Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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Suliko
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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Honnêtement prodigal, vous mettez beaucoup d'efforts à compliquer ce qui a toujours été très simple et limpide! Les "divorcés-remariés" dont nous parlons sont en état de péché mortel, ce qui les prive logiquement du sacrement de communion. Pour autant, personne n'a jamais dit qu'ils étaient excommuniés. La femme que vous prenez en exemple n'a aucun droit, au regard de la religion, de se remarier après son divorce. C'est peut-être dur à entendre, mais c'est ainsi! Nous sommes sur Terre pour gagner notre Ciel, et cela implique des sacrifices, parfois de lourds sacrifices. Si nous aimons notre Créateur, n'en serons-nous pas capables? La vie terrestre n'est rien par rapport à celle qui nous attend ensuite et le bonheur d'ici-bas ne devrait jamais être un but en soi.
Faire preuve de miséricorde ne devrait jamais être synonyme de laisser-faire, de tolérance du péché. Le plus grand bien que l'on puisse souhaiter à quelqu'un, c'est le salut de son âme. Il ne faut pas penser que l'on puisse parvenir à ce but en faisant dire à notre religion ce qu'elle n'a jamais dit : que sous prétexte de réfléchir au cas par cas, le péché n'en est plus un, ou qu'il devient véniel (c'est d'ailleurs très typique de notre temps : à force de trouver des excuses à tout, tout devient véniel, même ce qui a toujours été considéré comme péché mortel).
Ce que les fidèles sont en droit d'attendre de leurs pasteurs, c'est qu'ils enseignent tout ce que je viens de dire. Hélas, c'est fort peu souvent le cas.
Et pour parlez de miséricorde, je ne suis pas sûr que vous soyez irréprochable, parce que, sans vouloir vous froisser, ce que vous écrivez ici:
Etre catholique, est-ce appartenir au groupuscule de ceux qui n'aiment ni les homosexuels, ni les juifs, ni les francs-maçons, ni les musulmans, ni les divorcés, et qui se congratulent entre eux de ne pas être de ces réprouvés? Car c'est cela le catholicisme identitaire, dans la mesure où tout groupe identitaire a besoin de se donner des ennemis dont il se distingue.
... n'est pas des plus charitables, sans compter que ce sont des affirmations purement gratuites. Sachez que les traditionalistes lisent le même Evangile que vous. Celui dans lequel il est écrit d'aimer le pécheur (mais pas son péché!). Taire le péché sous prétexte d'aimer le pécheur, voilà une attitude non catholique!

J'ai conscience de la véhémence de mes propos, mais face aux tentatives ouvertes de changer la doctrine de l'Eglise, sous couvert de fausse miséricorde et de fausse charité, je ne puis me taire. Il est également pénible de lire si souvent que les traditionalistes sont durs, peu charitables, autoritaires, antisémites, rigides et que sais-je encore. Que savez-vous du contenu des poitrines?

Joyeuse Fête tout de même,

Suliko
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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prodigal
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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Suliko a écrit :Honnêtement prodigal, vous mettez beaucoup d'efforts à compliquer ce qui a toujours été très simple et limpide!
Je m'efforce d'être clair, mais pas simpliste. Cela implique de ne pas assimiler comme semblables des cas qui sont en fait différents, mais aussi de ne pas fermer les yeux devant les complications de la vie.
C'est dans cet esprit que je voudrais vous répondre point par point.
Suliko a écrit :Les "divorcés-remariés" dont nous parlons sont en état de péché mortel, ce qui les prive logiquement du sacrement de communion.
C'est ce que je conteste. Donc, je sais que certains ne sont pas d'accord avec moi. J'ai essayé de vous expliquer pourquoi je le contestais.
Suliko a écrit : Pour autant, personne n'a jamais dit qu'ils étaient excommuniés.
Moi non plus je ne l'ai pas dit. J'ai dit "privé de sacrements", ce qui n'est pas la même chose, mais n'est pas rien.
Suliko a écrit :La femme que vous prenez en exemple n'a aucun droit, au regard de la religion, de se remarier après son divorce. C'est peut-être dur à entendre, mais c'est ainsi!
Vous dites "c'est ainsi". Je vous réponds, non, ce n'est pas ainsi. Il faudrait faire avancer la discussion. Je vous dis que ce n'est pas ainsi parce que le soin de l'âme est prioritaire.
Suliko a écrit : Nous sommes sur Terre pour gagner notre Ciel, et cela implique des sacrifices, parfois de lourds sacrifices. Si nous aimons notre Créateur, n'en serons-nous pas capables? La vie terrestre n'est rien par rapport à celle qui nous attend ensuite et le bonheur d'ici-bas ne devrait jamais être un but en soi.
Mais peut-être faut-il faire le sacrifice de sa tendance à juger autrui, ou de son orgueil, ou de son légalisme.
Suliko a écrit :Faire preuve de miséricorde ne devrait jamais être synonyme de laisser-faire, de tolérance du péché. Le plus grand bien que l'on puisse souhaiter à quelqu'un, c'est le salut de son âme.
C'est ce que je ne cesse de vous dire. C'est pour cela que j'en arrive aux conclusions qui sont les miennes.
Suliko a écrit : Il ne faut pas penser que l'on puisse parvenir à ce but en faisant dire à notre religion ce qu'elle n'a jamais dit : que sous prétexte de réfléchir au cas par cas, le péché n'en est plus un, ou qu'il devient véniel
L'Eglise a toujours encouragé le discernement. Il ne s'agit pas de prétextes, il s'agit du souci de justice et de vérité.
Suliko a écrit :Et pour parlez de miséricorde, je ne suis pas sûr que vous soyez irréprochable, parce que, sans vouloir vous froisser, ce que vous écrivez ici:
Etre catholique, est-ce appartenir au groupuscule de ceux qui n'aiment ni les homosexuels, ni les juifs, ni les francs-maçons, ni les musulmans, ni les divorcés, et qui se congratulent entre eux de ne pas être de ces réprouvés? Car c'est cela le catholicisme identitaire, dans la mesure où tout groupe identitaire a besoin de se donner des ennemis dont il se distingue.
... n'est pas des plus charitables, sans compter que ce sont des affirmations purement gratuites. Sachez que les traditionalistes lisent le même Evangile que vous. Celui dans lequel il est écrit d'aimer le pécheur (mais pas son péché!). Taire le péché sous prétexte d'aimer le pécheur, voilà une attitude non catholique!
Haïr le pécheur sous prétexte de dénoncer le péché encore moins.
Ce ne sont pas des affirmations gratuites que vous citez, puisque ce ne sont pas des affirmations, je veux dire que cela ne désigne personne. C'est vous qui dites que ce sont les traditionalistes qui sont visés. Je dénonce le catholicisme identitaire, qui est une contradiction dans les termes. Si c'est cela le traditionalisme, alors il n'a rien à voir avec la tradition de l'Eglise, il n'est qu'une hérésie moderne. Mais je ne dénonce pas des personnes que je ne connais pas. Et en aucun cas je ne vous accuse de la dérive que je signale, j'espère que c'est bien clair, car quelques fois les mots peuvent blesser sans intention.
Suliko a écrit : face aux tentatives ouvertes de changer la doctrine de l'Eglise, sous couvert de fausse miséricorde et de fausse charité
C'est un procès d'intention. Je ne cherche pas à changer la doctrine de l'Eglise, je ne l'interprète pas comme vous, c'est très différent. Mais je vous lis avec attention, et je regrette que vous sembliez ne pas me comprendre.
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Héraclius
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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C'est pourquoi la question est de savoir si vraiment ils sont en état de péché mortel, et ceci n'est absolument pas évident.
Ca dépend quel point on part.

Si on part du fait que le mariage, c'est le don de soi total et inconditionnel à un seul être humain, on a quelque difficulté à ne pas estimer qu'il s'agit d'une faute vénielle.
- la sexualité est-elle un mal en soi, tout juste toléré pour les besoins de la reproduction, ou bien au contraire la sexualité est-elle une très belle chose, raison pour laquelle les crimes commis envers elle sont graves? Ces deux propositions ne reviennent pas du tout au même, vous en conviendrez. Or, l'une et l'autre peuvent passer pour " la doctrine de l'Eglise". Il y a donc débat.
Je ne crois pas qu'il y ait débat. A part Belin avec qui j'ai eu des débats interminables sur la question, il me semble que tout le monde est à peu près d'accord pour admettre la seconde proposition.
- comment considérer ce qui n'est ni chasteté ni débauche, en bref une vie sexuelle normale, monogame, tempérante et respectueuse de l'autre? est-ce péché mortel, péché véniel, péché mortel que le mariage rendrait véniel, vertu, chose qui de soi n'est ni louable ni blâmable? c'est de ce genre de vie que nous parlons quand nous parlons du drame des divorcés remariés interdits de sacrements. Là encore, il y a débat.
La faute n'est pas en soi contre la chasteté. Vous remarquerez que la luxure et l'adultère sont souvent tenus comme deux péchés différents dans l'Ecriture. Le problème, c'est la rupture du serment de fidélité et de don de soi total du mariage.


Héraclius -
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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Bonjour,
Sans oublier que l'on peut être divorcé malgré soi.
Enfin, ce n'est pas le statut de divorcé qui est jugé comme péché, mais le concubinage.
Répudier sa femme c'est déjà un péché, on a pas le droit de divorcer (sauf dans des cas précis que l'Eglise étudie individuellement). Si on part du principe qu'on peut divorcer quand on se marie, on a déjà perdu, le diable réussira à détruire le mariage.
Ce n'est pas la loi divine qui prive les divorcés de sacrement, c'est une discipline ecclésiastique. Elle existe, donc elle est contraignante et les couples concernés ne peuvent faire comme si elle n'existait pas, mais elle n'est pas nécessairement éternelle, c'est bien pourquoi elle est l'objet de tant de débats.
La Parole, qui est Jésus-Christ, est très clair : quiconque renvoi sa femme pour en épouser une autre commet un adultère, adultère qui fait partie des 10 commandements transmis à Moïse, c'est un péché énorme devant Dieu.
L'Eglise a soin des âmes, cela veut dire qu'elle ne place personne dans une situation inextricable. Supposez (le cas n'est pas si rare) une femme dont le mari est adultère et violent, contrainte au divorce, et ayant trouvé un nouveau foyer où ses enfants sont accueillis et éduqués. Si votre discours était juste, il faudrait lui conseiller de mendier auprès de son mari adultère la cohabitation, en abandonnant l'homme qui a pris soin d'elle, et en sacrifiant l'intérêt de ses enfants. Un tel conseil est indécent, et incompatible avec le soin des âmes. Il est évidemment normal que le pape en soit préoccupé.
Dans des cas précis l'Eglise peut prononcer des cas de nullité de mariage permettant à la personne de se remarier, pour moi vous prenez le problème à l'inverse prodigal, le mariage c'est sacré au sens propre du terme, c'est une alliance irrévocable contractée entre deux personnes libres, devant Dieu et devant les hommes, c'est quelque chose qui est énorme, comme l'est la prononciation des voeux définitifs en religion ou le Sacerdoce, on ne doit donc pas se marier à la légère et comprendre que ce n'est pas une question de sentiment mais un engagement de la volonté car seule la volonté est capable d'aimer contre vents et marées.
Je ne crois pas qu'il y ait débat. A part Belin avec qui j'ai eu des débats interminables sur la question, il me semble que tout le monde est à peu près d'accord pour admettre la seconde proposition.
Je serai un peu du même avis que Belin alors je pense qu'il peut y avoir débat, la sexualité est un domaine profondément blessé par le péché originel et donc dangereux, il suffit de voir notre monde d'aujourd'hui, l'ennemi attaque à travers ça et c'était déjà le cas dans l'Ancien Testament. La pureté de l'âme est une très grande vertu et très difficile à conserver, ce n'est pas pour rien si les moines des premiers siècles fuyaient dans les déserts là où il n'y avait pas de femmes, c'est un avis pour le coup très personnel mais pour moi tout ce qui est lié à la convoitise charnelle c'est la pire saloperie que nous puissions avoir en nous (pardonnez moi l'expression), vraiment c'est une plaie, quelque chose qu'il faut anéantir et écraser sous l'esprit pour être en paix, donc je comprends tout à fait l'avis de Belin et ce qu'à fait Origène (mais c'est un autre débat).
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Je serai un peu du même avis que Belin alors je pense qu'il peut y avoir débat, la sexualité est un domaine profondément blessé par le péché originel et donc dangereux, il suffit de voir notre monde d'aujourd'hui, l'ennemi attaque à travers ça et c'était déjà le cas dans l'Ancien Testament. La pureté de l'âme est une très grande vertu et très difficile à conserver, ce n'est pas pour rien si les moines des premiers siècles fuyaient dans les déserts là où il n'y avait pas de femmes, c'est un avis pour le coup très personnel mais pour moi tout ce qui est lié à la convoitise charnelle c'est la pire saloperie que nous puissions avoir en nous (pardonnez moi l'expression), vraiment c'est une plaie, quelque chose qu'il faut anéantir et écraser sous l'esprit pour être en paix, donc je comprends tout à fait l'avis de Belin et ce qu'à fait Origène (mais c'est un autre débat).
En quelques mots :

- Dire que la sexualité est une réalité è la fois et belle et très facilement corrompue (ou très fragile) n'est pas contradictoire. On peut louer la sexualité chaste tout en maudissant la luxure.
- En ce qui concerne les moines, on peut également dire que l'abstinence totale est supérieure à l'état marié sans renier la beauté d'une chaste sexualité.
- Si vous pensez à l'auto-mutilation d'Origène, sachez qu'il l'a regretté par la suite.


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''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
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Héraclius a écrit :
- la sexualité est-elle un mal en soi, tout juste toléré pour les besoins de la reproduction, ou bien au contraire la sexualité est-elle une très belle chose, raison pour laquelle les crimes commis envers elle sont graves? Ces deux propositions ne reviennent pas du tout au même, vous en conviendrez. Or, l'une et l'autre peuvent passer pour " la doctrine de l'Eglise". Il y a donc débat.
Je ne crois pas qu'il y ait débat. A part Belin avec qui j'ai eu des débats interminables sur la question, il me semble que tout le monde est à peu près d'accord pour admettre la seconde proposition.
Tant mieux si c'est le cas. Mais outre Belin, que je ne connais pas, il y a saint Augustin, et sans doute quelques autres.
Héraclius a écrit :
- comment considérer ce qui n'est ni chasteté ni débauche, en bref une vie sexuelle normale, monogame, tempérante et respectueuse de l'autre? est-ce péché mortel, péché véniel, péché mortel que le mariage rendrait véniel, vertu, chose qui de soi n'est ni louable ni blâmable? c'est de ce genre de vie que nous parlons quand nous parlons du drame des divorcés remariés interdits de sacrements. Là encore, il y a débat.
La faute n'est pas en soi contre la chasteté. Vous remarquerez que la luxure et l'adultère sont souvent tenus comme deux péchés différents dans l'Ecriture. Le problème, c'est la rupture du serment de fidélité et de don de soi total du mariage.
D'accord avec vous, le problème est là. Mais dans ce cas il est inique de traiter la victime comme un coupable. Or, beaucoup de divorcés le sont malgré eux.
Quant à ceux qui le sont de leur propre fait, je vous accorde qu'ils ont agi à l'encontre des enseignements du Christ, ce n'est pas cela que je conteste. Mais il est inhumain de ne pas leur laisser la moindre chance de repartir, et de mener une vie spirituelle complète. Au moins faudrait-il considérer chaque cas particulier, comme le pasteur qui connaît chacune de ses brebis.
Je redirai la même chose à vous aussi, Jeremy43. Notez bien que je n'ai jamais dit que répudier sa femme était permis. Vous proposez l'annulation. Mais si on peut annuler son mariage dès que l'on n'en est plus satisfait, excusez-moi mais c'est encore plus attentatoire au caractère sacré de l'union matrimoniale que le divorce (qui au moins n'annule rien).
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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Prodigal,
Quant à ceux qui le sont de leur propre fait, je vous accorde qu'ils ont agi à l'encontre des enseignements du Christ, ce n'est pas cela que je conteste. Mais il est inhumain de ne pas leur laisser la moindre chance de repartir, et de mener une vie spirituelle complète.
Et en quoi leur situation de divorcés leur empêche-t-elle de mener une vie spirituelle complète? La chasteté n'est pas un idéal impossible et c'est la seule possibilité qu'ont les divorcés. J'ai vraiment l'impression que comme beaucoup, vous ne croyez pas la morale conjugale de l'Eglise applicable. Il ne s'agit pourtant pas d'un idéal vague et lointain. Dieu n'aurait pas donné aux hommes des règles impossibles à respecter. C'est une chose que de chuter et de se repentir, c'en est une autre que de changer l'enseignement de l'Eglise. Parce que sincèrement, il s'agit bien de cela dont on parle, à moins que vous ayez des textes catholiques non contemporains allant dans le sens d'une certaine acceptation du divorce et du remariage des divorcés?
J'aimerais aussi rappeler qu'il existe des moyens de limiter l'éventualité d'un divorce : se marier avec un catholique croyant et pratiquant. Je suis toujours très étonnée de la légèreté avec laquelle les catholiques évacuent la question religieuse dans le cadre du mariage. Combien de messages allant dans le sens d'une très grande libéralité dans le choix du conjoint peut-on lire sur le forum! Pourtant, la Tradition de l'Eglise est beaucoup plus réservée sur les mariages avec un non catholiques et certaines églises orientales continuent de l'être, à mon sens à juste titre. Chez les juifs et les musulmans pratiquants, c'est une chose qui va de soi. Ils sont apparemment plein de bon sens!
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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Bonjour Prodigual :)
prodigal a écrit :Tant mieux si c'est le cas. Mais outre Belin, que je ne connais pas, il y a saint Augustin, et sans doute quelques autres.
Peut-être que c'est une incompréhension de la cohérence de Jésus. Il ne me semble pas que Jésus dise que la sexualité dans le mariage soit de quelques manière néfaste.

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Bonjour,
Peut-être que c'est une incompréhension de la cohérence de Jésus. Il ne me semble pas que Jésus dise que la sexualité dans le mariage soit de quelques manière néfaste.
Jésus nous dit qu'être eunuque pour le Royaume, c'est très bien mais Il n'enseigne rien sur la vie conjugale (mais ses disciples disent que compte tenu du rapport qu'à l'homme avec la femme, il est plus profitable d'être seul (avec Jésus)).

Saint Paul, l'Apôtre, lui nous enseigne et nous dit que les époux ne doivent pas se désunir, si ce n'est pour vaquer à la prière, de peur que le diable ne vienne mettre la pagaille. Et il nous enseigne aussi qu'il préférerait que tous les hommes soient comme lui mais que de ça il n'en fait pas une règle car la chasteté intégrale est une grâce de Dieu, aucun homme ne peut l'atteindre par ses propres forces et Dieu peut (mais là c'est un avis personnel) vouloir que certaines personnes se marient pour fonder un foyer chrétien (qui est très rare aujourd'hui, bien plus qu'à l'époque des Pères de l'Eglise) au lieu qu'elles soient totalement chastes (c'est par exemple le confesseur des époux Martin qui les a obligé à avoir des relations).
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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Bonjour Jeremy :)
Jeremy43 a écrit :Jésus nous dit qu'être eunuque pour le Royaume, c'est très bien mais Il n'enseigne rien sur la vie conjugale (mais ses disciples disent que compte tenu du rapport qu'à l'homme avec la femme, il est plus profitable d'être seul (avec Jésus))....Saint Paul, l'Apôtre, lui nous enseigne et nous dit que les époux ne doivent pas se désunir, si ce n'est pour vaquer à la prière, de peur que le diable ne vienne mettre la pagaille. ...vouloir que certaines personnes se marient pour fonder un foyer chrétien (qui est très rare aujourd'hui, bien plus qu'à l'époque des Pères de l'Eglise) au lieu qu'elles soient totalement chastes (c'est par exemple le confesseur des époux Martin qui les a obligé à avoir des relations).
Oui.
Et Jésus parle de la vie conjugale à un niveau spirituel, et ne présente pas la sexualité comme étant néfaste dans le mariage. Les péchés ce sont les infidélités, divisions et tous les péchés qui y sont liés inéluctablement.

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Suliko a écrit : La chasteté n'est pas un idéal impossible et c'est la seule possibilité qu'ont les divorcés. J'ai vraiment l'impression que comme beaucoup, vous ne croyez pas la morale conjugale de l'Eglise applicable. Il ne s'agit pourtant pas d'un idéal vague et lointain. Dieu n'aurait pas donné aux hommes des règles impossibles à respecter.
Nous ne parlons pas exactement au même point de vue. Vous rappelez ce qu'est pour l'Eglise la voie de perfection, laquelle implique la chasteté au moins en dehors du mariage. Je ne conteste pas ce point, je ne conteste pas la valorisation de la chasteté.
Mais je vous parle de la situation concrète dans laquelle beaucoup se trouvent, qui ont vu leur couple s'effondrer, qui, de leur fait ou pas, ont été conduits au divorce, et qui ont retrouvé un équilibre pour eux et pour leurs enfants au sein d'une famille recomposée. Je dis que cette situation, si triste qu'on la juge, ne supprime la possibilité de la grâce, y compris au sein de cette nouvelle famille, donc ne justifie pas la privation des sacrements. J'ajoute, car c'est pour moi le point capital, qu'à ce moment de l'histoire, au moment où la famille est définitivement recomposée, avec engagement réciproque des parents, il n'y a rien de mieux à faire que d'essayer de vivre le plus saintement possible dans cette situation. L'actuelle discipline implique, si l'on est logique, que le "bon catholique" brise ce nouvel engagement au mépris de l'intérêt de ses enfants pour essayer de revenir à la première union, ce qui est absurde.
Suliko a écrit : C'est une chose que de chuter et de se repentir, c'en est une autre que de changer l'enseignement de l'Eglise. Parce que sincèrement, il s'agit bien de cela dont on parle, à moins que vous ayez des textes catholiques non contemporains allant dans le sens d'une certaine acceptation du divorce et du remariage des divorcés?
L'Eglise n'a jamais enseigné que seuls les textes non contemporains étaient valables, et qu'ils devaient être crus contre toute humanité et contre toute logique. Mais il est exact que ce n'est pas sur des textes réglementaires que je m'appuie, puisque je souhaite une évolution de ces textes. Mais il me semble que le catholicisme n'interdit pas de raisonner et de rechercher le vrai et le bien. Bien sûr il se peut que je me trompe, mais il faudrait alors me le montrer.
Suliko a écrit :J'aimerais aussi rappeler qu'il existe des moyens de limiter l'éventualité d'un divorce : se marier avec un catholique croyant et pratiquant.
C'est tout à l'honneur du catholicisme, selon moi, que de s'opposer aux mariages forcés, et même de faire du mariage le sacrement que se donnent les époux en pleine liberté. Il n'y a rien de mieux à faire en cette matière que d'épouser la personne que l'on aime d'un amour éternel et voulu par Dieu, quelle que soit sa religion. Le mariage n'aurait d'ailleurs aucune raison d'être indissoluble s'il n'était qu'un bricolage fait pour se mettre en conformité avec la loi.
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Héraclius
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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C'est tout à l'honneur du catholicisme, selon moi, que de s'opposer aux mariages forcés, et même de faire du mariage le sacrement que se donnent les époux en pleine liberté. Il n'y a rien de mieux à faire en cette matière que d'épouser la personne que l'on aime d'un amour éternel et voulu par Dieu, quelle que soit sa religion. Le mariage n'aurait d'ailleurs aucune raison d'être indissoluble s'il n'était qu'un bricolage fait pour se mettre en conformité avec la loi.
Le Catholicisme enseigne également que l'Amour est parfaitement libre ; le sentiment amoureux n'est en aucun cas l'amour, tout au plus un prémice à celui-ci. Donc, en toute logique, on peut choisir celui ou celle que l'on aimera maritalement. On peut donc choisir un(e) catholique.


Je ne vois qu'une seule solution qui poserait véritablement problème : un couple divorcé-remarié où l'on trouverait un conjoint catholique et un non-croyant refusant l'abstinence, et où l'intérêt profond des enfants serait dans le maintient en place du couple.


Si il y a un problème et une nécéssité d'évolution, c'est bien là.
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Bonjour Prodigal, :)
prodigal a écrit :Mais je vous parle de la situation concrète dans laquelle beaucoup se trouvent, qui ont vu leur couple s'effondrer, qui, de leur fait ou pas, ont été conduits au divorce, et qui ont retrouvé un équilibre pour eux et pour leurs enfants au sein d'une famille recomposée.
Oui Prodigal, ce sont des situations d'adultères qui est un péché, or celui qui a des péchés ne peut entrer dans le royaume des cieux. Peut-on changer la parole du Christ? Non, sinon ce serait mentir et vivre dans le mensonge.
Je dis que cette situation, si triste qu'on la juge, ne supprime la possibilité de la grâce,


Tout péché sera pardonné donc la grâce n'est pas supprimé, il y a l'extrême onction.
y compris au sein de cette nouvelle famille, donc ne justifie pas la privation des sacrements. J'ajoute, car c'est pour moi le point capital, qu'à ce moment de l'histoire, au moment où la famille est définitivement recomposée, avec engagement réciproque des parents, il n'y a rien de mieux à faire que d'essayer de vivre le plus saintement possible dans cette situation.
En situation d'adultère il ne me semble pas qu'on soit en état de sainteté, ce serait se mentir à soi-même.
L'actuelle discipline implique, si l'on est logique, que le "bon catholique" brise ce nouvel engagement au mépris de l'intérêt de ses enfants pour essayer de revenir à la première union, ce qui est absurde.
Ce que vous décrivez c'est la spirale du péché, je commence par tromper ma femme, puis par lui mentir, et comme elle va découvrir la vérité, je finis par la supprimer. Un bon catholique ne commet pas l'adultère et donc n'a pas à briser le nouvel engagement.

Jésus n'a pas aboli la loi mais a apporté la grâce.

Fraternellement. :coeur:
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par prodigal »

Bonjour Mac,
encore une fois je ne dis pas qu'on peut tromper son conjoint ni le répudier.
Je parle de personnes qui vivent, bon gré mal gré, et pas forcément de leur fait, dans une famille recomposée. Pourquoi ne pas l'entendre?
Nous sommes tous pécheurs. Et l'Eglise a soin de toutes les âmes.
Que dira l'Eglise à l'enfant d'un deuxième lit? Que sa mère est en état de péché mortel tant qu'elle reste avec son père?
Je ne vois pas quelle parole du Christ s'oppose à ce que j'ai dit.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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Héraclius a écrit :Le Catholicisme enseigne également que l'Amour est parfaitement libre ; le sentiment amoureux n'est en aucun cas l'amour, tout au plus un prémice à celui-ci. Donc, en toute logique, on peut choisir celui ou celle que l'on aimera maritalement. On peut donc choisir un(e) catholique.
Je ne vous l'accorde pas. En effet, la liberté n'est pas l'arbitraire. Elle est le pouvoir de choisir le vrai ou le bien. Appliqué à la vie amoureuse, cela signifie que l'on est libre de dire oui ou non à l'amour que l'on ressent, mais pas que l'on peut aimer n'importe qui selon les besoins. L'expérience, d'ailleurs, le confirme.
Héraclius a écrit :Je ne vois qu'une seule solution qui poserait véritablement problème : un couple divorcé-remarié où l'on trouverait un conjoint catholique et un non-croyant refusant l'abstinence, et où l'intérêt profond des enfants serait dans le maintient en place du couple.
Si il y a un problème et une nécéssité d'évolution, c'est bien là.
Il peut aussi exister des catholiques qui refusent l'abstinence, mais à ce détail près je suis d'accord avec vous. Mais ce cas qui pose problème est extrêmement fréquent.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu
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