Bien volontiers.Examinons le contexte si vous voulez.
Je vous accorde qu'il n'affichait pas sa véritable et très orthodoxe conviction, mais la dissimulait.Saint Pierre n'enseigne pas qu'il fallait judaïser. Il eut simplement un comportement allant en ce sens («ne marchait pas» selon l'Évangile, mais nullement «n'enseignait pas» selon l'Évangile). Pierre a commis un erreur de procédé, non de doctrine. En outre, ce fut par peur de scandaliser les chrétiens d'origine juive qu'il agit ainsi. Le mot «dissimulation» indique qu'il n'affiche pas sa véritable conviction qui était orthodoxe.
Quant au motif de cette dissimulation, l'Écriture, dont nul ne peut ignorer l'autorité (cf. II Tim. III, 16) est explicite : « En effet, avant l'arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s'esquiva et se tint à l'écart, par crainte des circoncis » (Ga. II, 12).
S'agissait-il d'une crainte fondée sur la charité, comme vous l'exposez à la suite d'éminents auteurs ? J'en doute, car la charité ne peut produire un fruit contraire à vérité ou à la véracité. « Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres » (Col. III, 9). « La charité… ne fait rien de malhonnête… mais elle se réjouit de la vérité » (I Cor. XIII, 4-6). Tout à l'inverse, le mensonge (et ainsi l'hypocrisie) vient du diable : « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père… il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a point de vérité en lui. Quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur, et père du mensonge. » (Jn. VIII, 44). Aussi « que votre parole soit oui, oui ; non, non ; ce qu'on dit de plus vient du Malin » (Mt. V, 37). « Que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement » (Jc. V, 12). « Car c'est du cœur que viennent les mauvaises pensées... les faux témoignages » (Mt. XV, 19). « C'est pourquoi, renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres » (Eph. IV, 25). « Ne mentez pas les uns aux autres » (Col. III, 9).
Or l'Écriture, parole inspirée de Dieu, traite saint Pierre de menteur.
L'Écriture, parole inspirée de Dieu, affirme que Pierre « ne marchait pas droit selon la vérité de l'Évangile » (Ga. II, 14). Plus exactement le texte porte : « qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile » ; le pluriel englobant, outre les chrétiens judaïsants venus de Jérusalem, Pierre, et à sa suite Barnabé et ceux des chrétiens d'Antioche issus du judaïsme ( « les autres juifs »). Et l'Écriture se charge de noter la conduite de Pierre, de Barnabé, et des « autres juifs » (ceux d'Antioche) : « Avec lui (Pierre) les autres juifs (ceux d'Antioche) usèrent aussi d'hypocrisie (συνυπεκρίθησαν), en sorte que Barnabé lui-même fut entraîné par leur hypocrisie (ὑποκρίσει) » (Ga. II, 13).
Vous avez eu l'excellence de citer saint Jérôme et saint Thomas d'Aquin. Vous auriez pu encore, quant à saint Thomas d'Aquin, citer II-II, 43, 6 .
- « Le scandale actif s'oppose à la perfection plus que le scandale passif. Or, le scandale passif ne peut pas exister chez les hommes parfaits. A plus forte raison le scandale actif. » (II-II, 43, 6, sed contra).
« Il y a proprement scandale actif lorsque quelqu'un dit ou fait quelque chose qui est de nature à faire tomber autrui ; ce qui n'a lieu que pour des actions ou des paroles désordonnées. Or, il appartient aux parfaits d'ordonner tout ce qu'ils font conformément à la règle de la raison, selon saint Paul (I Co. XIV, 40) : "Que tout se passe chez vous dignement et dans l'ordre." Surtout, ils apportent tout spécialement ce souci dans les choses où non seulement ils pourraient eux-mêmes trébucher, mais aussi faire trébucher les autres. Si parfois, dans ce qu'ils disent ou font en public, il se produit quelque chose qui manque à cette mesure, cela provient de la faiblesse humaine qui les fait déchoir de la perfection. Ils n'en déchoient pas toutefois au point de s'écarter beaucoup de l'ordre de la raison ; ils ne le font qu'un peu et de manière légère. Et cela n'est pas d'une telle importance qu'un autre puisse raisonnablement y trouver une occasion de pécher. » (II-II, 43, 6, conclusion).
« Pierre commit une faute, et il fut répréhensible en se séparant des païens pour éviter le scandale des Juifs : ainsi pensent saint Augustin et saint Paul lui-même. Pierre commettait en cela une certaine imprudence, scandalisant ainsi les païens nouvellement convertis à la foi. Cependant l'acte de Pierre n'était pas un péché si grave que les autres pussent raisonnablement en être scandalisés. C'est pourquoi ils souffraient un scandale passif, mais chez Pierre il n'y avait pas de scandale actif. » (II-II, 43, 6, réponse à la deuxième objection).
On pourrait tout au contraire arguer qu'aussi véniel qu'il pût l'être, le péché de Pierre était un péché de scandale actif. Car, contre saint Thomas d'Aquin précédemment cité, saint Thomas d'Aquin lui-même :
- - « Nous l'avons dit, la vertu de vérité fait que l'on se montre à l'extérieur, par des signes visibles, tel qu'on est. Or les signes extérieurs ne sont pas seulement des paroles, mais aussi des actes. De même qu'il est contraire à la vertu de vérité de parler contre sa pensée, ce qui est mentir ; de même on s'oppose à la vérité en se montrant, par des signes qui sont des actes ou des choses, contrairement à ce qu'on est au fond, et c'est là ce qu'on appelle proprement la simulation. Aussi est-elle à proprement parler un mensonge constitué par ces signes extérieurs que sont les actions. Peu importe qu'on mente en paroles ou par tout autre fait, nous l'avons dit. Aussi, puisque tout mensonge est un péché, nous l'avons vu aussi, il s'ensuit que toute simulation est un péché. » (II-II, 111, 1, conclusion).
- - Thomas définit ensuite l'hypocrisie comme une espèce particulière de mensonge. Il affirme :
- 1° Que l'hypocrisie est un mensonge : « Toute simulation est un mensonge… Or le mensonge s'oppose directement à la vertu de vérité. Donc aussi la simulation ou hypocrisie. » (II-II, 111, 3, sed contra).
2° Que l'hypocrisie est un mensonge d'une espèce particulière : un mensonge où, par le signe qu'on produit, on cherche à se faire passer pour ce qu'on est pas : l'hypocrisie est, pour Thomas, un mensonge sur soi-même fait aux autres. « Isidore dit, dans ses Étymologies : "Le mot grec hypocrite se traduit en latin simulator » (II-II, 111, 2, sed contra). « Comme le dit Isidore au même endroit "le mot "hypocrite" a pour origine l'apparence de ceux qui se produisent dans les spectacles avec des masques qui distinguaient par leur diversité les personnages représentés, hommes ou femmes, pour créer l'illusion chez les spectateurs de ces jeux." Ce qui fait dire à saint Augustin : "De même que les comédiens (hypocritae) simulent d'autres personnages, jouent le rôle de celui qu'ils ne sont pas - car l'acteur qui joue Agamemnon ne l'est pas vraiment, mais le simule - de même, dans l'Église et dans toute la vie, tout homme, qui veut se faire prendre pour ce qu'il n'est pas, est un hypocrite… » (II-II, 111, 2, conclusion).
3° Il va ensuite restreindre sa définition de l'hypocrisie, pour n'envisager que les cas où l'homme réellement mauvais cherche à se faire passer pour bon par un signe mensonger : « La simulation, comme le mensonge, comporte deux éléments : l'un est le signe, l'autre la réalité signifiée (par le signe). Dans l'hypocrisie, c'est l'intention mauvaise qui est envisagée comme la réalité signifiée, laquelle ne correspond pas au signe. Mais dans toute espèce de simulation et de mensonge, ce sont les réalités extérieures, paroles, actions et tout ce qui tombe sous le sens, qui sont envisagés comme signes. » (II-II, 111, 2, solution 3).
- 1° Que l'hypocrisie est un mensonge : « Toute simulation est un mensonge… Or le mensonge s'oppose directement à la vertu de vérité. Donc aussi la simulation ou hypocrisie. » (II-II, 111, 3, sed contra).
- - Il est pourtant une autre espèce d'hypocrisie. La restriction de l'hypocrisie à l'une seule de ses espèces est insatisfaisante, car elle ne permet pas de rendre compte de l'Écriture affirmant l'hypocrisie de Pierre (Ga. II, 13). En effet, de deux choses l'une.
1° Soit les anciennes pratiques de la Loi n'ont pas été abrogées par le Christ, et elles obligent l’Église. Pierre est alors mauvais de ne les pas respecter, et hypocrite en voulant laisser croire aux judaïsants qu'il les respecte. Cette interprétation est exclue, car il est écrit : « Si vous n'êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés… Les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner cette affaire. Une grande discussion s'étant engagée, Pierre se leva, et leur dit : Hommes, frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les païens entendissent la parole de l'Évangile et qu'ils crussent. Et Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant le Saint-Esprit comme à nous ; il n'a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n'avons pu porter ? Mais c'est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, de la même manière qu'eux. » (Ac. XV, 1 ; 6-12).
2° Soit les anciennes pratiques de la Loi ont été abrogées par le Christ, et prétendre les imposer est contraire à la foi. C'est donc en tant qu'il était bon (en tant que confessant l'inutilité des pratiques judaïques pour le salut, cf. Ac.XV), que Pierre a, par hypocrisie (Ga. II, 13), donné un signe mauvais. Et quelque ait pu être être le très généreux motif de son mensonge - l'hypocrisie est un mensonge - il savait qu'il mentait.
La question d'abord soulevée à Jérusalem avant de l'être à Antioche, était éminemment doctrinale : les anciens commandements divins de la Loi mosaïque, ceux relevant de la Loi divine positive vétérotestamentaire, furent-ils ou non abrogés par le Christ ?
- 1° Si non, leur observance restait nécessaire au salut.
2° Si oui, vouloir y obliger était affirmer qu'alors qu'abrogés, ils devaient néanmoins être respectés pour le salut. C'était donc nier que nous sommes justifiés par la foi, pour affirmer notre justification par celles des œuvres désormais caduques de la Loi.
C'est pourtant sur le terrain doctrinal que se situe Ga. II : « Voyant qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ? Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d'entre les païens. Néanmoins, sachant que ce n'est pas par les œuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus-Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi. Mais, tandis que nous cherchons à être justifiés par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là ! Car, si je rebâtis les choses que j'ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur, car c'est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu. J'ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s'obtient par la loi, Christ est donc mort en vain. » (Ga. II, 14-21).
Bref, le conflit d'Antioche entre Paul et Pierre n'était pas d'ordre pastoral mais doctrinal. Ce n'était pas un conflit d'ordre pastoral, raison pourquoi l'enseignement de saint Thomas donné en II-II, 43, 6 est totalement hors-sujet : la question n'est pas de savoir si, par hypocrisie, Pierre, cherchant à ne pas scandaliser les judéo-chrétiens, a ou n'a pas scandalisé les pagano-chrétiens. En vérité il a activement scandalisé toute l'Église (« Le juste pèche [véniellement] sept fois » Pr.XXIV, 16), tant sa composante judo-chrétienne que pagano-chrétienne, en leur enseignant, par l'exemple de ses gestes (et contre sa conviction profonde assurément orthodoxe dont témoigne l'enseignement qu'il donna en paroles à Jérusalem), à judaïser = leur enseignant ainsi, par ses gestes (et contre la vérité de l'enseignement apostolique donné à Jérusalem), que les anciennes pratiques relevaient toujours de la Loi divine donc devaient être respectées. Bref, alors que pleinement orthodoxe dans sa foi (et dans son enseignement iérosolymitain), il enseigna à Antioche, par ses actes, hypocritement tout à l'inverse de sa foi. Ce n'est donc pas par erreur mais par mensonge qu'il a, par ses actes, enseigné l'erreur ; d'où le point 2.2 de ma précédente réponse à Cmoi.
À l'intention de Cmoi (son message d'hier, 5:02), dans ce conflit opposant Paul et Pierre, Ga. II 14-21 fait bien plus qu'exposer le point de vue de saint Paul. Le texte expose le point de vue de Dieu, auteur principal de tout texte divinement inspiré (II Tim. III, 16). L'enseignement de saint Paul est ici l'enseignement de Dieu, qui prime l'enseignement foireux que, par son attitude hypocrite, saint Pierre donna à Antioche pour le scandale de TOUTE l’Église.
Tout d'abord, sachez que toute cette discussion relative à saint Pierre me hérisse, tant je la trouve scabreuse. Je ne m'y suis d'abord risqué que pour mieux démontrer l'absurdité du sédévacantisme. J'ai du ensuite développer, en ce post-même, à seule fin de vous répondre loyalement sur le fond. Je m'agenouille et prosterne très sincèrement devant le bienheureux saint Pierre Apôtre, à la très éminente sainteté.Il me semble difficile de pouvoir comprendre autrement votre paragraphe de conclusion. L'idée que Pierre puisse être irréprochable en matière d'enseignement de la foi vous fait sourire.
Quant aux Apôtres, il me semble qu'il faut distinguer comme suit : 1° En tant qu'ils sont les organes de la Révélation, leur enseignement appartient à la Tradition constitutive, constitutive du dépôt de la foi, vraie de la vérité-même de Dieu révélant. De ce point de vue, l'enseignement apostolique jouit d'une inerrance absolue. 2° En tant qu'ils sont les interprètes de cette Tradition constitutive, ils sont, comme interprètes, les organes initiaux de la Tradition continuative chargée d'expliciter le dépôt de la foi. 3° Les successeurs des Apôtres ne leur succèdent, quant à l'enseignement, que dans l'ordre de la Tradition continuative. 4° L'enseignement des successeurs de Pierre n'est infaillible qu'à condition qu'ils usent du charisme d'infaillibilité. S'ils n'en usent pas, leur enseignement est faillible, potentiellement erroné ; aussi n'exige-t'il que l'assentiment religieux et prudent (canon 752 CIC 1983), non l'assentiment de foi (canon 750 CIC 1983). 5° Quand en sus d'être faillible, l'enseignement par les paroles ou par les gestes (les actes) est de surcroît erroné, il devient légitime de s'y opposer, car « il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes » (Ac. V, 29). 6° Si donc l'attitude de saint Pierre a Antioche était constitutive d'un enseignement erroné donné par gestes, saint Paul était pleinement légitime à s'y opposer. Cette opposition relevait de la correction fraternelle, fille de la charité.
Donc, pour répondre précisément à votre question, oui, au regard de ce qui précède. Ce qui me fait tristement sourire, c'est la conception biaisée, ultramontaine ou papiste, du souverain pontificat. J'y vois une profonde déformation de l'ecclésiologie authentiquement catholique.
Vous ayant loyalement répondu, permettez qu'à mon tour je vous pose une double question.
1° Niez-vous qu’un Pape formellement Pape puisse errer, de sorte que ses enseignements soient toujours infaillibles ?
2° Si oui, affirmez-vous qu’un Pape ne puisse errer :
- Qu’après que Dieu l’ait déposé du souverain pontificat ?
- Ou qu'à condition de n'être pas véritablement Pape, par suite d'une élection invalide ?
Je suis en opposition certaine, totale et absolue, à toute forme de protestantisme. Je confesse la plénitude de juridiction directe et immédiate des souverains pontifes ; et conséquemment reconnais l'infaillibilité des enseignements pontificaux dès ces enseignements donnés par mode d'infaillibilité, c'est-à-dire en les cas énumérés par la Congrégation pour la doctrine de la foi en sa Note doctrinale du 29 juin 1998. Ce que j'accorde à tous - qu'ils soient catholiques, orthodoxes, protestants - c'est qu'hors ces cas leur enseignement est faillible, d'où conséquemment la distinction des canons 750 et 752 du CIC 1983.J'en profiterai pour vous faire observer que c'est bien là un argument [l'incident d'Antioche] que savoure les protestants, eux qui comme vous le savez nient depuis toujours les prétentions catholiques au sujet de l'infaillibilité de l'Église et de ses enseignements doctrinaux. Ils disent que les papes donnent des enseignements faux. Vous seriez de cet avis ?
Je suis encore en opposition au sola scriptura, ce à raison même de l'Écriture (I P. I, 20). Ceci étant dit, la règle suprême de la foi est l'autorité de Dieu révélant. Si donc l'Église est la règle prochaine de la foi - et en elle, au premier chef, le Pape - c'est autant que le Pape use du charisme de l'infaillibilité. Quand il n'en use pas, son enseignement est faillible. Et quand, faillible, de surcroît erroné, il faut s'y opposer, car, aux termes mêmes de l'enseignement apostolique, « il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes » (Ac. V, 29).
Je ne suis aucunement d'accord avec le lefebvrisme, objectivement schismatique ; ce même à leur accorder la justesse de certaines de leurs critiques contre certains enseignements pontificaux post-conciliaires.Autre chose : c'est là également comme le discours de la FSSPX, Perlum pim pum. Vous devez bien savoir comment, à la FSSPX, nos tradis disent devoir faire comme saint Paul à Antioche. «Résistons» Il leur faut corriger le Pape, prendre le bon mais ignorer les faussetés doctrinales pouvant sortir de sa bouche à un moment ou l'autre. Vous seriez d'accord avec eux ?


