ChristianK a écrit : ↑ven. 18 août 2023, 17:54
Or pour moi celle-ci n’est autre qu’un test temporaire (1 siècle) pas « la vraie église etc » comme elle le prétend.
Sans parler de test (sa connotation me dérange, cela n'existe pas en matière de surnaturel) il est certain que à l’origine, l’idée n’était pas de durer, mais de protester sur ce qui était nouveau, plus d’ailleurs que de mettre en avant ce qui jusque-là était la norme et sur quoi il n’avait pas été beaucoup réfléchi.
A cet égard, le mvt tradi a obligé tout le monde à beaucoup s’intéresser à un sujet qui n’aurait jamais sinon autant suscité l’intérêt (quoiqu'on n'en sache rien, cela aurait pu venir aussi quand même) et c’est positif.
Seulement il y a un moment où il faut que cela serve à quelque chose et là où nous divergeons, c’est que je pense qu’il serait profitable que ce moment se produise tant que sont encore vivants des personnes qui en connurent l’époque.
ChristianK a écrit : ↑ven. 18 août 2023, 17:54
Mon critère sont les séminaires pleins.
J’avais déjà noté cela. J’avoue que ce n’est pour moi qu’un résultat et qui peut changer très vite, j’y accorde moins d’importance que vous mais je reconnais que c’est un critère d’analyse. Sans doute parce que je privilégie la qualité sur la quantité, or la qualité et une nette amélioration se rencontrent évidemment aussi du côté des non tradis ( de xe qui en a suivi le chemin mais en accord avec le magistère), je pense que vous en conviendrez.
ChristianK a écrit : ↑ven. 18 août 2023, 17:54
Oui, mon point de vue de base est sociologique : qui est en décadence? Qui semble prometteur et pourquoi? Ou sont les séminaires morts? Le point de vue est bas, au ras de la découverte des gaffes possibles, humainement (pastoralement) parlant. Pour caricaturer : l’unité pacifique est secondaire, si elle se fait dans (entraine) la décadence observable. L’observable a priorité, par prudence pragmatique.
En réponse à cela je ne peux que poursuivre sur ma lancée de qualité. Au niveau de l’exégèse, de l’intérêt pour la liturgie des heures et pour l’Ecriture Sainte, la qualité ne se trouve pas du côté des tradis. Et côté théologie, rien de nouveau ne viendra d’eux, c’est évident, quand leur langage n’est pas trop décalé d’avec la réalité contemporaine.
Certes, il faudra repartir d’un « petit nombre » mais ce ne sera pas de tradis (sans les exclure), ils ne sont là qu’en veilleurs pour éviter des débordements, ce qui en principe est le rôle du magistère.
ChristianK a écrit : ↑ven. 18 août 2023, 17:54
Non, mais simplement je n’aime pas trop insister sur ce point de vue car il est trop peu vérifiable, glissant (les séminaires morts parlent plus fort). Si vous me forcez à parler du St Esprit, mon intuition de conscience (invérifiable strictement) dirait : C’est bel et bien le St Esprit qui est belliqueux car c’est lui qui tue les fac de théo de Montréal et Sherbrooke, qui tue les dominicains de Hollande (2022) et de la province de Lyon (1997) et les Jésuites du Québec (2018), en châtiment des péchés et crimes paraconciliaires.
Oui, comme l’a annoncé Jésus à St Pierre, nous avons traversé une période où nous avons été passé au crible par Satan, c’est évident, et ce n’est pas totalement fini. Mais au cours de laquelle il y a eu tout de même de belles intuitions fulgurantes et des compensations (la chute du communisme, du mur de Berlin, les JMJ, etc. sans oublier des avancées extraordinaires mais hors de notre "vieux monde")
ChristianK a écrit : ↑ven. 18 août 2023, 17:54
Donc vous voyez que si je me mets à voler plus haut, il y a encore du contenu. Mais je tends à m’en abstenir, par l’exemple de ces gens qui parlent sans cessse de « nouvelles pousses » suscitées par l'"Esprit" depuis 70, de décennies en décennies, avec des séminaires toujours aussi morts. Voler trop haut favorise les erreurs de jugement prudentiel.
ChristianK a écrit : ↑ven. 18 août 2023, 17:54
Pure pathologie mentale postconciliaire locale.
Je comprends et suis d’accord sur votre exemple, mais quant aux conséquences de voler trop haut, si cela n’est pas faux, je pense néanmoins que c’est nécessaire ainsi que d’avoir une vision haute de l’avenir pour s’en sortir.
ChristianK a écrit : ↑ven. 18 août 2023, 17:54
pour découvrir ce que veut vraiment l’Esprit (qui extermine certains séminaires depuis 1966 (1966…….).
Il ne peut agir sans nous et s’il ne nous dit rien, c’est à nous de prendre l’initiative quitte à s’apercevoir ensuite qu’elle venait de lui. Il est souvent plus proche de nous que nous le croyons, mais nous n’osons pas. On dépasse là le clivage passé=tradi, avenir = soit tradi soit un dangereux inconnu., en me disant qu’elle attirera l’action de l’Esprit quand nous serons prêts, que nous aurons fait notre part et qui ne passe pas que par la doctrine, mais par la compassion, la charité, l’entraide, la psychologie, les études autres, la conversion des cœurs, la pastorale.
Je n’ai sinon d’autre réponse à la question de la quantité que celle de la qualité.
Vous faites des remarques intéressantes et un constat qu’en gros je partage, mais l’intérêt se trouve surtout dans les solutions. Or je pense que la question, même celle des séminaires, n’est pas tant du nombre de présents que de ce qui sera enseigné et qui doit être adapté au monde dans lequel nous vivons.
Votre solution qui consiste à attendre ne peut exclure le devoir du magistère de s’exercer, et c’est d’ailleurs ce qu’il a fait jusqu’à présent.
Ce que vous préconisez pour l’avenir correspond à mon sens à une lecture en travers de ce qui a eu lieu jusqu’ici parce qu’il n’y a pas eu d’excommunication ni de sanction au départ (avant que Mgr Lefèbvre n’intervienne dans l’avenir du mvt tradi) et que Rome à force de péripéties semble s’être montré laxiste et d’une trop grande indulgence.
Le pape François a donné des signaux clairs qu’il ne lui semblait pas souhaitable que cette sorte d’omerta continue
En fait, l’enseignement n’a cessé de se poursuivre en dépit des critiques de tous bords et des écarts en tous sens..
Oublions les lacunes des « non tradis », et voyons ce qui a été apporté par JP2. Car à mon avis il avait raison et n’a pas été assez suivi. La question essentielle est de retrouver à travers notre religion un sens inouï à la vie, à sa beauté, il ne s’agit pas comme l’ont dénoncé les tradis de repartir de l’homme en s’intéressant à lui au détriment de Dieu, mais bien parce que croyant, chrétien racheté il possède Dieu en lui. Cette « dignité de la personne » lui a permis, avec cette philosophie, de résister au communisme athée et avait fait ses preuves. Les tradis se sont trompé de cible en critiquant JP2 sur cet aspect philosophique, au lieu d’y adhérer et d’en approfondir les aspects, de chercher à les concilier avec l’enseignement traditionnel.
Il n’a lui en rien favorisé l’œcuménisme au détriment de l’apologétique, au contraire il les a réunis.
Je pense que les tradis ont raté non pas leur chance, mais la chance, et le Saint-Esprit « passe » quand même quand il a rencontré un vrai porteur de sa lumière, et ce qui ne lui a pas été possible a été remplacé par les souffrances dans sa chair d’un pape hors du commun.