Innocent comme un enfant :
Aimer chaque personne comme le Christ nous a aimés : sans jugement, sans condamnation.
1 — Ne pas condamner
Évangile selon Luc 6,37
« Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. »
2 — Aimer inconditionnellement
Évangile selon Jean 13,34
« Je vous donne un commandement
nouveau : aimez-vous les uns les autres.
Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. »
Comment guérir et retrouver l’innocence ?
3 — Suivre le Christ, unique chemin
Évangile selon Jean 14,6
« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
4 — Entrer dans la confiance filiale
Évangile selon Matthieu 6,8
« Votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. »
5 — Accepter l’épreuve à la suite du Maître
Évangile selon Matthieu 10,24
« Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. »
6 — Renoncer à tout ce qui empêche d’aimer
Évangile selon Matthieu 16,24-25
« Si quelqu’un veut marcher à ma suite,
qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. »
7 — Aller jusqu’au don de soi
Évangile selon Jean 15,13
« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »
[*]
Synthèse
→ Le renoncement n’est pas une perte ou une une auto-négation : il est un passage. Il ouvre à une vie libérée de soi-même, capable d’aimer
tout le monde en vérité, sans juger ni condamner.
→ Ce qui empêche d’aimer, même sous une apparence juste, morale ou spirituelle, doit être discerné et, si nécessaire, abandonné.
→ Cela exige un accompagnement spirituel solide pour éviter les scrupules ou un rejet injuste de structures légitimes (Église, morale, etc.).
→ L’innocence évangélique n’est pas naïveté : elle est une purification du regard et du cœur.
→ Elle ne se reconquiert pas par la seule volonté : elle se reçoit comme une grâce, au terme d’un chemin de dépouillement.
→ Ce chemin est exigeant, parfois âpre ; mais son fruit est une paix réelle, stable, et une charité universelle.
→ On se dépouille par amour, pas par désir.
Dieu veille jalousement sur l’Esprit qu’il a fait habiter en nous !
— Jacques 4,5