Christophe a écrit :Mais, ne vous en déplaise, Dieu punit. Cela ne s'oppose pas au fait qu'Il soit amour. Et c'est même une conséquence à la fois de Sa justice et de notre liberté.
Tout dépend de la façon dont on interprête ce mot. Dieu n'est pas un juge ou un gendarme, Il est un Père.
Je pense que le péché, comme je l'ai déjà dit, a nécessairement des conséquences catastrophiques. Dieu n'est pas Celui qui inflige un châtiment, mais Il prend acte du choix de ceux qui se détournent de Lui. En fin de compte ce sont toujours les hommes qui se punissent et qui détruisent eux-mêmes leur vie en se fermant à l'Évangile et à l'Église.
Mais dire que Dieu punit, cela me semble incompatible avec Son amour. Au risque de me répéter, je crois vraiment que ce sont les individus qui se punissent eux-mêmes.
Pour prendre un exemple semblable, Dieu ne condamne pas à l'enfer ; ce sont les hommes qui choisissent eux-mêmes leur condamnation en tournant le dos à la vérité et en acceptant le péché mortel. La punition n'est pas quelque chose qui tombe du ciel mais simplement un corollaire logique d'une utilisation débridée de la liberté humaine.
Dans l'Ancien Testament, lorsque Moïse ordonne de mettre à mort les Israélites qui se sont livrés à l'idolâtrie, il ne fait qu'achever ce qu'ils ont déjà commencé, et ce sont eux-mêmes, là aussi, qui se sont donné la mort en refusant de rendre gloire au SEIGNEUR et en Lui préférant un faux dieu. Ce passage vétérotestamentaire exprime bien, à mon avis, ce que j'ai tenté d'expliquer ci-dessus.
Quand à la mentalité soixante-huitarde, je vous rassure tout de suite : je suis le premier à la combattre. Étant moi-même juriste, je suis également profondément attaché aux lois, à l'ordre et à l'autorité.