ChristianK a écrit : ↑jeu. 21 déc. 2023, 20:06
Tout dépend du point de vue. Du point de vue doctrinal et intellectuel, les dogmes sont supérieur. Ce qui est vrai c’est que ce point de vue n’est pas le plus important. Mais il ne doit jamais être contredit, tout doit rester cohérent.
Le cœur du problème est là, et ma lecture de vos autres réponses qui suivent me l’a confirmé, car je n’y trouve pas de différence de pensée mais de formulation, ce qui crée une opposition qui n’est qu’apparente.
Vous avez décidé d‘adopter un point de vue doctrinal et intellectuel, c’est un point de vue humain, trop humain, un rafistolage pour rendre la vérité accessible à ceux qu’elle serait sensée dépasser dans son expression naturelle : n’est-ce pas péremptoire et en l’adoptant vous en cautionnez les manques inhérents que cela entraîne. Nous nous rejoignons donc sur le fait que ce n’est pas le plus important, mais vous raisonnez comme si c’était le contraire car s’il y a contradiction, alors qu’il ne devrait pas y en avoir, la responsabilité en revient naturellement au doctrinal
ChristianK a écrit : ↑jeu. 21 déc. 2023, 20:06
Excessif. C’est le même avec des choses en plus. Mais il n’y a pas contradiction. Pur esprit infiniment parfait (petit caté, la 1ere réponse à qui est Dieu) .
Non pas excessif mais réaliste. En théorie il ne devrait pas y avoir de contradiction, mais il y en a.
ChristianK a écrit : ↑jeu. 21 déc. 2023, 20:06
Comme dans mon autre réponse ci haut, l’amour intratrinitaire est nécessaire, mais celui de la création du monde est contingent car libre : c’est une action pas une substance, une entité.
Je préfère entité à substance, il y a moins de risque de dérive. Mais vous en répondez pas vraiment au fond de mon propos, vous dialoguez en isolant les points sans que ce soit nécessaire et de façon vétilleuse dans ce qui me semble être un hors sujet. Bref vous faites du doctrinal pour du doctrinal. Ce n’est pas une critique, je vous donne un ressenti pour vos aider à rejoindre et comprendre le reste de mon propos qui en étant hachuré ainsi se perd et se dilue.
ChristianK a écrit : ↑jeu. 21 déc. 2023, 20:06
Non. Certes substance pour Dieu est analogique. C’est pourquoi on peut dire entité.Mais la création, p.ex., n’est qu’un acte libre. Je suis celui qui suis = Etre = Entité.
Ce qui me gène ici c’est que si vous l’écrivez ainsi, cela veut dire que vous ne pensez pas que je sois d’accord, or je le suis. Donc vous ne m’avez pas compris.
ChristianK a écrit : ↑jeu. 21 déc. 2023, 20:06
Non sens. Tout vivant est plus parfait qu’un non vivant. Etre vivant est un attribut d’une entité. Etre vivant éternel est encore plus parfait.
C’est là que je situe un des nœuds. Vous vous situez au niveau des attributs en pensant que « tout vivant etc. » moi je me situe au niveau de l’être et de sa vie éternelle. Que ce soit « plus parfait » importe peu, la perfection d’une chose ne donne pas vie à la chose, du point de vue de l‘être c’est donc une imperfection (au sens où vous entendez la perfection comme un absolu, ou mieux un attribut.
Avant qu’Abraham ne fut, Lao tseu a fait un sort à cette idée-là de perfection qui est très occidentale, issue des philosophes grecs. Comme vous parliez de « grand carré sans angle », idée dont il fut le premier porteur, je croyais que vous connaissiez son apport.
Il a écrit entre autres à ce propos :
« Quand le beau est reconnu beau la laideur apparaît.
Quand le bien est reconnu bien le mal s’y glisse.
Point de vainqueur entre l’être et le néant.
Facile et difficile contribuent à l’acte pur.
Le long et le court se donnent leur limite.
Le haut et le bas pareillement se rencontrent.
La voix et le son se confondent.
L’avant et l’après : une succession qui recommence. »
Autrement dit, la perfection est une idée relative qui ne peut avoir de réalité qu’en Dieu parce qu’il fait se rejoindre les extrêmes, elle n’a pas de réalité en soi. La perfection de la température ce n’est pas tel degré (parce qu’il conviendrait par exemple bien à telle vie, serait-ce la nôtre, ce qui lui est contingent) c’est qu’il existe une notion (un concept) qui tient pour deux extrêmes le froid et le chaud, que nous avons déterminée, identifiée et mesurée en degrés, mais elle existe sans tout ce fatras « doctrinal et culturel » qui nous sert à l’appréhender et sa perfection tient à son existence mais ne la définit pas.
ChristianK a écrit : ↑jeu. 21 déc. 2023, 20:06
C’est exactement le contraire : je suis celui qui suis = je suis l’être (entité) nécessaire, qui ne peut pas ne pas exister. C’est la substance par analogie.
Là-dessus je suis d’accord, j’ai voulu vous contredire et je m’y suis mal pris, j’en étais conscient, à cause de l’idée majeure que porte tout poète ici vexé et qui est la mienne que la poésie n’a rien de fictive mais qu’au contraire elle décrit le réel invisible, ignoré, insoupçonné, et le révèle tel un microscope électronique dans un autre domaine. Ce qu’on appelle poésie pour combattre cette idée et qui de fait est fictif n’est plus de la poésie.
ChristianK a écrit : ↑jeu. 21 déc. 2023, 20:06
Pasto positive cryptogamique ne signifie pas ca, ca signifie l’élimination du négatif : enfer, juge, vengeur, pénitence, expiation, péché mortel etc. Comme le dit Rahner.
Pour moi vous êtes ici en train de vous enfermer dans vos concepts et vos dogmes. La pastorale n’a rien à voir avec notre sujet en cours. Et encore une fois, vous ne répondez en rien au fond de propos, vous vous contentez de jouer à la périphérie sur des définitions.
ChristianK a écrit : ↑jeu. 21 déc. 2023, 20:06
Le petit Jésus qui pleure! Dieu n’a jamais aucune souffrance. Je suis sûr que c’est du dogme infaillible et irréformable
Bien que vous réaffirmiez une vérité du dogme, vous êtes en plein dans l’hérésie. Je vous dirai bien que Jésus sur la croix a souffert, mais vous en conviendrez et me direz parler du Père. Soit. Mais vous négligez complétement que j’ai aussi parlé d’impassibilité, donc que je sais ce que vous dites.
Alors on va le dire autrement et perdre un peu de temps. Il n’y aurait pas de péché s’il ne portait pas atteinte à « quelque chose » en ou de Dieu : d’accord ? Ou dites-le comme vous voulez, mais c’est la définition du péché qui fait qu’il est péché.
Par convention, j’appelle cela souffrance, car cela n’a rien de contradictoire avec le sens de ce mot quand il s’agit de nous. Convention dont vous usez et abusez vous-même à maintes reprises mais à un autre niveau (c'est ce que mon post précédent a essayé de vous montrer) où cela a bien plus de conséquences, car l’évidence de ce que cela contient d‘erreur y est noyée et y disparaît, ce qui n’est pas le cas quand on parle de la souffrance de Dieu puisque justement chacun sait qu’elle n’existe pas.
Quoique : je suis convaincu que sur la croix, un des messages implicites et « théologiques » du Christ et des 3 personnes de la Trinité est de nous dire que la souffrance telle qu’on la connaît ici-bas correspond à une autre réalité en Dieu et qui n’est pas souffrance, mais un must de ce qu’il est et qui est ce que créé à l’image de Dieu l’homme a perdu par le péché (bien plus que la vraie pudeur).
(Sans quoi il y aurait aussi une contradiction dans le fait que la souffrance ici-bas nous permette et donne accès à la béatitude au ciel.)
Par conséquent, parler de souffrance pour Dieu c’est se servir de cette correspondance et c’est en quoi je ne fais pas tout à fait pareil que vous dans l’usage de cette « convention », je fais référence à une vraie correspondance. Sans quoi vous auriez le droit intellectuel de me le reprocher et de me trouver incohérent.
Donc, si vous n’êtes pas dans l’hérésie formelle, vous l’êtes au niveau du sens. Bien sûr, votre côté intellectuel va établir une distinction encore et me dire que décidément non, et je passerai sur l’argumentation pour y répondre ainsi : croyez-vous que Jésus, homme-Dieu, aurait pu sinon réellement souffrir sur la croix si cette correspondance n’était pas avérée car il n’a pas pu y souffrir (et même si nous voudrions y mettre alors un autre mot cela n’enlève rien à la pertinence de celui-là) qu’en tant qu’homme, sinon la valeur rédemptrice que votre théologie prône pour cette souffrance disparaitrait.
Quand encore et par exemple quelqu’un parle (sur un autre fil) de l’indignité éventuelle d’un Père qui fait souffrir son fils, il fait appel à des « sentiments » bien que ce ne soit que moral – je l’écris indépendamment de la pertinence de l’idée, car chacun la comprend et reconnaît sa légitimité comme telle pour une idée.
C’est ainsi que de la même manière, l’amour peut être plus qu’un sentiment, mais une réalité ontologique de l’être : je reviens au cœur de mon propos précédent et que vous avez totalement occulté, alors que vous auriez pu le critiquer sur ce point – le seul dont j’avais laissé la fragilité à votre appréciation, mais vous avez préféré reboucler sur un point de vue purement théorique et doctrinal, fait de définitions sans fin.
ChristianK a écrit : ↑jeu. 21 déc. 2023, 20:06
Dieu hait le péché par définition. C’est justement le genre de confusion qui vient de « Dieu est amour ».
Si vous avez compris ce que je viens d’écrire, vous aurez compris que cette définition théorique peut être vue comme fausse parce qu’elle suppose déjà quelque chose d’autre qu’elle n’a pas prouvé. Elle ne peut être vue comme vraie que dans son propre système théorique.
ChristianK a écrit : ↑jeu. 21 déc. 2023, 20:06
Il le combat et il l’écarte comme nuisible, et c’est cela la haine.
Non, la haine est destructrice de celui qui la possède car elle donne de la réalité à quelque chose qui n’en a pas (en Dieu qui est tout) : le mal.
Et aussi la haine doit utiliser une énergie qui n’est pas la sienne pour pouvoir s’exprimer.