Bonjour,
Encore une fois, je ne crois pas que cette querelle de chiffres soit pertinente. Très peu de gens ont la compétence nécessaire pour donner une interprétation correcte de ces statistiques, sans compter que la profusion des chiffres devient aberrante, et ceci fait partie intégrante du problème : un amas de "données" qui se grossit sans cesse, comme si le problème se réduisait à des données chiffrées. Comme toujours, les complotistes sont d'accord avec le pouvoir dans cette commune croyance. L'autre point commun entre ces deux camps, c'est de vouloir se soumettre l'opinion des individus en inspirant la peur et la crainte d'un mal à venir. Tout semble les opposer dans leur opinion, mais leur méthode et leur manière de comprendre le réel est absolument identique.
Plusieurs choses :
- il ne semble pas que le vaccin produise une hécatombe d'effets secondaires graves (hécatombe secrètement attendue par les groupuscules qu'on connaît). C'est tant mieux, si nous sommes encore concernés par la fraternité. Cela ne signifie pas pour autant que la politique vaccinale est cohérente et juste. Cela signifie simplement que c'est un petit "coup de chance" qui aurait pu très mal tourner. Macron a fait "son pari", mais il est absolument inadmissible et inacceptable de faire un "pari" sur ces questions quand il s'agit de la vie de plusieurs millions de jeunes qui ne risquent rien avec cette maladie. Que le pari "réussisse" ou "échoue" ne change rien au problème sur le plan des principes.
-Pour autant, si un individu jeune et sain qui ne risque rien a connu des effets secondaires graves en raison du vaccin ( et il y en a), c'est effectivement inadmissible, étant donné que le vrai problème de toute cette séquence réside dans le fait que le principe éthique le plus élémentaire qui soit n'a pas été respecté - le consentement du patient. Cela rend toute mauvaise réactions extrêmement grave d'un point de vue moral et politique, et il est tout à fait légitime d'en faire porter la responsabilité sur un gouvernement qui poursuit des objectifs qui n'ont rien de sanitaires la plupart du temps.
- Le passe sanitaire est ignoble, et il produit une discrimination massive où des innocents qui n'ont rien à se reprocher se voient persécutés moralement, socialement et économiquement. Ce point est gravissime, et c'est assez hallucinant de voir tant de gens s'exciter sur des chiffres qu'ils ne comprennent pas au lieu de considérer les manquements graves à la justice. La santé ne doit aucunement être un prétexte pour sacrifier la justice.
- Le gouvernement invente une politique de soin à coup de triques, ce qui est assez étrange. Il faut croire que certains médecins prennent un grand plaisir à mettre sous cloche toute la société, comme si elle était leur "chose", et comme si tout se réduisait à des données scientifiques et modélisables.
-Les malades les plus gravement atteints ne sont pas ceux que nous croyons. Ceux qui sont le plus à plaindre sont ceux qui souffrent d'une maladie de l'âme profonde qui les amène à penser que le dispositif de contrainte et de contrôle social qu'est le passe sanitaire est une bonne chose. Ceux-là sont les pires des malades car ils ne savent pas qu'ils sont malades, et qu'ils se croient en parfaite santé - ils se pensent si sain(t)s qu'ils ont même tendance à dire que ce sont les autres qui sont malades. Leur force est le nombre, mais ce troupeau docile risque de mal tourner : le pouvoir sait désormais qu'il peut en faire ce qu'il souhaite, et que sa servitude ne semble accepter aucune limite.
- Il n'y a rien de caché : les sénateurs eux-mêmes disent tout en public, jusqu'à considérer que la "dictature" peut avoir certains effets bénéfiques quand il s'agit de "santé". La vérité, c'est que nous sommes entre les mains de grands malades qui ont perdu tous les repères cardinaux qui orientaient notre vie commune, et qu'ils ne semblent même plus se rendre compte de ce qu'ils disent. La vérité, c'est que les gens qui sont au pouvoir ont rompu tous leurs liens avec les principes de la République depuis longtemps déjà, et que le covid n'est qu'une explosion très violente d'une maladie qui couvait depuis des décennies.
Pour rappel, voici ce que disent les sénateurs de droite en juin à propos du passe sanitaire international et l'accusation de "dictature" :
Tout ceci n’est pas le problème. Si une « dictature » sauve des vies pendant qu’une « démocratie » pleure ses morts, la bonne attitude n’est pas de se réfugier dans des positions de principe, mais de s’interroger sur les moyens concrets, à la fois techniques et juridiques, de concilier efficacité et respect de nos valeurs. Or tout est affaire de proportionnalité : a-t-on les mêmes « valeurs absolues », universelles et non négociables, quand il s’agit de sauver 1 000 vies ou 100 000 vies ? Ou, face à une menace plus grave, un million, voire dix millions ? Nos « lignes rouges » ont déjà beaucoup évolué en un an
p.105-106, à propos de l'accusation de "dictature" relative à la suppression des libertés et de la vie privée, accusation que les sénateurs de droite estiment être à côté du "problème"
Voici le lien du Sénat :
http://www.senat.fr/rap/r20-673/r20-673.html
Au moins, tout est dit, et il ne sert à rien d'aller chercher le secret des dieux dans une obscure vidéo de youtube. Le problème n'est pas l'existence d'un "complot", car il n'y en a pas, et tout ceci n'est que croyance superstitieuse. Le problème est que nos hommes politiques pensent ce qu'ils pensent et agissent en conséquence.
Guillaume C. a écrit : ↑ven. 19 nov. 2021, 20:24
Encore une fois, ma question de vendredi dernier est restée sans réponse.
D'ici à ce que vous répondiez enfin, que le Ciel vous tienne en joie !
Vous n'aurez sans doute pas de réponse. La raison est simple : ils ne considèrent que ce qui confirme leur croyance, comme le font le gouvernement et les médias de leur côté. Partisan du complot et gouvernement se rejoignent dans le fait qu'ils ont quitté le terrain du rationnel depuis très longtemps. Que leurs opinions s'opposent n'empêchent pas qu'ils sont dans un processus de croyance qui aveugle leur intelligence et interdit toute discussion sereine et ouverte. Et leur opposition nourrit leur croyance en l'approfondissant. Ils sont solidaires dans leur opposition même. C'est d'ailleurs ce qui explique que les médias ne parlent que des complotistes, et que les complotistes ne parlent que des médias. Ils s'obsèdent mutuellement car ils jouent au même jeu.