Le baptême des enfants

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David25
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Re: Nouveau membre : David25

Message non lu par David25 »

Boris a écrit :N'est-ce pas une forme de Foi ?

Seriez-vous donc omniscient pour savoir qui a la Foi et qui ne l'a pas ?
Moi, non. Mais Dieu l'est. Il est le plus apte à juger si un baptême s'est fait sur une confession de foi ou pas.

Le peu que les hommes puissent faire est de lire la Bible et de ne pratiquer que des baptêmes qui sont le plus proches possibles de ce que Dieu souhaite.
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Boris
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Baptême des adultes ou des enfants ?

Message non lu par Boris »

Au fait, je viens d'y penser : vous nier donc que Dieu donne la Foi par le Baptême ?

C'est un aspect de la doctrine catholique.
C'est d'ailleurs une des réponses que les parents peuvent donner lorsque le ministre leur dit :
"Que demandez-vous pour N. à l'Eglise de Dieu ?"
Catéchisme de l'Eglise Catholique Abrégé a écrit :258 . Pourquoi l'Église baptise-t-elle les petits enfants ?
Parce que, étant nés avec le péché originel, les petits enfants ont besoin d'être délivrés du pouvoir du Malin et d'être introduits dans le royaume de la liberté des fils de Dieu.

259 . Que demande-t-on à un baptisé ?
À tout baptisé, on demande de faire la profession de foi, qui est exprimée personnellement dans le cas d'un adulte, ou par les parents et par l'Église dans le cas d'un petit enfant. Le parrain ou la marraine, et la communauté ecclésiale entière ont, eux aussi, une part de responsabilité dans la préparation au Baptême (catéchuménat), de même que dans le développement de la foi et de la grâce baptismale.

262 . Peut-on être sauvé sans le Baptême ?
Parce que le Christ est mort pour le salut de tous les hommes, peuvent aussi être sauvés sans le Baptême ceux qui sont morts à cause de la foi (Baptême du sang), les catéchumènes et de même ceux qui, sous la motion de la grâce, sans avoir la connaissance du Christ ni de l'Église, recherchent sincèrement Dieu et s'efforcent d'accomplir sa volonté (Baptême de désir). Quant aux petits enfants morts sans Baptême, l'Église dans sa liturgie les confie à la miséricorde de Dieu.

263 . Quels sont les effets du Baptême ?
Le Baptême remet le péché originel, tous les péchés personnels et les peines dues au péché. Il fait participer à la vie divine trinitaire par la grâce sanctifiante, par la grâce de la justification qui incorpore au Christ et à son Église. Il donne part au sacerdoce du Christ et il constitue le fondement de la communion avec tous les chrétiens. Il dispense les vertus théologales et les dons de l'Esprit Saint. Le baptisé appartient pour toujours au Christ : il est marqué du sceau indélébile du Christ (caractère).
Catéchisme de l'Eglise Catholique a écrit :Foi et Baptême

1253 Le Baptême est le sacrement de la foi (cf. Mc 16,16). Mais la foi a besoin de la communauté des croyants. Ce n'est que dans la foi de l'Eglise que chacun des fidèles peut croire. La foi qui est requise pour le Baptême n'est pas une foi parfaite et mûre, mais un début qui est appelé à se développer. Au catéchumène ou à son parrain on demande: "Que demandez-vous à l'Eglise de Dieu?" Et il répond: "La foi!".

1254 Chez tous les baptisés, enfants ou adultes, la foi doit croître après le Baptême. C'est pour cela que l'Eglise célèbre chaque année, dans la nuit pascale, le renouvellement des promesses du Baptême. La préparation au Baptême ne mène qu'au seuil de la vie nouvelle. Le Baptême est la source de la vie nouvelle dans le Christ de laquelle jaillit toute la vie chrétienne.

1255 Pour que la grâce baptismale puisse se déployer, l'aide des parents est importante. C'est là aussi le rôle du parrain ou de la marraine, qui doivent être des croyants solides, capables et prêts à aider le nouveau baptisé, enfant ou adulte, sur son chemin dans la vie chrétienne (cf.CIC 872-874). Leur tâche est une véritable fonction ecclésiale ("officium"; cf. SC 67) Toute la communauté ecclésiale porte une part de responsabilité dans le déploiement et la garde de la grâce reçue au Baptême.
UdP,
Boris
Charles
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Re: Nouveau membre : David25

Message non lu par Charles »

Bonjour
David25 a écrit :Au lieu d'une liberté de choisir, il s'agit surtout d'une envie de suivre Jésus. Là est l'importance d'une solide éducation chrétienne pour que l'enfant devenu grand puisse décider de lui même d'être un disciple de Jésus.
Car à quoi sert-il d'entrer "officiellement" dans l'Eglise si nous ne croyons pas ?
Le problème de votre conception du baptême, c'est la réduction que vous faites subir à la liberté humaine. Vous l'érigez en absolu et un absolu étriqué, aux dimensions subjectives de l'envie, de la décision, du choix. La liberté chrétienne n'est pas cela. D'abord, un chrétien ne sent pas violé dans sa liberté du fait qu'il soit précédé. Précédé par l'Eglise, par ses parents qui lui ont donné la vie, par Dieu qui l'a créé et aimé sans lui demander son avis. "Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis" (Jn 15, 16). Vous vous imaginez que dans la relation entre Dieu et l'homme, c'est l'homme qui est premier. Alors que Dieu précède l'homme. C'est le Christ qui nous a choisi, c'est Dieu qui nous a connu et aimé alors que nous n'étions pas encore né.

Quelle difficulté à recevoir le baptême quand on est enfant ? Quelle difficulté à être précédé quand c'est par l'amour de Dieu ? La difficulté, c'est le péché, l'orgueil, l'ambition et le mensonge de se croire à l'origine de son propre salut et de la relation à Dieu. Le Christ nous dit que ce n'est pas nous qui l'avons choisi mais que c'est lui qui nous a choisis ; vous répondez que non, vous refusez de vous laisser choisir, vous refusez que ce soit le Christ qui nous aime le premier et vous soumettez le salut à une vague "envie" subjective de le suivre ou pas... L'amour ne supporte pas cette comptabilité d'épicier que vous faites. La liberté n'a de sens que dans l'amour et l'amour ne commence pas avec nous mais bien avant nous... Ce n'est pas une réponse d'amour dont vous parlez, mais d'une négation de l'amour au nom d'une liberté mal comprise. Mais "en lui, il nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l'amour, saints et irréprochables sous son regard." (Ep 1, 4)

Et il y a aussi que c'est dangereux de se laisser choisir par Dieu, on ne sait jamais ce qu'il peut avoir en tête, dans quels chemins il a prévu de nous faire passer : "Mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous". (Jn 15, 19) En prétendant décider de soi-même, être l'origine souveraine de notre relation à Dieu, on s'évite bien des désagréments. Les mêmes désagréments qu'eut à subir Israël du fait de son élection.

Bref, refuser d'être précédé par Dieu, c'est choisir de se retenir, de se garder soi-même plutôt que de se donner à lui. Parce qu'il est impossible que nous soyons premiers par rapport à lui. Si l'on a besoin d'être à l'origine de l'amour pour accepter une relation d'amour, alors jamais on ne l'acceptera, parce que ce n'est pas nous qui sommes Dieu... "J'ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d'Egypte, je l'ai appelé mon fils. C'est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n'a pas compris que je venais à son secours. Je le guidais avec humanité, par des liens de tendresse ; je le traitais comme un nourrisson qu'on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger." (Os 11, 1-4) Il y en a qui ne veulent pas être enfants de Dieu mais être eux-mêmes in principio, en archè, comme des dieux... Archè, un commencement qui commande...
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ASTRID
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Baptême des enfants

Message non lu par ASTRID »

Voilà, ma fille de 8 ans veut se faire baptiser, nous sommes séparés avec son père depuis 1,5 ans. Elle a demandé l'accord à son père qui était d'accord, mais voilà qu'il change d'avis, juste pour me faire du mal c est sa spécialité !!!!!! Que pouvons-nous faire ?
Ma fille à déjà commencée sa préparation, et c'est une demande de sa part !!!
Merci pour vos réponse.
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Re: BAPTEME DE MA FILLE DE 8 ANS

Message non lu par Yves54 »

Si votre fille a demandé elle-même le baptême, il ne me semble pas que l'accord du père soit nécessaire. Je vous conseillerais juste d'essayer d'expliquer (autant que possible) au père de votre enfant qu'en refusant le désir de sa fille il lui fera du mal, je ne pense pas que c'est ce qu'il souhaite.

Amitié,

Yves
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Re: BAPTEME DE MA FILLE DE 8 ANS

Message non lu par loki »

Bonjour,
Ma compagne et moi avons fait baptiser nos deux filles récemment, en compagnie d'un très jeune garçon dont le papa n'était pas présent, car ses parents sont séparés.
Seule la maman était présente avec sa famille ascendante, et l'absence du père pour signer le registre et lors des réunions de préparation n'a pas eu l'air de poser le moindre problème au Père qui leur a donné ce Sacrement.
Il est vrai qu'il est d'une ouverture et d'une intelligence remarquables.
Je crois qu'il faut en parler avec le prêtre de votre paroisse. Je ne sais pas ce que prévoient les textes de l'Eglise à ce sujet, mais à mon avis, ils doivent encourager l'accès au baptème.
Je vous souhaite bon courage
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Re: BAPTEME DE MA FILLE DE 8 ANS

Message non lu par ravi »

Il faut en parler avec le prêtre qui fait la préparation.
L'accord des parents préservent la liberté de l'église vis à vis de l'enfant.
En cas de divorce, il faut voir qui a la parentalité.
Il faut voir la religion des parents
C'est vrai que ce sont des situations très délicates. Il faut aider l'enfant à tenir compte de cette situation dans sa préparation au sacrement.
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antioche
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Baptême des petits enfants et péché originel

Message non lu par antioche »

Chers amis,

J’ai entendu dire que la pratique du baptême des enfants est attestée, dans l’histoire de l’Eglise, avant que ne soit formalisée la théologie du péché originel.

On sait, par ailleurs que le baptême va au-delà de la seule rémission des péchés.

J’ai trouvé cette citation chez Saint Jean Chrysostome :

"C’est pour cette raison que nous baptisons même les petits enfants, bien qu’ils n’aient pas de péchés, pour que leur soit ajouté la justice, la filiation, l’héritage, la grâce d’être frères et membres du Christ, et de devenir la demeure du Saint-Esprit".


En poursuivant j’ai aussi lu que Saint Augustin aurait, le premier, fait un lien entre le baptême des petits enfants et la doctrine du péché originel en cours d’élaboration.

Avez-vous des informations sur ces faits ?

Cordialement.
jeanbaptiste
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Re: Baptême des petits enfants et péché originel

Message non lu par jeanbaptiste »

Il y a en effet des textes d'Augustin sur le péché originel et le baptème des jeunes enfants.

Le troisième tome des œuvres choisies d'Augustin en Pléiade propose une petite notice sur cette question à la page 1388, dans le "Répertoire" : La question des enfants morts sans baptême.

Cette notice indique que cette question doit être comprise, chez Augustin, avec la controverse qu'il l'opposa aux idées pélagiennes. À l'époque l'Église Catholique, en Afrique du Nord, et en Occident comme en Orient, pratique le baptême des nouveaux nés. Il semble que l'usage remonte au moins jusqu'au IIIe siècle grâce à un témoignage de Tetullien datant de 220 (son ouvrage Du Baptême) alors peu favorable à la chose. En 258 Cyprien, évêque de Carthages, estime que le baptême est à l'image de la loi de la circoncision et doit donc être donné le huitième jour après la naissance de l'enfant.

La question occupa Augustin suite à l'affaire née de Celestius, disciple de Pélage. Celestius admettait le pédobaptème alors même qu'il considérait, en pélagien, que l'enfant était à la naissance était dans la même condition qu'Adam avant le péché. Augustin n'intervient publiquement sur ce sujet qu'avec le Sermon CLXXIV commentant 1Tm I,15-16 : les enfants sont dès la naissance malade d'un péché que ne sauve que le baptême, seule la grâce de Dieu peut les guérir et les sauver. Augustin enfonce le clou avec Des peins méritées par les péchés et leur rémission par le baptême des petits enfants.

Augustin n'explique pas pourquoi Dieu laisse mourir des enfants sans baptêmes, mais puisque la damnation est à mesure des péchés personnels, celle de ces enfants sera, selon ses dires, très douce.

Sermon CLXXIV,7 :
[+] Texte masqué
7. Dire que dans l'enfance Jésus ne trouve rien à sauver, c'est nier que le Christ soit Jésus pour tous les enfants fidèles. Oui, dire que dans l'enfance il n'y a rien à sauver pour Jésus, c'est dire absolument que le Christ Notre-Seigneur n'est pas Jésus pour les enfants fidèles, en d'autres termes, pour les enfants qui ont reçu son baptême. Qu'est-ce en effet que signifie Jésus? Jésus signifie Sauveur. Donc le Christ n'est pas Jésus pour ceux qu'il ne sauve pas, parce qu'en eux il n'y a pour lui rien à sauver. Maintenant, si vous pouvez entendre dire que pour quelques-uns

1. Ep 3,17 - 2. Lc 19,1-10

de ceux qui ont reçu le baptême le Christ n'est pas Jésus, je ne sais si votre foi est bien en règle. Ce sont des enfants, il est vrai, mais ils deviennent ses membres; ce sont des enfants, mais ils reçoivent ses sacrements; ce sont des enfants, mais ils partagent sa table pour avoir en eux le vie. Pourquoi me dire: Cet enfant a bonne santé, il est sans vice? S'il est sans vice, pourquoi cours-tu le porter au Médecin? Ne crains-tu pas que ce Médecin ne te réponde: Loin d'ici cet enfant, puisque tu le crois en bonne santé? Le Fils de l'homme n'est venu chercher et sauver que ce qui était perdu. Pourquoi me l'apporter, s'il n'est pas perdu? (Augustin, Sermons 174)
DU MÉRITE ET DE LA RÉMISSION DES PÉCHÉS ET DU BAPTÊME DES PETITS ENFANTS I,XVI
[+] Texte masqué
21. Par suite, on peut affirmer avec vérité que les petits enfants qui- meurent sans baptême seront placés dans la plus douce de toutes les damnations; mais c'est adopter et propager une grosse erreur que de publier qu'ils ne seront point damnés; car l'Apôtre dit: «Pour un seul péché il y a un jugement de condamnation»; et il ajoute bientôt après: «Par la faute d'un seul tous les hommes tombent sous la condamnation».

Ainsi encore, après qu'Adam eut péché en désobéissant à Dieu, alors aussitôt son corps, déjà mortel et animal avant sa chute, perdit aussi une grâce, celle qui le rendait, en tousses membres, obéissant à notre âme. Alors, oui, se fit sentir ce mouvement bestial si honteux à notre humanité, et dont Adam rougit en se voyant nu. Alors une sorte de maladie sembla prendre son germe dans cette corruption soudaine et empestée de notre nature: le genre humain perdit cette vigueur de jeunesse inaltérable qu'il avait reçue du Créateur, et dut marcher à la mort à travers les vicissitudes des âges. Les hommes, dans la suite, vécurent encore de longues années, sans doute; mais


1. Rm 5,12-21

ils commencèrent à mourir dès le jour où ils reçurent cette loi de mort qui les condamne à subir la décrépitude par la vieillesse. Peut-on dire, en effet, qu'il se maintienne, ne fût-ce qu'un instant? ou plutôt ne s'écoule-t-il pas sans relâche, l'être quel qu'il soit, qu'un continuel changement précipite peu à peu vers une fin qui, loin de le perfectionner, l'éteint et le détruit? Ainsi s'est accompli ce que Dieu avait prédit: «Le jour où vous mangerez de ce fruit, vous mourrez (1)».

Mais, de plus, un homme quelconque a-t-il reçu sa naissance charnelle après cette désobéissance de la chair, et sous l'empire de cette loi de péché et de mort? Il aura besoin, par suite, de recevoir une nouvelle naissance toute spirituelle, non-seulement pour arriver au royaume de Dieu, mais même simplement pour être délivré de la damnation encourue par le péché. Ainsi, quand l'homme naît dans la chair, il est atteint tout à la fois et du péché et de la mort du premier Adam; mais aussi, quand il renaît dans le baptême, il a part à la justice et à la vie éternelle du second Adam auquel il est uni. Témoin, pour le premier de ces points, les paroles de l'Ecclésiastique: «C'est par la femme que le péché a commencé, et c'est par elle que nous mourons tous (2)». Qu'on attribue, au reste, la faute à Eve ou à son époux, dans les deux cas elle appartient au premier homme; car nous savons que la femme a été tirée de l'homme, et que tous deux sont une seule chair, selon qu'il est écrit: «Ils seront deux en une seule chair». «Ainsi ils ne sont plus deux», a dit Notre-Seigneur, «mais une seule chair (3)». (Augustin, du mérite I-II-III - CHAPITRE XVI. LES ENFANTS NON BAPTISÉS SUBISSENT CERTAINEMENT LA DAMNATION LA PLUS DOUCE DE TOUTES; CEPENDANT, EN PUNITION DU PÉCHÉ D'ADAM, LE CORPS A PERDU, LUI AUSS1,LES DONS DE LA GRACE.)
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patricia
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Baptême

Message non lu par patricia »

Mon petit fils à 4 mois, il s'appelle NOLANN et nous ne trouvons aucun prêtre qui veuille le baptisé sous ce prénom qui n'est pas un nom Saint de plus la "marraine" est baptisée mais elle n'a fait aucune communion donc ils ne veulent pas d'elle comme marraine nous trouvons tout ceci bien dommage car du coup il ne sera pas baptisé.
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Columbanus
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Re: Baptême

Message non lu par Columbanus »

patricia a écrit :Mon petit fils à 4 mois, il s'appelle NOLANN et nous ne trouvons aucun prêtre qui veuille le baptisé sous ce prénom qui n'est pas un nom Saint de plus la "marraine" est baptisée mais elle n'a fait aucune communion donc ils ne veulent pas d'elle comme marraine nous trouvons tout ceci bien dommage car du coup il ne sera pas baptisé.
Avant toute chose, notez bien ceci, Patricia:
Code de Droit Canonique (le "code" de l'Église),
article 855: "Les parents, les parrains et le curé veilleront à ce que ne soit pas donné de prénom étranger au sens chrétien."

Sans mauvaise foi, je ne sais déterminer l'origine du nom de l'enfant mais bon il a quatre mois, il est trop tard pour éventuellement le renommer et c'est le salut de son âme qui compte.

Ceci dit et de façon très normale:
-article 868.2: "qu'il y ait un espoir fondé que l'enfant sera éduqué dans la religion catholique; si cet espoir fait totalement défaut, le baptême sera différé, selon les dispositions du droit particulier, et les parents informés du motif."
- article 872: "Dans la mesure du possible, à la personne qui va recevoir le baptême sera donné un parrain auquel il revient d'assister dans son initiation chrétienne l'adulte qui se fait baptiser et, s'il s'agit d'un enfant, de le présenter de concert avec les parents, et de faire en sorte que le baptisé mène plus tard une vie chrétienne en accord avec son baptême et accomplisse fidèlement les obligations qui lui sont inhérentes."

...pour s'assurer de cela, l'Église a naturellement élaborer ces deux autres dispositions:
-article 874.1: "Pour que quelqu'un soit admis à remplir la fonction de parrain, il faut qu'il ait seize ans accomplis...qu'il soit catholique, confirmé, qu'il ait déjà reçu le très saint sacrement de l'Eucharistie (comprendre la Communion) et qu'il mène une vie cohérente avec la foi et avec la fonction qu'il va assumer.

Espérant avoir répondu à vos attentes, que les parents trouvent la bonne marraine (pourquoi pas vous, choisir la grand-mère est maintenant rare mais pas interdit).

Bonne soirée Patricia,

Columbanus.
« Car je n'ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié... »
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Baptême des enfants

Message non lu par sisyphe2006 »

Salut à tous,
suite à de nombreuses discussions que j'ai avec différentes personnes (de confession Chrétienne-Protestante), pourquoi le baptême Catholique ne serait pas "bibliquement" correct ?

Leur argument est que : ce sont nos parents qui décident de nous baptiser et qu'un bapteme ne "se fait" pas à un nouveau né...

merci
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Laurent L.
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Re: Baptême

Message non lu par Laurent L. »

Bonsoir !

Les protestants "historiques" (luthériens, calvinistes) baptisent les enfants, il me semble.

Pour plus d'informations sur le baptême des petits enfants, vous pouvez lire ceci : http://www.vatican.va/roman_curia/congr ... io_fr.html.

Bien à vous,
Laurent.
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Mathilde
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Re: Baptême

Message non lu par Mathilde »

Comme l'a écrit Laurent, la plupart des protestants baptisent les enfants et le baptême est reconnu par l'Eglise Catholique. Donc, si plus tard, ils souhaitent se convertirent au catholicisme, ils n'ont pas besoin de se refaire baptisé.

Par contre, dans certaines églises évangéliques, on ne baptise pas les enfants.
Par exemple:
Selon leur interprétation du Nouveau Testament, le baptême ne saurait être donné à un enfant ; il doit l'être à celui qui est capable de profession de foi et d'engagement à suivre Jésus de Nazareth en le reconnaissant comme le Christ. L'Église est donc la communauté des croyants et on y entre en confessant sa foi. Le 21 janvier 1525, une nouvelle communauté va naitre où les membres se baptiseront entre eux en confessant leur foi : c'est la première « Église libre », la première église de « professants » dont on devient membre, non par la naissance mais par la profession de foi.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glis ... 3%A9liques

De plus, si vous avez été baptisé protestant "classique" enfant et que vous devenez évangélique, ils vous demanderont de vous re-faire baptiser dans leur église.
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sisyphe2006
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Re: Baptême

Message non lu par sisyphe2006 »

l'origine du baptême Catholique trouve t il ses preuves dans la Bible ?

Merci.
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