement du sacrement de communion.
C'est ce que je conteste. Donc, je sais que certains ne sont pas d'accord avec moi. J'ai essayé de vous expliquer pourquoi je le contestais.
Suliko a écrit : Pour autant, personne n'a jamais dit qu'ils étaient excommuniés.
Moi non plus je ne l'ai pas dit. J'ai dit "privé de sacrements", ce qui n'est pas la même chose, mais n'est pas rien.
Suliko a écrit :La femme que vous prenez en exemple n'a aucun droit, au regard de la religion, de se remarier après son divorce. C'est peut-être dur à entendre, mais c'est ainsi!
Vous dites "c'est ainsi". Je vous réponds, non, ce n'est pas ainsi. Il faudrait faire avancer la discussion. Je vous dis que ce n'est pas ainsi parce que le soin de l'âme est prioritaire.
Suliko a écrit : Nous sommes sur Terre pour gagner notre Ciel, et cela implique des sacrifices, parfois de lourds sacrifices. Si nous aimons notre Créateur, n'en serons-nous pas capables? La vie terrestre n'est rien par rapport à celle qui nous attend ensuite et le bonheur d'ici-bas ne devrait jamais être un but en soi.
Mais peut-être faut-il faire le sacrifice de sa tendance à juger autrui, ou de son orgueil, ou de son légalisme.
Suliko a écrit :Faire preuve de miséricorde ne devrait jamais être synonyme de laisser-faire, de tolérance du péché. Le plus grand bien que l'on puisse souhaiter à quelqu'un, c'est le salut de son âme.
C'est ce que je ne cesse de vous dire. C'est pour cela que j'en arrive aux conclusions qui sont les miennes.
Suliko a écrit : Il ne faut pas penser que l'on puisse parvenir à ce but en faisant dire à notre religion ce qu'elle n'a jamais dit : que sous prétexte de réfléchir au cas par cas, le péché n'en est plus un, ou qu'il devient véniel
L'Eglise a toujours encouragé le discernement. Il ne s'agit pas de prétextes, il s'agit du souci de justice et de vérité.
Suliko a écrit :Et pour parlez de miséricorde, je ne suis pas sûr que vous soyez irréprochable, parce que, sans vouloir vous froisser, ce que vous écrivez ici:
Etre catholique, est-ce appartenir au groupuscule de ceux qui n'aiment ni les homosexuels, ni les juifs, ni les francs-maçons, ni les musulmans, ni les divorcés, et qui se congratulent entre eux de ne pas être de ces réprouvés? Car c'est cela le catholicisme identitaire, dans la mesure où tout groupe identitaire a besoin de se donner des ennemis dont il se distingue.
... n'est pas des plus charitables, sans compter que ce sont des affirmations purement gratuites. Sachez que les traditionalistes lisent le même Evangile que vous. Celui dans lequel il est écrit d'aimer le pécheur (mais pas son péché!). Taire le péché sous prétexte d'aimer le pécheur, voilà une attitude non catholique!
Haïr le pécheur sous prétexte de dénoncer le péché encore moins.
Ce ne sont pas des affirmations gratuites que vous citez, puisque ce ne sont pas des affirmations, je veux dire que cela ne désigne personne. C'est vous qui dites que ce sont les traditionalistes qui sont visés. Je dénonce le catholicisme identitaire, qui est une contradiction dans les termes. Si c'est cela le traditionalisme, alors il n'a rien à voir avec la tradition de l'Eglise, il n'est qu'une hérésie moderne. Mais je ne dénonce pas des personnes que je ne connais pas. Et en aucun cas je ne vous accuse de la dérive que je signale, j'espère que c'est bien clair, car quelques fois les mots peuvent blesser sans intention.
Suliko a écrit : face aux tentatives ouvertes de changer la doctrine de l'Eglise, sous couvert de fausse miséricorde et de fausse charité
C'est un procès d'intention. Je ne cherche pas à changer la doctrine de l'Eglise, je ne l'interprète pas comme vous, c'est très différent. Mais je vous lis avec attention, et je regrette que vous sembliez ne pas me comprendre.