Oui, mais la véritable question est : le féminisme est-il compatible avec notre religion ? Je pense que non, car aux dernières nouvelles, tous les courants féministes, du moins en Occident, luttent pour le droit à l'avortement, à la contraception et ne témoignent d'aucun respect pour le mariage et la famille traditionnelle.
Il dépend de ce que entendrez par
féminisme. Si vous considérez que le féminisme doit se borner à une sorte de parti politique, disposant d'une charte précise, posant l'abjuration du christianisme comme exigence préalable d'admission au sein du club ... mais oui ... là, vous allez créer une contradiction insurmontable.
Il serait peut-être mieux de dire que la pensée de certains leaders qui sera véhiculée dans des milieux féministes peut être totalement incompatible avec le discours de l'Église catholique. Ça, c'est sûr. Nombre d'idées de Simone de Beauvoir sont incompatibles.
... tous les courants féministes, du moins en Occident, luttent pour le droit à l'avortement, à la contraception et ne témoignent d'aucun respect pour le mariage et la famille traditionnelle.
La question du "droit à l'avortement" se comprend dans le contexte politique qui est celui de notre société. Il ne sert à rien de se payer de mots.
A partir du moment où les évêques n'incitent pas les fidèles à la désobéissance civile, à la grève, à l'occupation des mairies, etc; mais bien à se soumettre à la décision du parlement, de faire "avec" le vox pop, le comportement de l'Église ne sera pas différent de celui des féministes dont vous parlez. C'est inutile de reconnaître les évêques d'un côté, pour ensuite villipendre, de l'autre, des chrétiennes seulement, de simples fidèles. Par ailleurs, des catholiques peuvent très bien endosser des idées présentes chez nombre de féministes, sans pour cela encourager des croyantes à interrompre volontairement une quelconque grossesse chez elles, pas plus que d'y présenter à quiconque l'idée de supprimer des foetus comme un idéal de vie (!)
La contraception? Eh bien, les fidèles ont parfaitement le droit de diverger d'opinion avec l'archevêque de Cracovie, de Chicago ou même de Rome. Il est possible d'opiner différemment sur des questions de société épineuses. Au delà du fait de savoir qui a tort et qui a raison, la divergence d'opinion sur de semblables sujets (même quand le fidèle aurait la conscience obscurcie) n'est pas le genre de chose qui empêchera la communion dans l'Église.
Aucun respect pour le mariage traditionnel?
Je ne pense pas que les féministes tiendraient toutes un même discours et pour y dénoncer le mariage religieux en lui-même. Je n'ai jamais entendu parler non plus d'une orthodoxie féministe exigeant la destruction du mariage chrétien. Il est plus probable que nombre de féministes demanderaient que les dissidents ou dissidentes ne soient pas pénalisé(e)s, ostracisé(e)s socialement, châtié(e)s par la loi, dégradé(e)s par monsieur tout le monde, etc.
Je comprend que pour certains chrétiens les tolérances qui seront celles des féministes seront aussi assimilées à du laxisme nuisible quant à la diffusion de la vérité enseignée par Monseigneur au collège de la Sainte Trinité, etc. Oui, mais ... mais ce n'est là que le développement de la société démocratique avec le suffrage universel. Il faudrait refaire sans cesse le procès du régime démocratique.