Bonjour Cmoi,
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 10:38
en quoi la mort est-elle un mal quand elle ne concerne pas des humains ? Il y a des tas de théories philosophicoreligieuses qui vous expliqueront que c’est le cycle de la vie et de la nature, qui « recycle » les atomes etc., certains disant même que ce n’est donc pas vraiment une mort, car où commence et s’arrête l’identité avec le Tout, voire Dieu, etc.
Sans l’aspect moral qui suppose d’avoir une conscience et une âme, en quoi la mort est-elle un mal - et pas seulement la mort, mais les éruptions volcaniques ou les tremblements de terre ou les tsunamis, bref, si cela n’entrainait pas la mort « en aveugle » d’humains (ou disons l’interruption d’un cycle de leur vie laquelle est susceptible par spéculation de changer leur sort éternel) ?
…
tout dans ces différents règnes (minéral, végétal, animal) et l'univers matériel (solide, liquide ou gazeux) "loue le Seigneur"
... La mort sous ses différentes formes n'y fait pas exception...
Il s’agit ici de la mort physique qui, en effet, fait partie de la nature créée par Dieu et qui, en effet, le loue «
sous ses différentes formes ». Nous sommes d’accord ici.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Tout ce que vous avez écrit jusque-là je suis d’accord et je pense que tout chrétien le sera. J’ai souvent l’impression que vous vous adressez à nous comme si nous ne l’étions pas déjà...
Vous ne parlez pas à un incroyant qui aurait besoin de concevoir une vie spirituelle ou surnaturelle…
Désolé de vous donner cette impression, mais il est vrai que, dans un forum conne le nôtre, j’écris toujours en étant attentif à tous les lecteurs qui vont lire, y compris les non catholiques, et pas seulement en considération de l’interlocuteur.
En outre, même entre catholiques convaincus, je pense aussi que, souvent et notre échange le confirme sur plusieurs points, nous utilisons parfois les mêmes mots sans leur donner le même sens, ce qui cause des malentendus et des incompréhensions qui ne sont pas toujours de réels désaccords mais seulement des points de vue différents.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
la dimension spirituelle, par exemple, nous la connaissons déjà, nous sommes aussi habitués à interpréter les symboles – que vous utilisez peu. Si bien que quand vous insistez sur le spirituel, l’immatériel, etc, cela éveille le soupçon en tout cas chez moi (et apparemment pas que…)....
Voilà un premier exemple où assez clairement, nous utilisons le même mot «
spirituel » dans un sens qui me semble différent. Cela ne veut pas dire que vous ayez tort ou raison, mais il est assez clair, dans tout votre message, que mon point de vue et ma compréhension du mot «
spirituel » sont assez décalés des vôtres.
Vous l’observez vous-même : j’emploie peu le mot «
symbole » qui est une image ou un objet d’une réalité non matérielle.
Votre point de vue rapproche symbole et spirituel. Et je peux le comprendre car, en effet, le spirituel peut être évoqué par des symboles. Mais, dans mon point de vue, je suis davantage attentif au fait qu’il faut distinguer «
non matériel » et «
spirituel ». Il y a beaucoup de réalités non matérielles dans le monde physique et, notamment, la raison ou la sensibilité cérébrale et neurologique, mais la réalité spirituelle que je considère, de mon point de vue, est «
au-delà » ou «
transcende » ces réalités de notre monde.
Je ne puis hélas être plus précis sans caricaturer et déformer, voire fausser, ce que j’essaie souvent d’exprimer à cet égard. Sur plusieurs points, votre message s’en désole en exprimant votre impression que je me dérobe. J’en suis désolé, mais cela vous permet heureusement de ne pas être coincé par mes explications et de pouvoir toujours rejeter ce que vous voulez écarter.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Vous avez clarifié les choses, fort bien, mais j’ai du mal (mieux vaut être franc) avec votre façon de présenter sinon les choses, elles me paraissent désincarnées alors que la religion chrétienne est une religion de l’incarnation, qui certes élève le réel à une autre dimension, mais c’est aussi Sa dimension, elle n’est symbolique que par extension et comme en plus vous parlez de réalité spirituelle et non de symbole, vous semblez ainsi abolir le réel, cela devient éthéré et sibyllin, alors qu’il n’y a de symbole que s’il y a le support du réel.
Cette réflexion me semble très profonde et très ajustée pour contester mon point de vue différent.
D’abord, je suis, bien sûr, d’accord pour considérer avec vous «
qu’il n’y a de symbole que s’il y a le support du réel » et aussi « q
ue la religion chrétienne est une religion de l’incarnation, qui certes élève le réel à une autre dimension, mais c’est aussi Sa dimension, elle n’est symbolique que par extension ».
Votre désaccord s’exprime lorsque vous écrivez que je vous semble «
abolir le réel » au point que «
cela devient éthéré et sybillin » en parlant «
de réalité spirituelle et non de symbole ».
Pourquoi cette contradiction alors que vous précisez vous-même «
qu’il n’y a de symbole que s’il y a le support du réel » ? Je suppose que vous voulez dire qu’il vous semble impossible de parler de la réalité spirituelle sans le symbole ou au-delà du symbole et qu’il n’est possible d’en parler que par et avec le symbole.
Si c’est bien cela votre point de vue, il me semble juste.
Beaucoup pensent que le symbole est mystère et qu’il est vain, et même trompeur ou mensonger, de vouloir comprendre le mystère.
La raison peut-elle pénétrer le mystère, la réalité spirituelle, autrement que par le symbole ?
Mais, la raison et l’intelligence de la foi se développent avec un langage fait de mots et chaque mot est un symbole. Donc, nous ne sortons jamais des symboles par lesquels nous pensons.
En outre, il est certain que la raison ne peut dépasser ses propres limites, ni prétendre saisir ce qui la transcende et est infiniment au-delà des perceptions et raisonnements humains.
Par contre, la raison n’est en rien limitée lorsqu’elle médite les réalités terrestres, y compris l’action de Dieu dans ces réalités terrestres. En cela, elle se trouve inévitablement en présence des réalités spirituelles.
Lorsque nous parlons d’Adam et Ève ou du péché originel, le mystère dépasse les capacités de notre raison, mais notre raison peut cependant en méditer sans limite la réalité terrestre même si elle ne peut y trouver que des symboles de la réalité spirituelle.
L’incarnation mais aussi la parole de Dieu qu’est la Bible nous invitent à mettre des mots et notre intelligence sur les réalités spirituelles, même s’il ne faut jamais le faire en oubliant les limites de la raison humaine.
Nous ne sommes pas empêchés d’aller au-delà de certains symboles et de méditer les réalités spirituelles avec tous les mots (qui sont aussi des symboles) à notre disposition et par rapport à toute réalité incarnée, terrestre, que nous pouvons percevoir.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Comme en plus vous n’exposez votre pensée qu’en réponse à celle des autres (y compris dans le pdf indiqué par Trinité), et que pour cela vous entrez en empathie, cela devient parfois encore plus confus et obscur quand l’autre ne fait de son côté que chercher à comprendre la vôtre.
Il me semble que l’empathie et la volonté réciproque de «
chercher à comprendre l’autre » sont en effet indispensables pour mieux approcher ce qui est vrai à partir de points de vues différents.
Il est pourtant exact que cela peut rendre «
encore plus confus et obscur » puisque la recherche commune dans un dialogue mélange, en effet, des approches diverses, mais il vaut mieux la complexité plus grande, voire plus confuse et plus obscure, d’une mise en commun que la caricature plus simple mais moins vraie que chacun peut se forger tout seul.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Xavi a écrit : ↑ven. 24 févr. 2023, 14:31
Dieu n’a pas choisi un ou deux homo(s) sapiens pour leur insuffler une âme. Il n’a pas donné une âme à un corps. Il a créé un être absolument nouveau.
Très franchement, par rapport au texte ici en cause, je ne vois pas ce que cela fait comme différence que le saut qualitatif soit réalisé par Dieu à la conception ou après…
La poésie que vous y mettez dans ce qui se passe à la conception est certes aussi de belle littérature, mais elle n’apporte aucune preuve.
Vous êtes très affirmatif en écrivant «
très franchement » que vous ne voyez pas de différence.
C’est pourtant la différence entre être et ne pas être. Avant la conception, vous n’existez pas. Après la conception, vous existez.
Par rapport au texte, c’est ce qui permet de penser que Dieu a façonné les prémisses du futur corps de l’humain depuis le Big Bang et pendant une longue durée de milliards d’années, avant de le créer.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Vous exprimez la chose comme admise, reconnue, mais non, ce n’est que votre hypothèse. Elle vous permet de dresser de belles analogies qui se veulent convaincantes, mais la beauté d’une analogie n’est pas une preuve, pas davantage d’y glisser un enseignement déjà connu.
Mon hypothèse ou un enseignement déjà connu ?
Ce que je dis du Big Bang et de ce point de vue est en effet une hypothèse, mais la création de l’humain par Dieu dès sa conception me semble un enseignement déjà connu et constant de l’Église.
La démarche qui rapproche l’hypothèse de cet enseignement connu contribue à l’intelligence de la foi.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Xavi a écrit : ↑ven. 24 févr. 2023, 14:31
il nous est impossible, dans le langage humain, d’éviter complètement de regarder parfois du point de vue terrestre et parfois du point de vue spirituel.
C’est exact, mais votre façon de le faire me donne souvent l’impression que vous les séparez de trop… Et cela embrouille ma compréhension.
Vous avez inévitablement raison. Nous les séparons toujours trop et l’effort à faire pour l’éviter ne peut jamais cesser.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Xavi a écrit : ↑ven. 24 févr. 2023, 14:31
je n'exclus pas qu'il y ait eu peut-être une réalité physique simultanée, mais l'essentiel ici est spirituel.
Vous illustrez ici à merveille ce que je viens d’écrire ci-dessus. Vous rendez-vous compte de ce que vous écrivez ? Vous « n’excluez pas » qu’il y ait eu « peut-être » ! Et quoi ? : une réalité physique « simultanée » ! De là à vous en fiche, il n’y a qu’un pas vite franchi et que vous semblez bien franchir…
Vouliez-vous seulement dire que cette expulsion est purement spirituelle ?
Je ne m’en fiche pas du tout et j’exprime seulement ici une incertitude et même une hésitation sur une opinion incertaine ou une probabilité à cet égard.
De mon point de vue, il s’agit ici de savoir si Adam et Ève ont ou non été expulsés, après le péché originel, d’un endroit physique de notre planète où ils se trouvaient au moment du péché originel vers un autre endroit physique de cette même planète.
Personnellement, je n’ai pas de réponse certaine ou probable à proposer à cause du caractère imagé du récit, mais je suis intéressé de connaître l’avis de ceux qui ont une conviction sur ce point et ma pensée ne demande qu’à progresser.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Xavi a écrit : ↑ven. 24 févr. 2023, 14:31
Je pense volontiers qu’il s’agit de la région située actuellement au sud-est de l’Irak, mais il n’y a aucune certitude et cela n’a aucune importance. C’était quelque part sur la terre qu’Adam et Ève se trouvaient dans un «
jardin » (spirituel) de «
l’Eden de Dieu », mais c’était aussi un paradis pleinement terrestre.
L’importance elle est que soudain vous devenez très « physique » dans votre préoccupation, et semblez retenir une option là où précisément le texte prévoit une ambivalence et que le lieu en question ne soit pas sur notre terre actuelle : c’est curieux…
On dirait simplement que vous avez du mal à accorder à Dieu la possibilité de les « déplacer » ou « téléporter » parce que cela ne fait pas partie des lois physiques de notre monde matériel visible et actuel.
Vous avancez ici l’hypothèse que «
le texte prévoit une ambivalence et que le lieu en question ne soit pas sur notre terre actuelle » et la possibilité pour Dieu d’avoir pu «
déplacer » ou «
téléporter » Adam et Ève.
Est-ce que vous pensez qu’Adam et Ève ne vivaient pas physiquement sur notre terre actuelle ?
Ce serait sortir complètement du réel terrestre. Ma réflexion ne veut pas séparer le spirituel de notre réalité corporelle.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Xavi a écrit : ↑ven. 24 févr. 2023, 14:31
Ce qui est important pour l’existence même de l’humain, pour sa liberté et pour sa capacité d’aimer, c’est de ne pas être confondu avec Dieu.
Etrange préoccupation que la vôtre ici, qui explique peut-être quelque chose de ce que j’ai qualifié de monde « virtuel ». Ce serait bien que vous en cherchiez la raison et vous l’expliquiez car je la ressens comme vous étant très personnelle.
Cela me semble au cœur de la création. Dieu a créé un «
autre » que Lui-même. Et Dieu veut le faire vivre dans sa communion d’amour. J’y prête en effet une attention très personnelle, mais personne ne me semble contester cette évidence que l’humain créé n’est pas Dieu.
Vous reparlez de monde virtuel, mais, en ce qui me concerne, je n’utilise pas ici cette notion des communications informatiques même si je peux comprendre qu’on peut y trouver des symboles pertinents.
Si vous souhaitez présenter une réflexion sur cette base, il faudrait la développer pour que je puisse, le cas échéant, la comprendre et me situer par rapport à ce que vous exprimeriez de ce point de vue.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Xavi a écrit : ↑ven. 24 févr. 2023, 14:31
Pour son corps, la nature est celle que nous connaissons. L’endroit n’est pas particulièrement clôturé sur la planète terre. Mais, il y a une participation et une présence qui est «
autre » et pour lesquelles le récit ne peut nous utiliser, pour nous, que des images terrestres.
Mais ce ne sont pas que des images ! vous me faites parfois penser aux gnostiques…
Désolé ! Gardez-vous en !
Non, ce ne sont pas «
que » des images. Il y a bien une réalité terrestre. Mais, nous, humains, par notre langage, nous ne pouvons nous exprimer «
que » par (au moyen) des images. Chaque mot est une image.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Xavi a écrit : ↑ven. 24 févr. 2023, 14:31
La réalité spirituelle, c'est ce qui est au-delà du terrestre. Impossible de la définir davantage avec des mots terrestres. Vous pouvez l'approcher en pensant aux «
cieux » lorsque vous priez «
Notre Père qui est aux cieux ».
Je ne le vois pas comme cela, sauf votre référence au « notre père » car il s’agit alors du ciel que nous ne connaissons pas.
Il s’agit bien de cela et de ce que l’Esprit Saint nous permet d’en connaître.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Mais Le terrestre que nous connaissons fait intégralement partie de la réalité spirituelle, sans quoi Dieu ne l’aurait pas créé. Là encore vous dissociez ce qui ne doit pas l’être, désolé de vous contredire en ce que vous pensez ne pas le faire, mais ce que vous écrivez le fait.
Non, je pense bien le faire et vous le constatez à juste titre.
Il me semble que nous pouvons, à certains égards, dissocier ce qui doit l’être dès lors qu’il nous est révélé, dans les six jours de la Genèse, que Dieu crée en séparant, en dissociant.
Le terrestre est une création, et donc une réalité «
autre » que la réalité spirituelle éternelle de Dieu. De ce point de vue, le terrestre ne fait pas «
intégralement » partie de la réalité spirituelle. Et, c’est bien pour cela et en cela que Dieu l’a réellement créé en distinguant les cieux et la terre.
Je vous renvoie sur ce point à ce que j’ai écrit en ce qui concerne le deuxième jour de la création dans mon message du 16 décembre dans ce même fil.
Créer, cela signifie précisément «
sortir » du «
neuf », une réalité «
autre », de la réalité spirituelle éternelle de Dieu. Mais, cela ne signifie pas en être séparé et nous provenons certes «
intégralement » de cette réalité spirituelle. En ce sens, vous pouvez dire que le terrestre en fait partie «
intégralement ».
C’est pourquoi Dieu n’a pas mis l’humain dans l’intégralité de l’Eden, mais dans un «
jardin », un endroit clos limité dans l’Eden de Dieu.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
vous dites une chose et son contraire à la fois ! A se demander si pour vous leur lieu physique n’est pas seulement leur propre corps…
Non, le lieu physique où Adam et Ève vivaient est un endroit sur notre planète terre qui n’a pas disparu et demeure bien concret.
Je ne dis nulle part le contraire lorsque je considère, par contre, qu’ils y ont vécu un événement spirituel que des mots nous présentent, inévitablement, dans un langage terrestre imagé.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Votre façon de le dire exprime une forte répugnance pour l’aspect matériel qui est pourtant bien premier, avant tout symbolisme, et cause efficiente de tout symbolisme.
Quand Dieu nous chasse, la réalité spirituelle est directement dépendante de la réalité physique qui la signifie et non le contraire. On dirait que vous voudriez l’embellir, la rendre anodine, gentille !
« Il m’a giflé mais je n’ai rien senti, c’était spirituel, il exprimait juste son mécontentement. »
Attention à ne pas dénier la vérité de l’autre quand l’autre est Dieu !
L’aspect matériel est, bien sûr, important et une «
répugnance » à cet égard n’a pas de sens, même s’il ne me semble pas exact d’affirmer que l’aspect matériel est «
premier ».
Il ne me semble pas justifié de déduire une prétendue «
répugnance » du seul fait de l’hésitation que je vous ai partagée sur ce point.
Mais, vous écrivez de manière juste que «
Quand Dieu nous chasse, la réalité spirituelle est directement dépendante de la réalité physique qui la signifie et non le contraire. ».
Cela ne supprime cependant pas les difficultés en cause.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Xavi a écrit : ↑ven. 24 févr. 2023, 14:31
Il n’y a ici ni confrontation, ni casse-tête.
Ce n’est pas étonnant que vous le voyez ainsi si parler de réalité spirituelle est une façon d’ôter sa réalité à ce qui est spirituel. Vous en faites un symbole…
Un peu plus haut, vous parliez de dire une chose et son contraire. Il me semble que c’est ce que vous faites ici avec un retournement complet par lequel, après avoir déploré l’absence d’usage du symbole dans mes propos et une dissociation critiquée de la réalité spirituelle, vous déplorez maintenant que le fait de parler de la réalité spirituelle comme j’essaie de le faire serait «
une façon d’ôter sa réalité à ce qui est spirituel » pour en faire «
un symbole ».
Je vous confirme bien volontiers, au contraire, que la réalité spirituelle est bien réelle, qu’elle n’est pas qu’un symbole, et qu’elle ne se réduit pas aux symboles qui l’évoquent.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Xavi a écrit : ↑ven. 24 févr. 2023, 14:31
Mais, il y a bien une cohabitation de l’incréé et du créé, du spirituel et du corporel qui atteint son sommet lorsque Dieu lui-même se fait homme.
Elle n’y atteint pas son sommet : c’est unique et très différent du concept d’immanence.
Bien sûr que c’est «
unique et très différent du concept d’immanence », mais je suis désolé que vous puissiez contester que l’Incarnation soit le sommet de la « c
ohabitation de l’incréé et du créé, du spirituel et du corporel ».
Mais, cela s’explique dans la continuité de ce que vous avez écrit sur la réalité spirituelle.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Xavi a écrit : ↑ven. 24 févr. 2023, 14:31
Il y a bien, dans la nature, «
des semblables si dissemblables jusque dans leur sort surnaturel ». Oui. À partir d'un moment dans l'histoire, il y a un humain créé à l’image de Dieu, seule créature terrestre capable de vivre éternellement de la vie même de Dieu.
Derrière ce « oui » il y a une réalité fort précise : la cohabitation sur terre en une seule et même espèce de créatures ayant une âme et d’autres n’en ayant pas : je ne crois pas en cette possibilité. Je crois qu’elle est vénéneuse.
Mais ce n’est pas encore dogmatisé, certes, donc vous pouvez en formuler l’hypothèse, mais je pense qu’elle devra peut-être être un jour condamnée par l’Eglise.
Sur ce point, il faut bien préciser que nous parlons ici des «
âmes immortelles » qui ne sont pas détruites par la mort physique et que ce n’est pas quelque chose que nous «
avons », mais c’est ce que nous sommes.
Avec cette double précision, je ne connais actuellement pas d’autre hypothèse que celle d’admettre la création d’Adam et Ève au sein d’une espèce biologique façonnée durant les milliards d’années de l’évolution que la science nous décrit.
Quel est votre avis sur ce point ? Y avait-il des âmes immortelles à l’époque des dinosaures ou des australopithèques ?
Pensez-vous qu’Adam est le premier homo habilis, ou le premier homo erectus, ou le premier homo sapiens ?
Pensez-vous que les néanderthaliens sont des descendants d’Adam et Ève ?
Pensez-vous qu’Adam a été créé en un instant à une époque où il n’y avait aucun autre hominidé sur notre planète ?
Pensez-vous que tous les hominidés retrouvés par les paléontologues sont des descendants d’Adam et Ève ?
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
D’une part Jésus était pleinement homme et pleinement Dieu, nous ne sommes pas pleinement homme et pleinement animal, mais que homme : la comparaison n’est pas possible.
Vous pouvez, de manière exacte, considérer que, même si notre corps est tiré en tout de la nature terrestre comme celui des animaux, nous ne «
sommes » pas des animaux et «
nous ne sommes pas pleinement homme et pleinement animal, mais que homme ».
Mais, la comparaison que j’ai présentée n’est pas celle-là. En reprenant vos termes, nous pouvons dire en comparant que Jésus était «
pleinement homme et pleinement Dieu », alors que nous sommes seulement «
pleinement homme » car «
nous ne sommes pas » Dieu ».
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
la présence d’une âme a des conséquences qui déterminent une différence, une distinction. Sans quoi vous adoptez un point de vue matérialiste qui est une option scientifique qu’un croyant devrait combattre car c’est la porte ouverte à tous les abus et offense notre dignité.
Bien sûr !
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
il y a bien à un moment donné 2 identiques qui ne le sont pas ontologiquement : cette confusion me semble indigne de Dieu. Vous le dites vous-même ensuite : leur nature est absolument nouvelle, pourtant ci-dessus vous écriviez « Du point de vue scientifique, rien ne distingue Adam ou Jésus des autres hominidés de leur époque. »
Non, il n’y a pas deux identiques car, comme vous l’avez relevé vous-même, nous ne «
sommes » pas «
animal ».
Mais, «
du point de vue scientifique », rien ne permet aujourd’hui de savoir s’il y avait une différence physique entre Adam et Ève et les êtres contemporains de la lignée naturelle dont leur corps est issu.
Et, même si vous n’êtes pas d’accord, vous pouvez observer qu’en effet, dans cette hypothèse que vous contestez, il y a, à un moment donné, dans une même espèce biologique, des êtres qui ne sont pas identiques ontologiquement.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Quel respect avez-vous donc pour la science !? Encore une fois, Jésus était pleinement homme, tandis que nous ne sommes pas et pleinement humain et pleinement animal, nous ne sommes que l’un ou l’autre.
Vous avez bien compris que ce que nous sommes et qui nous sommes est une question ontologique, métaphysique.
Pour un scientifique athée, nous sommes des animaux parmi les autres.
La science ne peut rien dire et ne prétend rien dire de notre réalité d’âme immortelle. Il n’y a aucun manque de respect à cet égard. Bien au contraire, le croyant ne peut que rejoindre l’athée pour constater que le domaine de la science se limite aux réalités observables par notre cerveau.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
quid de l’enfant issu d’un « croisement » (et je ne parle pas au physique, mais par rapport à notre sujet : est-il ou non atteint du péché originel ?)
La réponse est claire. Tout descendant d’Adam et Ève hérite de leur nature nouvelle corporelle et spirituelle. Sans exception. Y compris, les enfants issus de croisements avec des êtres de la même espèce biologique comme l’évoque le chapitre 6 de la Genèse. Hélas, tous héritent aussi de la vie blessée par le péché originelle transmise par Adam et Ève.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Quant à cet homme et cette femme, que vous voyez comme uniques, comment se seraient-ils rencontrés et reconnus, « épousés » ? Comment leurs « clans d’origine » auraient vu cela et l’auraient permis ? Cela sent trop la construction hypothétique… même si on peut y mettre de la providence intentionnelle.
Sur ce point nous n’avons que le récit biblique de la côte d’Adam et de la vie d’Adam et Ève dans le jardin d’Eden.
cmoi a écrit : ↑sam. 25 févr. 2023, 8:43
Xavi a écrit : ↑ven. 24 févr. 2023, 14:31
Le récit nous place dans une situation où rien ne permet de mettre clairement de la durée. C’est une succession de faits
Je ne vous avais pas répondu sur ce point donc j’en profite ici : qui dit succession dit durée, vous recommencez à dire à la fois une chose et son contraire. Le fait que nous puissions avoir du mal parfois à tout situer n’y change rien, et une certaine chronologie est bien indiquée
Je ne dis pas une chose et son contraire et je suis d’accord pour constater une certaine chronologie, une durée.
J’ai seulement voulu indiquer que je ne peux mettre «
clairement » de la durée de manière précise.