Pape François : toutes les religions sont un chemin vers Dieu.

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Ombiace a écrit : jeu. 02 janv. 2025, 13:11 La question était :
cmoi a écrit : mer. 01 janv. 2025, 5:11 En effet, mais quel devrait être à votre avis et envers ces enfants l’attitude de l’épouse de celui qui envisage de les adopter ?
Prendre en compte et acter ces adoptions.

La vision de Pierre, qu'il conclut en Ac 11,
17 Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous, parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? »
me semble répondre à la question
Bon, ok, mais je m’attendais à quelque chose de plus développé … de plus féminin et explicite.
Genre : lui offrir une glace, l’emmener voir un dessin animé, l’amadouer, faire connaissance (les œuvres de miséricorde !), lui vanter les qualités de celui qui sera son papa, le « mettre dans le bain », le flatter et…. ménager ainsi ses arrières pour être bien vue soi-même et que l’affection partagée entre un père et son enfant n’éloignera pas l’époux de son épouse !
Il y a aussi l’attitude de « la salope » qui lui parlera des fortes (certes rares…) colères de l’homme, de ses exigences, de ses punitions sévères… en espérant décourager ou pouvoir ensuite en profiter pour paraître « la gentille » et intriguer pour recevoir plus d’amour pour elle-même !
Je parle ici de l’épouse, mais il y a aussi l’attitude des enfants de cette épouse…

Je m’arrête là, bien que j’aie plein d’autres choses en tête, mais vous voyez comme certaines comparaisons sont instructives et méritent d’être méditées !

Or cela rejoint bien votre complémentaire suivant :
Ombiace a écrit : sam. 04 janv. 2025, 6:03 Favoriser la relation au Père adoptif, voire Le refléter par l'imitation de Jésus, tant que cela ne constitue pas un obstacle au sens d' une rivalité
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cmoi a écrit : sam. 04 janv. 2025, 8:13 Bon, ok, mais je m’attendais à quelque chose de plus développé … de plus féminin et explicite.
Vous avez raison, je suis resté sur une tonalité générale.

Pour prendre un exemple concret, je pense que l'épouse pourrait se réjouir avec le Père (ou manifester ostensiblement sa joie), à la manière dont le père du fils Prodigue l'exprime au retour de son fils.
Mais ça reste tiré des Evangiles..

Sinon, autre exemple,
elle pourrait inviter ce fils d'adoption à chanter ensemble les louanges du Père,.., communier en somme..

Pourrais je savoir où vous vouliez en venir, svp ?
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Ombiace a écrit : sam. 04 janv. 2025, 13:17 Pourrais je savoir où vous vouliez en venir, svp ?
Où je veux en venir ? A la dénonciation du péché le plus pernicieux qui soit (car pour le péché originel, c’est raté, c’est trop tard !)
On a tendance à se focaliser sur le péché originel, la désobéissance, où la personne choisit délibérément de tourner le dos au Seigneur, et à se dire que tant qu’on ne fera pas « çà », même s’il faudra en passer par le purgatoire, on sera sauvé… et surtout si on fait le contraire !
Mais Dieu veut que nous soyons tous frères (le second commandement égal au premier) et que nous le laissions juger (un de ses « refrains »). Or n’est-ce pas lui désobéir et donc pécher que de vouloir être à tout prix le… premier de la classe !
Cela commence par Caïn qui tue Abel parce que son offrande à lui n’a pas été agréée, cela passe par les juifs qui s’enorgueillissent d’être peuple élu, et taxent Jésus d’être « un samaritain » parce qu’il leur rappelle par exemple que Elie est allé faire ses miracles pour une étrangère, et cela se continue chez les cathos qui veulent être les plus beaux et les plus intelligents (dogme etc.) aux yeux de Dieu, avec diplôme officiel et tampon surnaturel en poche…
Bref, ce péché qui nous perdra, ce n’est pas de lui tourner le dos, mais de faire avec ses grâces comme fait le paon en croyant que cela Lui plaît !

Cela étant dit, ces considérations ne sont pas tant le but que l’arrivée, ce qui importe étant surtout les pensées qui se seront succédées depuis la question soulevée à quoi répondre et jusqu’à cette arrivée, et leur méditation, leur enchaînement jusqu’à cette pensée ultime et qui peut s’exprimer autrement, voire mieux. Cette question, par la métaphore qu’elle contient et qui invitera à des rapprochements fréquents avec l’attitude intérieure que nous devrons avoir en face d’un païen moderne, des mises en situation, c’est un peu comme un koan à résoudre.

Je pense (avec ambition mais non prétention !) que mon interpellation ici était plus puissante et éloquente qu'un long paragraphe et pour susciter une mise en condition de la pensée d'autrui (s'il accepte la démarche...) qui permette et comme appelle la descente de motions du Saint-Esprit dans son coeur.
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cmoi a écrit : dim. 05 janv. 2025, 6:07 Où je veux en venir ? A la dénonciation du péché le plus pernicieux qui soit
Bonjour cmoi.
Je crois comprendre ce que vous soulignez.
Il me semble en la matière que l'esprit de compétition dans toute discipline comporte un risque de dérapage peccamineux de cet ordre.
cmoi a écrit : dim. 05 janv. 2025, 6:07 Bref, ce péché qui nous perdra, ce n’est pas de lui tourner le dos, mais de faire avec ses grâces comme fait le paon en croyant que cela Lui plaît !
Je vous invite néanmoins à vous demander si couper ces plumes qui servent au paon à faire le paon (j'entends physiquement, sur de vrais paons, et pourquoi pas spirituellement aussi, quelque part) satisferait assurément le goût de Dieu pour l'humilité (?)
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Asellus a écrit : dim. 05 janv. 2025, 1:55 Bonjour Cmoi,
Je suis personnellement convaincu de "l'unité transcendante des religions" (F. Schuon). Mais cela vous paraîtra peut-être une vision excessivement œcuménique :)
Non pas excessivement, d'autant plus que je me suis aperçu après avoir lu votre réponse que vous avez supprimé votre identification comme "chrétien unitaire" pour n'en plus indiquer, ce qui m'attriste un peu et élargit le spectre à une dimension plus et même trop grande, conformément à la teneur de votre réponse.
Bref, notre échange qui pouvait s'arrêter à l'oecuménisme prend soudain une dimension plus large de dialogue interreligieux et qui sera plu ardu.

Il est vrai que c'était déjà le cas, mais c'était "entre chrétiens" et donc avec leur langage et concepts ! La difficulté maintenant c'est que votre chrétienté assimile des valeurs et des principes qui viennent d'ailleurs...
J'accepte cependant et bien entendu ce changement... Néanmoins je vais vous répondre comme si nous étions encore "entre chrétiens" ce qui va contre mon gré durcir l'échange, mais le rendre plus vrai me concernant.
Asellus a écrit : dim. 05 janv. 2025, 1:55 1) L'âme "chute" dans la matière afin de faire une expérience (Teilhard de Chardin). Cette expérience est celle de la liberté (car un ange n'est pas libre) : c'est le choix que font Adam et Ève de goûter au fruit de la connaissance du Bien et du Mal. Notre amnésie (par rapport à notre origine) et notre incertitude (par rapport à l'existence même de la dimension spirituelle) servent à garantir cette liberté.
La théologie chrétienne postule que le corps est procréé en premier à la conception, et que Dieu lui y rattache une âme qu'il crée et qui par conséquent ne peut qu'être parfaite, sans tache. La chute n'est donc pas produite à ce moment là et l'âme ne préexistait pas, ce n'est pas celle d'un ange non plus qui n'en a pas mais un esprit (pur changement ici de définition, donc sans importance).
Vient ensuite la marque du péché originel ; ce n'est pas une expérience de liberté, mais au contraire de sa perte, et qui correspond à ce que vous dites sur le choix d'Adam et Eve. Ce changement d'état peut provoquer une amnésie, mais aussi une nostalgie, un regret, voire une protestation, une souffrance en tout cas. Plutôt que de liberté, qui existait dès le départ donc avant, je parlerai d'expérience, laquelle est en effet "garantie" comme vous dites, par des garde fous (les chérubins qui empêchent que notre chute devienne irrémédiable, par la consommation du fruit de l'arbre de vie et en attendant l'eucharistie pour secours, le symbolisent fort bien, mais il y a aussi la mort et la souffrance, la concupiscence, etc.).

Ici vous pourrez constater que si je vous parle comme « entre chrétiens », c’est que vous-même en employez les références pour décrire quelque chose qui concernerait toutes les religions et qu’elles admettraient toutes, ce qui n’a rien d‘évident mais qui explique mon choix.

Je dis « oui » à cette incertitude que vous décrivez, en revanche, je trouve que votre description s’inspire de la théorie de la transmigration des âmes, qui n’est pas chrétienne. Ces 2 sources ne sauraient à mon avis être généralisées à toutes les religions, c’est faire là du syncrétisme et définir quelque chose, un amalgame, que beaucoup refuseraient et qui me semble difficile à justifier dans une optique de communautarisation spirituelle. Il n’y a pas de consensus là-dessus, sinon une tentative pour convaincre les uns et les autres d’y adhérer, croyance ou une interprétation théologique pourtant propre.
Asellus a écrit : dim. 05 janv. 2025, 1:55 2) Les choix effectués, en bien ou en mal, déterminent ensuite le sort de l'âme après la mort (réunion à Dieu ou poursuite de l'expérience, autrement dit des tourments), tandis que l'enveloppe terrestre (le corps, le "moi" égotique et purement physique) est voué à la destruction.
Cette poursuite pour nous est désormais figée, il n’y aura plus de possibilité de changer le sort à travers des cycles ou non de renaissances avec ou sans un corps. Vous dites ce dernier voué à la destruction, c’est là une vision qui n’est pas chrétienne sinon provisoirement, l’événement de la résurrection est central pour nous chrétiens, d’autant plus qu’elle « rattrape » et supprime celle ou l’impact du péché originel qui était venu changer la donne.
Vous dites « réunion à Dieu » mais dans le bouddhisme par exemple il n’y a pas de Dieu… et aussi et dans d’autres religions aussi les corps non pas ressuscitent mais l’âme la même peut à nouveau comme vous l’avez écrit « chuter » dans d’autres corps.
Toutes ces différences sont trop significatives pour que ce ne soit pas excessif ou que soit significatif de voir une « fondation commune » ailleurs que dans notre condition présente et son mystère.
Asellus a écrit : dim. 05 janv. 2025, 1:55 De ces fondations communes dérivent un certain nombre de pratiques et de concepts propres à chaque tradition, qui peuvent varier grandement selon que l'accent est mis sur tel ou tel aspect de la métanoïa (conversion de l'âme) et selon les moyens privilégiés pour y parvenir ; mais il n'en demeure pas moins que toutes les religions ont essentiellement le même but.
Mais quel est ce même but ? S’il est philosophique (le bonheur, etc.) il n’y a pas besoin de religions et croire en une vie après la mort peut n’être qu’un artifice pour y parvenir ici-bas, au bonheur. S’il est religieux, cette vie après la mort (sans quoi, on pourrait se moquer de cet aspect) répond à un but très différent selon qu’il est centré sur le moi ou excentré sur Dieu, lequel encore peut être panthéiste, nous incorporer ou non, etc. ce qui donne une vie intérieure et donc une doctrine ésotérique qui peut selon les cas être très différentes entre elles par l’expérience décrite et qui caractérise la vie et son sens.
Pour le dire autrement, je ne vois pas d'autre intérêt que de susciter une certaine tolérance réciproque à vouloir leur donner des traits communs... Mais cette tolérance peut et doit exister sans.
Ce qui n'enlève rien à la conviction forte d'avoir reçu une Révélation, laquelle peut seule déterminer ce qui est vrai concernant l'au-delà et qui doit reposer sur des preuves inscrites dans notre histoire commune - ce qui suppose confiance du coeur mais vigilance de la raison, transmission.
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Ombiace a écrit : dim. 05 janv. 2025, 6:39 Je vous invite néanmoins à vous demander si couper ces plumes qui servent au paon à faire le paon (j'entends physiquement, sur de vrais paons, et pourquoi pas spirituellement aussi, quelque part) satisferait assurément le goût de Dieu pour l'humilité (?)
Je reviens pour répondre à un MP et découvre votre réponse.
Les couper, non assurément.
Mais se retenir de les exhiber et de s'en servir pour marquer une différence, et ne montrer de son plumage que ce que d'autres volatils en savent montrer, le temps pour le metteur en scène de prendre connaissance des capacités de chacun et de les mettre en valeur.
Car une "belle figure" trop isolée ou mal synchronisée avec l'ensemble peut ruiner une représentation !
Dieu veut notre solidarité, elle a un grand prix pour lui et c'est à cela que doit tendre l'humilité, pas à se dissimuler ou s'isoler.
Le but n'est pas que d'abord chacun soit au maximum de sa démonstration, mais que l'ensemble y soit. Ensuite seulement on s'efforce de permettre à chacun de pouvoir donner son maximum.
Le paon qui ne cesse de faire ses roues à tort et à travers pendant les répétitions, gâche tout et fait perdre du temps à tout le monde. Il peut les faire tout seul en s'entraînant dans sa basse-cour ! Or il aura perdu s'il ne participera pas à la représentation. Certes pour y faire sa roue (sinon rien ? qu'il rabatte sa fierté et on la lui permettra avec joie...), mais au bon moment et comme le metteur en scène l'aura prévu.
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cmoi a écrit : dim. 05 janv. 2025, 9:39
Ombiace a écrit : dim. 05 janv. 2025, 6:39 Je vous invite néanmoins à vous demander si couper ces plumes qui servent au paon à faire le paon (j'entends physiquement, sur de vrais paons, et pourquoi pas spirituellement aussi, quelque part) satisferait assurément le goût de Dieu pour l'humilité (?)
Je reviens pour répondre à un MP et découvre votre réponse.
Les couper, non assurément.
Mais se retenir de les exhiber et de s'en servir pour marquer une différence, et ne montrer de son plumage que ce que d'autres volatils en savent montrer, le temps pour le metteur en scène de prendre connaissance des capacités de chacun et de les mettre en valeur.
Car une "belle figure" trop isolée ou mal synchronisée avec l'ensemble peut ruiner une représentation !
Dieu veut notre solidarité, elle a un grand prix pour lui et c'est à cela que doit tendre l'humilité, pas à se dissimuler ou s'isoler.
Le but n'est pas que d'abord chacun soit au maximum de sa démonstration, mais que l'ensemble y soit. Ensuite seulement on s'efforce de permettre à chacun de pouvoir donner son maximum.
Le paon qui ne cesse de faire ses roues à tort et à travers pendant les répétitions, gâche tout et fait perdre du temps à tout le monde. Il peut les faire tout seul en s'entraînant dans sa basse-cour ! Or il aura perdu s'il ne participera pas à la représentation. Certes pour y faire sa roue (sinon rien ? qu'il rabatte sa fierté et on la lui permettra avec joie...), mais au bon moment et comme le metteur en scène l'aura prévu.
Rebonjour cher cmoi.
Je comprends le souci que vous vous faites, mais comment le concilieriez vous avec Mt 5,
13 « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.

15 Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.

16 De même, que votre lumière brille devant les hommes (...)
Le paon a peut-être pour but d'évangéliser, simplement. Il ignore peut-être ausi qu'il vient de pénétrer dans la zone de tournage d'une représentation cinématographique catholique, destinée elle aussi à l'évangélisation... Il faudrait peut-être s'assurer qu'il est informé du projet de film, ça pourrait suffire à le contenir..
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Asellus a écrit : dim. 05 janv. 2025, 11:50 Dieu n'est rien d'autre que le nom que les hommes donnent à la dimension de l'Absolu. Maître Eckhart l'avait compris (entre autres).
Bonjour Asellus.
S'il vous plaît de discuter en vue de la vérité, j'aimerais vous interroger sur cette phrase, qui est équivoque, même si en mentionnant maître Eckhart c'est comme si vous en donniez l'interprétation. Néanmoins j'aime mieux, maître Eckhart n'étant pas disponible, vous demander à vous même ce qu'il faut comprendre.
1) Dieu n'est qu'un nom, pas une réalité.
2) L'absolu est une réalité à laquelle ne convient vraiment aucun nom, c'est pourquoi ceux qui parlent de Dieu à tout bout de champ s'égarent (ceux qui disent "Seigneur, Seigneur").
3) L'absolu est une réalité dont Dieu est le nom mais rien que le nom.
Bien sûr, c'est peut-être une quatrième possibilité qui précise le mieux votre pensée, c'est à vous de voir. :)
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu
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Asellus a écrit : dim. 05 janv. 2025, 11:50 En tout cas, je me considère bel et bien comme chrétien, mais en plus d'autres choses.
Moi aussi, cela n’a rien de gênant en soi pourvu de respecter la doctrine (mais plutôt que chrétien je devrais dire catho, voire orthodoxe).
C’est le « mixte » doctrinal qui devient gênant quand il sort des principes de base.
Aussi, l’Immaculée Conception ou le filioque ,oui/non, ce n’est pas gênant, c’est l’objet possible d’une discussion théologique. Mais la bouddéité ou la métempsychose si cela devient gênant car cela a un impact non seulement doctrinal, mais sur l’amour représenté de Dieu. En revanche que l’âme ait pu avoir une existence avant la conception charnelle, c’est peu gênant car à ce stade, quelle différence entre une existence réelle et une virtuelle dans la pensée de Dieu !

Mais toutes ces considérations sortent du sujet tel que vous me sembliez le présenter, à savoir de trouver un « tronc commun spirituel » aux religions existantes ici et maintenant.

Ces différences postulent que non, donc il faudrait que ce tronc en fasse fi dans la façon de le considérer. Or vous semblez aussi faire fi de la foi par elle-même, de la piétée, du sens du sacré, etc,, et bien vous attacher à un aspect plus doctrinal dans votre considération.
L’impact des divergences doctrinales est loin d’être négligeable sur la façon d’envisager le ressenti du croyant. Ainsi, la façon dont se traite le pardon, la compassion, le repentir, la fraternité, l’amour, etc. diffère grandement de l’une à l’autre.
Vous parliez vous-même des différences sotériologiques en évoquant l’exemple du végétarisme.
Sinon ce serait simpliste mais toutes prônent bien le bien au détriment du mal, mais ce bien n’est pas le même selon chacun. Cela fait de grosses différences : si l’un ne peut qu’avoir une seule femme et ne peut divorcer, et que l’autre est polygame, cela entraîne des visions très différentes de la nuptialité, de la dignité de la personne, etc..
Bien sûr, selon la parole des évangiles, chacun sera jugé selon la mesure dont il se sera servi, mais là n’est pas le sujet.
Asellus a écrit : dim. 05 janv. 2025, 11:50 la conséquence raisonnable, ne vous en déplaise, c'est de considérer l'exclusivisme comme une erreur.
Merci de ne pas juger par avance de ce qui me plaît ou déplaît, de si je suis exclusiviste ou non. Si toutefois pour vous toute adhésion à une religion c’est être exclusiviste, alors oui, mais il y a des marges puisque vous-même en revendiquez une mais qui semble être plus qu’une marge : ce qui va contre des dogmes établis ne sera à priori jamais reçu.
Si par exemple vous remettez en cause le dogme de Marie mère de Dieu, c’est et ce sera désormais toujours une hérésie pour les religions catholiques et orthodoxe et en effet il n’y a pas de discussion sur le fond, mais seulement sur les façons de se le représenter. Quoiqu’il en soit, cela ne devrait pas affecter une notion qui fût la vôtre au départ de tronc commun.
En revanche, la place qu’a Marie dans ces 2 religions influence beaucoup de choses jusque dans la façon de vivre au quotidien les représentations de la vie, du sacré, etc.
Alors à quoi bon définir un tronc commun !?
Qu’avez-vous voulu dire en citant St Paul :
Asellus a écrit : dim. 05 janv. 2025, 11:50 L'apôtre Paul, en tout cas, est on ne peut plus explicite sur la question : Je l'affirme, frères, la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume de Dieu, ni la corruption hériter de l'incorruptibilité. (1 Cor XV, 50)

Que cela nie la résurrection de la chair ? St Paul y croyait, et il est normal que ce qui aura participé à notre salut bénéficie un jour de la récompense. Oui, l’idée de la résurrection dans l’AT a évolué, notamment avec Ezéchiel, et alors ?
Si c’est cela (que vous niez la résurrection de la chair…), je fatigue trop pour entrer encore en débat sur de tels sujets ce qui n’apportera rien à personne.
Asellus a écrit : dim. 05 janv. 2025, 11:50 Car la raison veut que nous assignions un commencement à l'âme, puisque nous la proclamons née du souffle de Dieu. Platon nie qu'elle ait commencé, en la déclarant innée et incréée; nous, au contraire, nous enseignons qu'elle est née et qu'elle a été faite, du moment qu'elle a commencé.
Je ne vois pas l’intérêt de « remettre sur le tapis » de telles discussions qui n’ont pas d’impact, sinon éventuellement pour valider la métempsychose mais sans y être strictement nécessaire – sauf que la doctrine actuelle en effet y fait obstruction.
J’apprécie Origène pour cela : vivant à une époque avant que beaucoup de choses ne soient fixées, il les envisage toutes et sa réflexion conduit seulement à en privilégier certaines au détriment d’autres, à faire avancer le raisonnement. Par exemple, on lui a reproché l’apocatastase, mais c’est simplement qu’il n’a pas refermé l’hypothèse envisagée, je le vois en tout cas ainsi. Alors que dans d’autres cas il l’aura fait.
Asellus a écrit : dim. 05 janv. 2025, 11:50
[le] péché originel [...] n'est pas une expérience de liberté, mais au contraire de sa perte
De nouveau, une erreur de perspective. L'âme auprès de Dieu ne peut être libre de faire le mal. C'est l'unique raison d'être de la Création : permettre le mal et par conséquent, la liberté.
Non pas permettre la liberté mais la responsabilité, ou le mérite.
Ma perspective est celle d’un paradis où nous ne ferons plus le mal et où nous seront pleinement libres. La liberté de faire le mal n’est donc pas la liberté, mais une licence. Sans quoi vous rendez le péché originel quasiment nécessaire ou indispensable (quelle preuve qu’il a eu lieu ?). La liberté y était encore permise (Eden) parce que le mal était seulement possible, or c’était un état inférieur et dégradé par rapport à la liberté au paradis. St Paul l’a bien résumé : je fais ce que je ne veux pas faire et je ne fais pas ce que je voudrais faire : appelez-vous cela la liberté ? N’est-ce pas plutôt la concupiscence et l’effet du péché ?
Asellus a écrit : dim. 05 janv. 2025, 11:50 Qui refuserait quoi, selon vous, dans ce que j'ai esquissé ?
Ce n’est pas une question de refus mais que vous avez changé le sujet initial, tel que je l’avais compris. Vous ne discutez plus du tronc commun, mais cherchez à amender les doctrines des religions (en tout cas de celle de ce forum) sans même que ce soit pour les faire adhérer à ce tronc commun puisque vous reconnaissez qu’elles sont différentes.
Que plus tard elles se ressembleront davantage n’est qu’une hypothèse qui vérifierait votre théorie, sans aucune valeur de démonstration. Pour l’instant l’évolution des religions va plutôt en sens contraire vers plus de précisions autonomes d’où la difficulté de rechercher en même temps un consensus pour la paix.

Je ne vois pas où vous voulez en venir, sinon de remettre en cause des a priori.
Or si vous traitez le dogme comme un a priori, vous supprimez la Révélation car elle en fait partie et il n’y a plus de religion. A moins que vous ne vouliez la séparer de tout ce qui ne serait que raison faillible, mais le dogme par définition est infaillible (ou il n’y a plus etc.).
Maintenant, il y a des vérités de foi qui peuvent être révisées car elles ne font pas strictement partie du dogme. Pour cela il faut une bonne raison, celle de converger avec d’autres religions, pourquoi pas, mais le dogme actuel, déjà, fait obstacle au « tronc commun ». Celui de la Trinité par exemple a des conséquences incalculables, ou celui de l’Incarnation, ou etc. Et les 'Eglises catholique et orthodoxe ne supprimeront pas les sacrements pour s'aligner sur les Eglises protestantes. Le contraire seul est envisageable...
Etre un « fidèle », c’est avoir derrière soi de fort longs débats entre de grands esprits. La foi est-elle de l’obscurantisme ? En tout cas et quand elle est chrétienne, elle opère des miracles.

Il me semble que nous sortons du sujet de ce fil, et que je formulerais ainsi : une religion peut-elle prétendre démontrer (comment et selon quels critères) sa supériorité sur les autres, et, l’ayant démontrée, que les autres le reconnaissent ? Et, accessoirement, quelle attitude devra être alors celle de cette religion et de ses membres envers les autres… !
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Ombiace a écrit : dim. 05 janv. 2025, 13:46 Je comprends le souci que vous vous faites, mais comment le concilieriez vous avec Mt 5,
13 « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.

15 Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.

16 De même, que votre lumière brille devant les hommes (...)
Le paon a peut-être pour but d'évangéliser, simplement.
Admettons…
Ombiace a écrit : dim. 05 janv. 2025, 13:46 Il ignore peut-être ausi qu'il vient de pénétrer dans la zone de tournage d'une représentation cinématographique catholique, destinée elle aussi à l'évangélisation... Il faudrait peut-être s'assurer qu'il est informé du projet de film, ça pourrait suffire à le contenir..
Il y a un moment où la métaphore coince.
Il est clair que le metteur en scène c’est le pape, qui a pour missions « d’affermir ses frères » et de garder la cohésion. L’Eglise est cette lumière, par conséquent il n’est pas possible que ses membres « pénètrent par hasard dans la zone de tournage » etc, et les évêques ont ensemble et autour du pape un devoir d’unité doctrinale et le reste du peuple d’obéissance…,
Le paon est bien gentil, mais il n’y a pas que lui qui a de la beauté à exhiber. Le faisan aussi. Et le mouton a sa laine, le bélier sa force, la chèvre sa détente, etc.
Il y a une question de tempo aussi à respecter, vis à vis des autres. Il ne s’agit pas de mobiliser/réquisitionner une autre scène pour faire concurrence, et sous prétexte qu’on se sent délaissé, pas écouté, etc.
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cmoi a écrit : lun. 06 janv. 2025, 4:43 Il y a un moment où la métaphore coince.
Il est clair que le metteur en scène c’est le pape, qui a pour missions « d’affermir ses frères » et de garder la cohésion
Bonjour cmoi.
En fait, pour moi, la métaphore du metteur en scène coince dès le départ, car l'évangélisation ne me semble pas une affaire de mise en scène, mais plutôt d'authenticité spontanée. Je ne pense pas que Jésus dans la Passion se mette en scène.
La mise en scène, ce serait plutôt dans ce contexte de la Passion, le souci des "crucificateurs" (simulacre de procès, etc..)
cmoi
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Re: Pape François : toutes les religions sont un chemin vers Dieu.

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Ombiace a écrit : lun. 06 janv. 2025, 5:01 En fait, pour moi, la métaphore du metteur en scène coince dès le départ, car l'évangélisation ne me semble pas une affaire de mise en scène, mais plutôt d'authenticité spontanée. Je ne pense pas que Jésus dans la Passion se mette en scène.
La mise en scène, ce serait plutôt dans ce contexte de la Passion, le souci des "crucificateurs" (simulacre de procès, etc..)
Oui, je comprends. Il faut l'entendre comme la vie, la création de DIeu et pour lui est une sorte de mise en scène, de représentation où chaque créature tient son rôle et c'est vrai que le pape n'est le metteur en scène que pour une partie spirituelle de la vie et par délégation du fils qui offre, à travers cette représentation, le meilleur de cette création à son Père.
C'est vous qui aviez parlé d'évangélisation, pour moi j'y mettrais tout ce qui concerne la vie surnaturelle et la religion.
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Re: Pape François : toutes les religions sont un chemin vers Dieu.

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cmoi a écrit : lun. 06 janv. 2025, 5:21
Ombiace a écrit : lun. 06 janv. 2025, 5:01 En fait, pour moi, la métaphore du metteur en scène coince dès le départ, car l'évangélisation ne me semble pas une affaire de mise en scène, mais plutôt d'authenticité spontanée. Je ne pense pas que Jésus dans la Passion se mette en scène.
La mise en scène, ce serait plutôt dans ce contexte de la Passion, le souci des "crucificateurs" (simulacre de procès, etc..)
Oui, je comprends. (...)
C'est vous qui aviez parlé d'évangélisation, pour moi j'y mettrais tout ce qui concerne la vie surnaturelle et la religion.
Désolé, moi je ne comprends rien à cette conception de la mise en scène que vous attribuez au Pape pour représenter le Fils et le Père sur terre :
cmoi a écrit : lun. 06 janv. 2025, 5:21 c'est vrai que le pape n'est le metteur en scène que pour une partie spirituelle de la vie et par délégation du fils qui offre, à travers cette représentation, le meilleur de cette création à son Père.
Pour moi, Jésus, par sa Passion, serait plutôt venu pour rendre témoignage à une vérité : Que justement la vie ne se met pas en scène, sous peine d'en mourir (Ne s'est il d'ailleurs pas refusé à mettre en scène un miracle pour Hérode ?)
Dernière modification par Ombiace le lun. 06 janv. 2025, 7:41, modifié 1 fois.
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Re: Pape François : toutes les religions sont un chemin vers Dieu.

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Asellus a écrit : lun. 06 janv. 2025, 7:13 Cher Prodigal,
prodigal a écrit : dim. 05 janv. 2025, 17:32 Bonjour Asellus.
S'il vous plaît de discuter en vue de la vérité, j'aimerais vous interroger sur cette phrase, qui est équivoque, même si en mentionnant maître Eckhart c'est comme si vous en donniez l'interprétation. Néanmoins j'aime mieux, maître Eckhart n'étant pas disponible, vous demander à vous même ce qu'il faut comprendre.
1) Dieu n'est qu'un nom, pas une réalité.
2) L'absolu est une réalité à laquelle ne convient vraiment aucun nom, c'est pourquoi ceux qui parlent de Dieu à tout bout de champ s'égarent (ceux qui disent "Seigneur, Seigneur").
3) L'absolu est une réalité dont Dieu est le nom mais rien que le nom.
Bien sûr, c'est peut-être une quatrième possibilité qui précise le mieux votre pensée, c'est à vous de voir. :)
Eh bien, ces trois propositions me paraissent toutes êtres justes !
Sans doute est-ce pour cette raison qu'il y a hésitation. Aucune des trois propositions ne se révèle immédiatement fausse.
Mais il n'empêche qu'elles sont contradictoires, et donc ne peuvent être vraies ensemble.
Si 1 est vraie, alors Dieu n'est pas, et 2 et 3 sont fausses.
Si 2 est vraie, alors l'absolu, qui est ce que l'on désigne (maladroitement, ou exotériquement si vous préférez) par le mot "Dieu", est, et donc Dieu aussi, mais il n'est pas du tout ce que l'on dit de lui (par "on", entendez les religions).
Si 3 est vraie, alors l'emploi du mot "Dieu" est légitime, pourvu que celui qui l'emploie sache que ce qu'il désigne est au-delà de la désignation utilisée.
Peu ou prou, 1, 2 et 3 me semblent résumer les trois positions fondamentales au sujet de l'absolu. 1 est l'athéisme, 2 est le gnosticisme, 3 est la perspective religieuse. L'idée d'être les trois à la fois n'est pas forcément idiote, mais ne me semble pouvoir être admise que comme une pirouette intelligente pour éviter tout embrigadement.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu
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Re: Pape François : toutes les religions sont un chemin vers Dieu.

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cmoi a écrit : lun. 06 janv. 2025, 5:21 Il faut l'entendre comme la vie, la création de DIeu et pour lui est une sorte de mise en scène, de représentation où chaque créature tient son rôle et c'est vrai que le pape n'est le metteur en scène que pour une partie spirituelle de la vie et par délégation du fils qui offre, à travers cette représentation, le meilleur de cette création à son Père.
Ombiace a écrit : lun. 06 janv. 2025, 6:22 Pour moi, Jésus, par sa Passion, serait plutôt venu pour rendre témoignage à une vérité : Que justement la vie ne se met pas en scène, sous peine d'en mourir
Perso, je dirais, en guise d' illustration que la mise en scène est à la lettre ce que l authenticité est à l esprit, dans la phrase de Saint Paul, de 2 Cor 3 :
06 Lui nous a rendus capables d’être les ministres d’une Alliance nouvelle, fondée non pas sur la lettre mais dans l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit donne la vie.
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