Ombiace a écrit : ↑jeu. 29 juin 2023, 5:32
Tout le monde ne réagit pas positivement à la provocation, cher cmoi. Elle est ambigüe, et peut susciter le rejet, bien avant la réflexion. Les interlocuteurs pourraient bien, le plus souvent, comme vous dites, en rester à la première impression et confondre la folie avec ce qu'il en est réellement de notre foi. (Je pense à ces expressions morbides que nous dénoncions, Didyme et moi, comme fâcheuses, sur le fil "le mal" en section "psychologie", dernièrement)
A mon sens, vous prenez le risque d'égarer vos interlocuteurs dans un culte à la douleur, alors que l'Evangile fait la part belle au merveilleux, y compris au travers de la douleur
Mais il n'y avait aucune provocation d'ailleurs vous n'aviez pas réagi (à mes yeux), mais seulement après par contre-coup quand j'ai retoqué votre "défense" (je pensais que vous aviez quelque chose d'autre sous son coude !) selon autre chose qui n'avait plus rien à voir et où vous n'étiez plus "en phase" avec l'Eglise.
(Je m'en suis je pense assez expliqué depuis....)
Il n'y a pas d'affect en théologie, du moins pas là ni comme cela. et tout le monde croyant a plus ou moins déjà envisagé mon affirmation comme une hypothèse - et l'a rejetée.
Or il n'y a pas besoin de l'affirmer en pastorale (dans 99% des cas) : elle conduit à dire la même chose que sans, à savoir qu'il faut savoir accepter l'inévitable et l'offrir à Dieu en réparation, etc.
Vous me direz alors, pourquoi le penser puisque cela ne change rien ? Sic e n'est qu'une question d'exactitude ou de présupposé théologique, sans retombées, on s'en tape !
Eh bien cela change quand même quelque chose, à savoir notre détermination profonde qui, quand on s'enfonce par compassion dans la détresse de l'autre, nous aide à conserver le cap et trouver une réponse adaptée. Parce que si on ne va pas "jusque là" , on ne répond pas à tous les cas, et précisément aux plus difficiles.
Cela paraît "trop dur", mais en réalité, c'est le plus doux...
Votre argument, car cela en est un, reste théorique et peut prendre une tournure de procès d'intention dans la pratique. C'est pourquoi j'ai écrit (cf ma réponse à Aldebaran) qu'en pratique, c'est l'exposition et la valeur de la personne qui fait la différence, par sa capacité d'écoute, etc.(je détaille un peu plus ici). Et qu'il est rare qu'il y ait besoin d'affirmer ce que j'ai affirmé ici parce que le cadre théologique et le sujet s'y prêtaient et que c'était la seule vérité à dire pour les faire progresser.
Il n'empêche que c'est (dois-je ajouter "pour moi" ? Ce serait de ma part mentir... mais j'accepte que l'autre le pense et s'en contente s'il est capable de résoudre autrement ce que cela permet de résoudre) la vérité évidente.