Arnaud Dumouch a écrit :Je n'ai jamais admis ceci : "vous avez admis que ceux qui se repentent avec larmes et supplications mais sans amour désintéressé sont tout de même envoyés en enfer."
Je n'écris pas ce genre de phrases pas claires.
Par contre, j'aurais pu écrire ceci :
1° Tout repentir, même imparfait, conduira au pardon de Jésus. Nul ne sera damné s'il se repent. Le repentir imparfait sera rendu parfait au purgatoire.
2° Par contre le "remords" qui consiste à regretter la souffrance de l'enfer tout en refusant de se repentir pour ses péchés, existe en enfer.
Voyez vous la différence entre remords et repentir ?
Je vous ai peut-être mal compris, mais qu'en est-il de celui qui supplierait hypocritement le Seigneur sans regretter réellement ses fautes ? Parce que, dans vos vidéo, vous présentez seulement le cas des damnés qui méprisent hautement le Seigneur.
Arnaud Dumouch a écrit :Je vous le redis, l'enfer peut se considérer de deux façons :
1° saint Augustin: Il définit l'ESSENCE DE l'ENFER comme le choix de l'amour de soi poussé jusqu'au mépris de Dieu >>> Ca c'est l'ESSENCE DE L'ENFER et les démons et les damnés le choisissent LIBREMENT (blasphème contre l'Esprit).
C'est ma conception. Les peines de l'enfer ,ne sont que les conséquences immanentes NON CHOISIES par les damnés >>> Ce qui explique qu'il exigent la vision béatifique qui pourrait les équilibrer.
2° Supplementum de saint Thomas d'Aquin: Il définit l'ESSENCE DE l'ENFER par les peines (feu matériel, tortures, vie vaine, solitude haineuse, colère contre Dieu, feu intérieur) >> Et cela les démons et les damnés ne le veulent pas. D'où leur exigence de la Vision béatifique, à titre de convoitise.
Vous vous trompez, voici la citation correcte de saint Augustin :
« Deux amours ont fait deux cités : l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu a fait la cité
terrestre, l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi a fait la cité céleste. »
Il n'est nulle part question d'
essence de l'enfer.
Quant à saint Thomas, il dit ceci :
« Puisque, après la résurrection, les réprouvés doivent y être précipités, et puisque le corps ne peut subir qu'une peine corporelle, le feu de l'enfer sera corporel. Une peine ne saurait être appliquée au corps qu'autant qu'elle est corporelle. »
Ce que vous vous obstinez à nier parce qu'on ne peut pas rester plus de deux minutes à brûler dans le feu et continuer à dire "j'exige", c'est pas crédible.
Arnaud Dumouch a écrit :Vous, manifestement, vous considérez avec le Supplementum de saint Thomas d'Aquin l'essence de l'enfer comme ses peines. Il est logique dans ce cas, que pour vous, l'enfer ne soit pas choisi par les damnés et que le Christ se venge en torturant volontairement ceux qui ont refusé de l'aimer. Vous avez le droit de vivre de cette seconde théologie. Elle est parfaitement adaptée à un type de personnalité qui a besoin d'une dose de peur de Dieu pour être stimulé dans sa conversion.
Elle présente cependant un inconvénient : Elle fait du Christ un être inquiétant, du Style Obersturmführer SS. Une femme dirait de son mari qui la torture parce qu'elle ne l'aime pas, qu'il est un "pervers narcissique".
Oh, les pauvres choux ! Ils ont "simplement" refusé de l'aimer.
« ...toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits d'entre mes frères, c'est à Moi que vous l'avez fait. » (Mt 25, 40)
Alors que faire d'un malfaisant qui aurait commis toutes les horreurs dont la torture d'enfants ? Allez, on va lui offrir un petit royaume solitaire tranquille...
Non.
« Mais celui qui scandalisera un de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou la meule qu'un âne tourne, et qu'on le précipite au fond de la mer. » (Mt 18, 6)
Alors, puisque vous n'avez aucune notion de justice, appelez ça vengeance si vous voulez, mais visiblement Dieu n'est pas tel que vous l'imaginez.
A part ça, il y a encore trois objections (parmi tant d'autres) inconciliables avec votre théorie auxquelles vous n'avez pas répondu :
1° La morale de la parabole des vierges folles qui est qu'à un moment donné, il est trop tard pour se refaire. Or, dans votre théorie, il n'est jamais trop tard, même en enfer on peut en sortir, il suffirait de le vouloir et de montrer un peu de bonne volonté.
2° L'article 633 du CEC que vous n'avez manifestement pas lu.
3° La question clé : Si le jugement particulier ne vient pas tout de suite après la fin de la vie corporelle, quelle est la chose qui meurt pour que vienne le jugement particulier ?