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Qui ira en enfer ?
- L’enfer existe, mais il serait vide… Certains fidèles n’imaginent pas que Dieu miséricordieux puisse condamner éternellement ses enfants aux flammes de l’enfer. Refuser l’amour de Dieu reste pourtant l’ultime liberté humaine.
Personne, pas même l’Église, ne peut désigner ceux qui seraient promis à l’enfer. Après des générations effrayées par la perspective de l’enfer, les croyants d’aujourd’hui voient une contradiction insupportable entre l’infinie miséricorde de Dieu et l’existence de l’enfer. Il y a pourtant un réel enjeu : le catéchisme catholique précise que « la peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été créé et auxquels il aspire » (§ 1035).
En refusant Dieu, l’homme se condamne lui-même
« N’allons surtout pas penser que la damnation soit une vengeance de Dieu, Dieu ne se réjouit pas de voir ses enfants en enfer, souligne le père Pierre Descouvemont, théologien. Et le Christ serait un affreux maître-chanteur s’il nous prévenait d’un danger qui n’existe pas… » Le risque de l’enfer est bien réel, et se joue d’ailleurs dès aujourd’hui : « Si ton œil droit est pour toi une occasion de péché, arrache-le et jette-le loin de toi. Car mieux vaut pour toi que périsse un seul de tes membres et que tout ton corps ne soit pas jeté dans la Géhenne » (Mt 5, 29).
Le pape François a évoqué ce combat, lors d’une rencontre dans une paroisse de Rome au printemps 2014, et appelé les mafieux à la réflexion : « Convertissez-vous, il est encore temps pour ne pas finir en enfer. C’est ce qui vous attend si vous continuez sur cette voie », martèle le pape argentin. Ainsi donc, rendez-vous est pris pour le jugement dernier, si souvent représenté au tympan des cathédrales : « Avant même le christianisme, une tradition religieuse très ancienne évoque ce jugement aux heures de la mort, comme la pesée des âmes dans la mythologie égyptienne, explique le père Venceslas Deblock, prêtre du diocèse de Cambrai (Nord). C’est rappeler que notre vie d’aujourd’hui va rejaillir sur notre vie après la mort. »
Comment échapper à l’enfer ?
Le refus de Dieu conduit à la tragique possibilité de l’enfer. « L’enfer consiste dans la damnation éternelle de ceux qui, par libre choix, meurent en état de péché mortel. C’est l’homme lui-même qui, en pleine autonomie, s’exclut volontairement de la communion avec Dieu », énonce l’abrégé pratique officiel du catéchisme de l’Église catholique (n° 213). En d’autres termes, refuser l’amour divin, c’est manifester l’orgueil d’exister par soi-même et couper ainsi toute relation à Dieu. Peut-on pour autant considérer que Dieu permette que l’enfer soit peuplé de damnés, alors que, selon l’apôtre Paul, « Il veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2, 4) ? Tout ce que dit la foi chrétienne, c’est que Jésus est venu pour le salut du monde, pour sauver tous les hommes, y compris Judas et tous les bourreaux des temps modernes. « Comment supporterai-je, Seigneur, qu’un seul de ceux que tu as faits comme moi à ton image et ressemblance, aille se perdre et s’échappe de tes mains ? », supplie sainte Catherine de Sienne. Et pourtant, chacun est libre d’entrer dans le salut éternel que Dieu propose. Ou de le refuser, en toute liberté. C’est ce que rappelait Édith Stein, carmélite morte à Auschwitz en 1942 : « Il appartient à l’âme de décider d’elle-même. Le grand mystère que constitue la liberté de la personne, c’est que Dieu s’arrête devant elle. »
Refuser l’amour de Dieu reste pourtant l’ultime liberté humaine
En refusant Dieu, l’homme se condamne lui-même
chacun est libre d’entrer dans le salut éternel que Dieu propose. Ou de le refuser, en toute liberté.
Je suis d'accord avec ces trois citations du texte.
https://croire.la-croix.com/Definitions ... 1701054507



