@PP
D’après mes recherches, malheureusement ce livre est épuisé et introuvable, même en occasion.
Heureux êtes-vous de l'avoir !
@ Gaudens
Le discours de l’Eglise n’est pas fait pour juger les autres mais éclairer les consciences et favoriser le discernement, il ne prétend pas non plus supplanter ou remplacer, équivaloir au jugement de Dieu, pas même en en référant à la parole du Christ sur ce qu’elle liera et déliera, vu que cela concerne alors ses actes et qu’elle-même ne donne plus une portée de damnation à ceux les plus sévères !
Il peut ou a pu se montrer parfois excessif ou laxiste au regard de sa mission qui est de permettre le salut du plus d’âmes possibles. La « crainte de Dieu » et de l’enjeu a pu aussi la faire se recroqueviller sur un « système » comme pour se défendre de l’erreur, malheureusement tout système y invite et ne saurait rendre compte de Celui qui est Le Vivant.
Au lieu de botter en touche par l’évocation « d’une question complexe qui demanderait des réflexions spécifiques », pourquoi ne pas respecter ceux qui essayent de l’aborder avec prudence et essayer d’enrichir ces réflexions qui contribuent à résoudre un peu le mystère, dans la joie de la résurrection ?
Il ne s’agit pas d’un concours pour se faire valoir avec des examinateurs et des spectateurs et si nous sommes tous concernés, il ne serait pas normal d’en laisser le sort à quelques-uns, seraient-ils de hauts prélats ou théologiens, car derrière ce sujet comme tant d’autres, il est question d’aimer une personne et donc de mieux la connaître.
Nous sommes tous appelés à la sainteté, mais il est vrai pas au même stade, et selon des voies différentes, or cette question relève précisément de ce qu’elle permet d’apprendre dans l’intimité de Jésus, avec l’obligation de ne pas le garder pour soi.
@Thurar
Il vous aura échappé que cette contrition parfaite n’est pas comme un vêtement qui s’achète, ou alors il serait hors de prix et tout le monde ne peut pas se l’offrir…
Olivier JC a écrit : ↑mer. 09 juil. 2025, 8:33
Que Dieu soit dispendieux et libéral quant à sa miséricorde me semble une évidence. Le problème ne surgit en réalité que lorsqu'est oublié le fait que la miséricorde offerte ne peut être reçue sans dispositions intérieures idoines, à savoir la pénitence/conversion/contrition.
Je ne parlais pas de Dieu qui est Dieu, mais de ceux qui selon l’expression « ne sont pas les payeurs ».
Trinité a écrit : ↑mer. 09 juil. 2025, 17:11
et , malgré tout il choisit l'égoïsme , la haine ect...
Envers et contre tout , il persiste dans son non amour, malgré la découverte de l'Amour...
Ce n’est pas un sujet sur lequel on peut changer d’avis ou de positionnement comme de chemise ; il ne s’agit pas que d’apparences.
Pas plus qu’ici-bas à propos de l’amour humain, la rencontre ne peut nous rendre meilleur qu’en fonction d’une capacité qui se développe ou s’atrophie selon nos choix antérieurs et notre volonté, qui reflètent notre être intérieur.
Le fait « d’y croire » ou pas n’est qu’un prétexte, d’où sa parole à Thomas sur le bonheur de ceux qui croiront sans l’avoir vu : plus que d’un bonheur il s’agit d’une nécessité qui reflète la liberté de bien plus qu’un pari.
Ainsi, comme l’écrivait déjà Lao Tseu du temps des patriarches :
"Le sage n’a rien en lui de personnel,
Il fait sienne l’âme universelle.
Bon envers ce qui est bon,
Il l’est aussi envers ce qui s’en éloigne ;
Car telle est la bonté même.
Loyal envers ce qui en témoigne,
Il l’est encore envers la transgression ;
Car telle est la loyauté elle-même."
Moralité : cessons d’être lâches !