La confession : l'absolution collective

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Eriluc
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Re: La confession : L'absolution collective

Message non lu par Eriluc »

Pouvez vous me dire dans quel passage du nouveau testament Jésus dit explicitement qu'il faut que celui qui se confesse doit le dire ( en privé) à un apôtre , pour le début de la chrétienté ou à un prêtre aux temps actuels.
Bonjour,

Je suis désolé, j'ai oublié de préciser que je ne faisais référence à la pratique du sacrement dans l'Eglise Catholique.
Pour les débuts de la chrétienté, je crois que le pardon des péchés et la pénitence étaient requis auprès d'un évêque pénitentiaire qui seul avait reçu la capacité d'administrer ce sacrement.
Pour les sources dans le Nouveau Testament sur le mode d'administration de ce sacrement, je ne pense pas qu'il y en ait plus que pour les autres comme l'Eucharistie qui se sont transmis que de façon orale puis par le magistère de l'Eglise. Par exemple : le fait de mettre de l'eau dans le vin au moment de la consécration n'est pas explicitement spécifié par les écritures, mais s'est pratiqué depuis les premiers temps et a été rappelé de façon définitive par Alexandre I pour pas que cette tradition tombe en désuétude. Elle est conservée à ma connaissance dans tous les rites chrétiens.

Très cordialement

Eric
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Virgile
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Re: La confession : L'absolution collective

Message non lu par Virgile »

Bonjour,

Concile de Trente - Session 14, chapitre 1:
http://lesbonstextes.fr.st/

Chapitre I. De la nécessité, et de l'institution du Sacrement de Pénitence.
Si tous ceux qui sont régenérez par le Baptesme, en conservoient une si grande reconnoissance envers Dieu, qu'ils demeurassent constamment dans la justice qu'ils ont receûë par sa grace, et par son bienfait ; il n'auroit pas esté besoin d'établir d'autre Sacrement que le Baptesme pour la rémission des péchez. Mais parce que Dieu, qui est riche en misericorde, a connu la fragilité de nostre fonds d'argile et de terre, il a bien voulu aussi accorder un remede pour recouvrer la vie, à ceux mesme qui depuis le Baptesme se seroient livrez à la servitude du péché, et à la puissance du Démon ; et ce remede est la Sacrement de Pénitence, par lequel le bienfait de la mort de Jesus-Christ est appliqué à ceux qui sont tombez depuis le Baptesme.
La Pénitence a toûjours esté nécessaire en tout temps, pour obtenir la Grace, & la Justice, généralement à tous les hommes qui s'estoient souïllez par quelque péché mortel ; et mesme à ceux qui demandoient d'estre lavez par le Sacrement de Baptesme ; en sorte que renonçant à leur malice, et s'en corrigeant, ils détestaient l'offense qu'ils avoient commise contre Dieu, y joignant la haine du péché, et de la douleur de leur cœur, d'où vient que le Prophete dit, Convertissez-vous, & faites pénitence de toutes vos iniquitez, et vostre iniquité ne vous fera point périr (Ezech. 18. 30.). Et nostre Seigneur dit aussi : Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous semblablement (Luc. 13. 3.). Et Saint Pierre le Prince des Apostres, recommandant la pénitence aux pécheurs qui devoient recevoir le Baptesme, leur disoit : Faites pénitence, et que chacun de vous soit baptisé (Act. 2. 38.). Mais cependant, la Pénitence n'estoit point un Sacrement avant la venuë de Jesus-Christ ; ni depuis, elle ne l'est non plus pour personne, avant que d'avoir receû le Baptesme.
Or nostre Seigneur Jesus-Christ a principalement institué le Sacrement de Pénitence, lors qu'estant ressuscité des morts, il souffla sur les Disciples, leur disant : Recevez le Saint Esprit. Les péchez seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean. 20. 22.). Et par cette action si remarquable, & ces paroles si claires, tous les Peres, d'un consentement unanime, ont toûjours entendu, que la puissance de remettre, et de retenir les péchez, avoit esté communiquée aux Apostres, et à leurs légitimes successeurs, pour réconcilier les Fidelles tombez en péché depuis le Baptesme. D'où vient que l'Eglise Catholique, avec beaucoup de raison, a condamné autrefois, & réjetté comme hérétiques, les Novatiens, qui nioient opiniastrément cette puissance de remettre les péchez. C'est pourquoy le Saint Concile, approuvant, et recevant pour tres-véritable ce sens de ces paroles de nostre Seigneur, condamne les interprétations imaginaires de ceux, qui pour combatre l'institution de ce Sacrement, détournent, & appliquent faussement ces paroles à la puissance de prescher la parole de Dieu, et d'annoncer l'Evangile de Jesus-Christ.

Jean 20:
22 - Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit: "Recevez l'Esprit-Saint."
23 - "Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus."

Matthieu 9:
2 - Et voilà qu'on lui présentait un paralytique, étendu sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : " Aie confiance, mon fils, tes péchés te sont remis. "
3 - Et voici que quelques scribes se dirent en eux-mêmes : " Cet homme blasphème. "
4 - Jésus, ayant connaissance de leurs pensées, leur dit : " Pourquoi pensez-vous à mal dans vos cœurs?
5 - Lequel est le plus aisé de dire : Tes péchés te sont remis; ou de dire : Lève-toi et marche?
6 - Mais pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a, sur la terre, le pouvoir de remettre les péchés : Lève-toi, dit-il alors au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison. "
7 - Et il se dressa et s'en retourna dans sa maison.
8 - A cette vue les foules furent saisies de crainte et glorifièrent Dieu d'avoir donné une telle puissance aux hommes.

I Corinthiens 11:
27 - C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur.
28 - Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de ce calice;
29 - car celui qui mange et boit [indignement], sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit son propre jugement.
30 - C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup de gens débiles et de malades, et qu'un grand nombre sont morts.
31 - Si nous nous examinions nous-mêmes nous ne serions pas jugés.
32 - Mais le Seigneur nous juge et nous châtie, afin que nous ne soyons pas condamnés avec ce monde.

Matthieu, 16:
17 - Jésus lui répondit : " Tu es heureux, Simon Bar-Jona, car ce n'est pas la chair et le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux.
18 - Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.
19 - Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. "

Amicalement.
Virgile.
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Barbarus
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Re: La confession : L'absolution collective

Message non lu par Invité »

Il faut aussi se rappeler qu'il n'y a que les fautes graves qui demandent à être pardonnées par le sacrement de réconciliation.
Pour les autres, les actes pénitentiels de l'Eucharistie, la prière comme une célébration pénitentielle, la charité les pardonnent.
Si nous les confessons dans le sacrement de réconciliation c'est à la fois pour le pardon et pour une recherche de perfection.
FMD
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Re: La confession : l'absolution collective

Message non lu par FMD »

Bonsoir Virgile,


Les Églises orthodoxes orientales reconnaissent aussi bien la confession publique collective que la confession publique individuelle, cependant cette dernière pratique s’est quelque peu perdue au cours des siècles tant et si bien que les Église catholiques orientales sont obligées de transposer les pratiques romaines en la matière -dans les faits, c'est une autre histoire mais là n'est pas la question. Je confirme par ailleurs le fait que les fidèles des Église orthodoxes orientales reçoivent l’absolution au cours de la confession publique collective lorsque celle-ci est célébrée par un prêtre confesseur, en général avant le commencement de la Divine Liturgie. Voici la traduction de l’une de ces fameuses listes de péchés, utilisée en l’occurrence par l’Église apostolique arménienne (orthodoxe orientale) : http://www.eglise-armenienne.com/Source ... pardon.pdf. Je n'ai jamais assisté à une confession publique collective au sein d'une église catholique de rite romain, j'imagine toutefois que la forme doit être assez différente.



En Christ,

Franck
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Re: La confession : L'absolution collective

Message non lu par Virgile »

Cher Théophane,
Théophane a écrit : Merci pour ces précisions. Auriez-vous également des informations sur la confession dans le protestantisme ?
Le catéchisme de Luther en parle, mais je me demande quels aspects elle revêt, et si elle est encore pratiquée aujourd'hui dans les communautées issues de la Réforme.
en matière de confession, la doctrine protestante représente de toute façon une rupture complète avec la doctrine traditionnelle de l'Église, dans la mesure où elle affirme qu'il existe une relation directe entre l'humanité et Dieu, sans l'intermédiaire des prêtres.

En se conformant aux seules Ecritures, un théologien comme John Wyclif croyait déjà que les fidèles étaient capables de diriger leur existence sans l'aide du clergé... Wyclif a donc dénoncé les pratiques de l'Église, et pour commencer toutes celles qu'il jugeait contraires à sa lecture des Ecritures. En particulier la confession auriculaire et le sacrement de pénitence.

Les idées de Martin Luther sur la question sont assez claires: il rejette l'obligation de la confession – mais il faut lire ce qu'il écrit à ce sujet. Voici ce que l'on peut lire dans son "Petit Catéchisme", actuellement utilisé dans les communauté eccclésiales luthériennes :
http://www.egliselutherienne.org/bibliotheque/PC/#2
Cinquième partie: Le Ministère des Clefs tel qu'un chef de famille doit l'enseigner aux siens en toute simplicité
Qu'est-ce que le Ministère des Clefs?
Le Ministère des Clefs est le pouvoir particulier que Jésus-Christ a donné à son Église sur la terre, de remettre les péchés aux pécheurs pénitents, et de retenir les péchés aux impénitents aussi longtemps qu'ils ne s'en repentent pas.
Où cela est-il écrit?
L'évangéliste saint Jean écrit, au vingtième chapitre: «Le Seigneur Jésus souffla sur ses disciples, et leur dit: "Recevez le Saint-Esprit! Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus."» [Jean 20:22-23]
Que crois-tu au sujet du Ministère des Clefs, selon les paroles d'institution?
Je crois que, lorsque les serviteurs du Christ appelés au saint Ministère agissent avec nous en vertu du commandement de Dieu et conformément à Sa Parole, cela a autant de validité, même au ciel, que si notre Seigneur Jésus-Christ agissait lui-même avec nous. Cela est vrai notamment lorsqu'ils excluent de la communauté chrétienne les pécheurs scandaleux et impénitents, ou lorsqu'ils délient par l'absolution ceux qui se repentent et qui promettent de s'amender.
Comment les fidèles doivent ètre instruits a se confesser
Qu'est-ce que la confession?
La confession comprend deux choses: premièrement, on doit avouer ses péchés; deuxièmement, on doit la recevoir, de la bouche du confesseur, l'absolution ou rémission des péchés comme venant de Dieu lui-même, et croire sans aucun doute que par elle les péchés sont réellement pardonnés devant Dieu.
Quels péchés devons-nous confesser?
Devant Dieu nous devons nous accuser de tous les péchés, même ceux que nous ignorons - comme nous le faisons dans le Notre Père. Mais devant le confesseur nous ne déclarons que les péchés dont nous avons connaissance et qui pèsent sur notre conscience.
Quels sont ces péchés?
Considère ta vocation, d'après les Dix Commandements, selon que tu es père, mère ou enfant, maître ou serviteur; examine ta conduite: si tu as été désobéissant, infidèle ou paresseux; si tu as offensé ou tu as dérobé quelque chose, ou causé quelque dommage par ta négligence, par ton manque d'ordre, ou de toute autre manière.

En se dirigeant sur le lien que j’ai indiqué, on trouvera un modèle de l’examen de conscience selon Luther à l'usage de ceux qui désirent participer au Saint Sacrement. C'est ainsi que les luthériens de ma famille (qui ne vivent pas en France) pratiquent encore.

Les calvinistes sont beaucoup plus radicaux : il n'y a plus de confession auriculaire du tout, toujours au même motif que pour eux, elle n'a pas de fondement biblique. Pourtant un calviniste pourra toujours aller rendre visite à son pasteur et lui confesser ses péchés, mais cela ne constitue jamais une obligation.
Il ne faut pas oublier que pour un protestant, il y avant tout la grâce de Dieu, et que ce Dieu pardonne avant même que la faute soit commise, sans aucune condition de repentir ou de contrition : le principe même de la grâce étant d'être gratuite.
Il y a aussi un certain nombre de cas où il est nécessaire que ce pardon soit entendu de la bouche d'un autre, d'un pasteur par exemple : entre autres, si l'on a commis une faute volontaire très grave à l'égard d’une personne que l'on ne peut plus rencontrer en raison de circonstances particulière ou parce qu'elle est décédée.

Dans la plupart des communautés ecclésiales protestantes, la confession fait partie de la relation que les fidèles entretiennent avec Dieu. Mais il s'agit d'une confession directement devant Dieu et sans intermédiaire humain. Elle permet de reconnaître ses propres fautes et d'accepter le pardon de Dieu. Mais il est tout de même admis qu’il faut s'entendre dire ce pardon par une personne : c'est le rôle du pasteur (en privé ou pendant la prédication).

En ce qui concerne l'Eglise dite anglicane, il n'y a pas de grande différence avec l'Eglise catholique : elle reconnaît deux sacrements - le baptême et l'Eucharistie, et cinq rites sacramentaux - confirmation, mariage, onction des malades, confession et ordination sacerdotale.
La confession chez les anglicans comme chez les catholiques est un acte de pénitence qui consiste à reconnaître ses péchés, soit devant les autres fidèles (confession publique), soit devant un prêtre (confession privée). Dans le cas de la confession individuelle et privée, le prêtre accorde ou non l'absolution, c'est-à-dire le pardon et la remise des péchés.

Amicalement.
Virgile.
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Re: La confession : l'absolution collective

Message non lu par Virgile »

Cher Franck,
Franck a écrit : Les Églises orthodoxes orientales reconnaissent aussi bien la confession publique collective que la confession publique individuelle, cependant cette dernière pratique s'est quelque peu perdue au cours des siècles tant et si bien que les Église catholiques orientales sont obligées de transposer les pratiques romaines en la matière -dans les faits, c'est une autre histoire mais là n'est pas la question.
la pratique de la confession individuelle a connu un regain immense dans l'Eglise orthodoxe orientale ces 15 ou 20 dernières années. La confession individuelle étant souvent exigée par les prêtres avant l'Eucharistie, et la communion étant devenue plus fréquente chez les fidèles, il y a de nombreux problèmes d'organisation... le fait d'exiger la confession individuelle avant de recevoir le sacrement de l'Eucharistie est actuellement en débat dans l'Eglise orthodoxe orientale...
Franck a écrit : Je confirme par ailleurs le fait que les fidèles des Église orthodoxes orientales reçoivent l’absolution au cours de la confession publique collective lorsque celle-ci est célébrée par un prêtre confesseur, en général avant le commencement de la Divine Liturgie. Voici la traduction de l’une de ces fameuses listes de péchés, utilisée en l’occurrence par l’Église apostolique arménienne (orthodoxe orientale) : http://www.eglise-armenienne.com/Source ... pardon.pdf. Je n'ai jamais assisté à une confession publique collective au sein d'une église catholique de rite romain, j'imagine toutefois que la forme doit être assez différente.
Vous confondez deux choses.

1) d'une part la demande d'absolution faite par le prêtre et par les fidèles, demande liturgique, qui se trouve également dans la liturgie catholique latine ("absolutionem et remissionem omnium peccatorum vestrorum..." etc.) et qui n'est pas un sacrement.
Dans l'Eglise orthodoxe, les fidèles ne reçoivent pas (ou, si vous voulez, jamais, ou encore en aucun cas) le sacrement de pénitence après une confession collective.

2) d'autre part le sacrement lui même, qui est toujours (ou encore obligatoirement) conféré dans le cadre d'une confession individuelle privée faite devant un prêtre régulièrement ordonné, et ce dans l'Eglise catholique comme dans l'Eglise orthodoxe.

Si vous possédez chez vous un catéchisme de l'Eglise orthodoxe, et si vous l'ouvrez au chapitre "sacrement de pénitence", vous constaterez que l'"absolution collective" n'y figure pas, n'y est jamais et en aucun cas envisagée, décrite ou expliquée. Et pour cause...

Dans l'Eglise catholique, l'absolution est toujours conférée après la confession individuelle privée des péchés. C'est la norme indiquée par le droit, et il y a seulement des exceptions peu nombreuses et très précises à cette norme, qui sont également indiquées par le droit. L'interdiction des absolutions collectives dans l'Eglise catholique représente la levée d'un obstacle important sur le chemin qui consuit à l'unité définitive avec les Eglises orthdoxes.

Amicalement.
virgile.
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ti'hamo
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Re: La confession : l'absolution collective

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> BJLP

Il ne me semble pas que la question primordiale, lors d'une confession, soit "m'a-t-on ou non culpabilisé?", question qui peut se tourner également ainsi : "qu'est-ce que je ressens ?"

Jésus n'a pas donné de manière détaillée de se confesser. Mais Il n'a pas donné non plus de formules précises pour pardonner à nos frères ou exprimer la charité : pour autant, nous sommes bien capables, a priori, de voir dans nos propres actes si ce sont des actes de charité ou d'égoïsme. Par notre raison et notre conscience.
De même, nous sommes bien capables de nous rendre compte que, favoriser et préférer une "absolution collective" dans laquelle n'entre aucune démarche personnelle, où le pardon peut-être quasiment perçu comme "automatique", ou comme un dû, sans qu'il y ait besoin d'efforts ou de démarche personnelle ou d'humilité,
par rapport à la confession individuelle qui demande l'humilité de dire concrètement ce qu'on a fait de mal à une personne, qui cependant est le Christ au moment où il dit "je te pardonne",
que, donc, préférer cette démarche collective à la démarche individuelle plus exigeante, semble bien venir d'un certain attrait pour la facilité, d'un certain refus d'humilité, du souci premier de ménager sa propre personne et du souci un peu trop important de ce qu'on en ressent,
et tout cela fait que l'absolution collective semble moins profitable sur le plan humain, quand bien même les fautes sont pardonnées.



Quant à l'esprit dans lequel est pratiqué le sacrement de pardon :
Évidemment, n'y aller que par "obligation" et réciter une liste de péchés semble peu profitable et sans beaucoup de sens,
CEPENDANT il faut bien un début, il est normal de ne pas vraiment prendre conscience de la grandeur de ce sacrement quand on est enfant, à nous d'en approfondir la connaissance et la compréhension.
N'est-il pas beau de comprendre de mieux en mieux et de plus n plus profondément la beauté de ce sacrement à mesure que nous avançons dans notre vie ?

Ceci étant, si vous vous souciez de la validité du sacrement et de l'intérêt de sa pratique :
si l'on pratique mal le sacrement de pardon, individuellement (et y aller par obligation n'est pas forcément le pratiquer mal ; c'est un manque de compréhension, certes, mais c'est déjà de l'humilité), il peut ne pas être valide.

mais si l'on préfère l'absolution collective pour des raisons de facilité, de refus de l'humilité que représente la démarche individuelle, et de souci trop important de son propre "ressenti" ("je me sens culpabilisé", "je me sens mieux comme ça"), cela revient donc à voir dans le sacrement de réconciliation, avant tout une sorte de "thérapie" personnelle, dont on soit, soi-même, le centre, et la référence.
Est-ce que cela n'invalide pas le sacrement ?




"Mon curé quand j'était jeune nous a dit qui le fait de vouloir faire la démarche ont été déjà pardonné par Dieu.
Il nous conté l'histoire d'un homme qui se rendait à confesse et qui avait sur la conscience des fautes lourdes à porter.
En se rendant à l'église il est tuer par un accident de voiture.
Cet homme est-il pardonné par Dieu?"

Oui. Mais pas vous si vous vous contentez de vous dire que vous "voulez" vous confesser et que vous ne le faites pas : à ce qu'il me semble, la volonté s'exprime en acte bien plus qu'en parole.
L'homme de votre petite histoire se RENDAIT à la confession. Il en a été empêché par des circonstances indépendantes de la volonté.
L'important, l'essence même de ce sacrement, nous expliquait un prêtre (l'été dernier au RJC, "rassemblement des jeunes catholiques", quitte à faire de la pub... :-), c'est le REGRET réel des fautes, le repentir, la VOLONTÉ de demander pardon, et la VOLONTÉ de ne pas recommencer.
L'aveu des péchés n'est donc pas ce qui fait le sacrement, il est "juste" l'expression de ce regret et de cette volonté.

Maintenant donc, regardons :
-> En allant se confesser, même s'il est tué en route, l'homme de votre histoire exprime clairement une volonté de demander pardon.

-> En essayant d'utiliser cette histoire pour vous dire qu'il n'y a pas d'obligation à aller se confesser, vous, vous exprimez une volonté de vous dérober à cette démarche d'humilité et d'amour.
Ben, voilà.



(pour prendre vos autres exemples :
"Le paralytique qui passe avec l'aide de ses copains par le toit" n'avait pas trop le choix, il me semble, du fait d'être paramytique,
"ceux qui n'ose pas et qui ne touche que le vêtement de Jésus" sont donc bien allés vers Jésus, d'eux-même et individuellement,
de même celui "qui a grimpé aux arbres".)



D'une manière général, soyons honnête :
tergiverser pour rechercher des excuses afin d'"échapper" à la confession individuelle par peur de se sentir coupable ou d'en ressentir des trucs pas très agréable pour son amour-propre,
va à l'encontre de l'amour pour Dieu, donc de...la charité.

De même ne vouloir que l'absolution collective ou les démarches "automatiques" (prières avant l'eucharistie) qui permettent de n'en parler que tout seul en soi-même,
pour le motif qu'on aurait trop honte d'aller en parler à quelqu'un de concret.

Il me semble que c'est là que réside tout l'intérêt de la confession individuelle : on prétend parler à Dieu dans son cœur, regretter, demander pardon... ...la confession individuelle permet de se poser concrètement la question : "oui, mais si le Christ était réellement, concrètement présent là, devant moi, serais-je aussi disposé à avouer mes fautes et demander pardon, de vive voix ?"
Et force est de constater que la réponse n'est pas franchement à notre avantage.
:saint:
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]

Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
FMD
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Re: La confession : l'absolution collective

Message non lu par FMD »

Bonjour Virgile,



Je tiens tout d’abord à préciser que mon propos s’applique a priori aux Églises orthodoxes orientales (non-chalcédoniennes) et non aux Églises orthodoxes (chalcédoniennes). Les différences entre ces deux communions sont faibles mais néanmoins réelles. En l’occurrence, la confession publique, qu’elle soit individuelle ou collective, est la dernière étape du sacrement de pardon au sein des Églises orthodoxes orientales. Force est par ailleurs de constater que ces Églises ne pratiquent que de manière on ne peut plus marginale la confession publique individuelle. Je sais ainsi que dans le cas de l’Église apostolique arménienne, le monastère Saint-Jacques de Jérusalem passe pour être la seule paroisse où cette pratique demeure aujourd’hui encore prégnante.

 S'il est nécessaire de recevoir ce sacrement et d'être à jeun pour communier, les fidèles souhaitant recevoir le sacrement de l'Eucharistie se réunissent avant le commencement de la Divine Liturgie dans une chapelle latérale où le prêtre confesseur leur délivre le sacrement de pardon tel qu'il est défini dans le texte joint à mon précédent message.

En Christ,

Franck
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Re: La confession : l'absolution collective

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Cher Franck,
Franck a écrit : Je tiens tout d’abord à préciser que mon propos s’applique a priori aux Églises orthodoxes orientales (non-chalcédoniennes) et non aux Églises orthodoxes (chalcédoniennes).
j'avais bien compris...
Franck a écrit : Les différences entre ces deux communions sont faibles mais néanmoins réelles. En l’occurrence, la confession publique, qu’elle soit individuelle ou collective, est la dernière étape du sacrement de pardon au sein des Églises orthodoxes orientales. Force est par ailleurs de constater que ces Églises ne pratiquent que de manière on ne peut plus marginale la confession publique individuelle. Je sais ainsi que dans le cas de l’Église apostolique arménienne, le monastère Saint-Jacques de Jérusalem passe pour être la seule paroisse où cette pratique demeure aujourd’hui encore prégnante.

 S'il est nécessaire de recevoir ce sacrement et d'être à jeun pour communier, les fidèles souhaitant recevoir le sacrement de l'Eucharistie se réunissent avant le commencement de la Divine Liturgie dans une chapelle latérale où le prêtre confesseur leur délivre le sacrement de pardon tel qu'il est défini dans le texte joint à mon précédent message.
...mais c'est vous qui avez raison: je me suis trompé, voila tout !
Dans l'église arménienne donc, la confession collective et liturgique est la règle, et le sacrement de pénitence y est donné. Par ailleurs la confession individuelle, en dehors de la liturgie existe aussi, lorsque les circonstances ou la gravité du péché ne permettent pas d'attendre la célébration eucharistique suivante pour recevoir le sacrement.
Mon ignorance, qui n’est pas une excuse, provient du fait qu'il existe aussi une Eglise catholique arménienne, que je connais un peu mieux. Elle possède le même rite que la branche "orthodoxe", mais le sacrement de pénitence y aura donc été "latinisé". Cette Eglise catholique arménienne dépend du Code des Canons des Eglises Orientales (http://webpages.ull.es/users/mbarral/cdcdeor.html)
qui précise :
720
1 La confession individuelle et intégrale avec l'absolution constitue l'unique mode ordinaire par lequel un fidèle chrétien conscient d'un péché grave est réconcilié avec Dieu et l'Eglise ; seule une impossibilité physique ou morale excuse de ce mode de confession, auquel cas la réconciliation peut être obtenue selon d'autres modes.
2 L'absolution ne peut être donnée par mode général à plusieurs pénitents ensemble, sans confession individuelle préalable, sauf :
1). si un danger de mort menace et que le temps manque au prêtre ou aux prêtres pour administrer le sacrement de pénitence à chacun des pénitents ;
2). s'il y a une grave nécessité, c'est-à-dire si, compte tenu du nombre des pénitents, il n'y a pas assez de prêtres disponibles pour administrer le sacrement de pénitence à chacun des pénitents dans un temps convenable de sorte que, sans qu'il y ait faute de leur part, ils seront forcés d'être privés pendant longtemps de la grâce sacramentelle ou de la réception de la Divine Eucharistie ; mais la nécessité n'est pas considérée comme suffisante lorsque des confesseurs ne peuvent pas être disponibles pour le seul motif du grand afflux de pénitents, tel qu'il peut se produire pour une grande solennité ou un grand pèlerinage.
3 Juger si une telle nécessité grave existe appartient à l'Evêque éparchial qui, après échange d'avis avec les Patriarches et les Evêques éparchiaux d'autres Eglises de droit propre exerçant leur pouvoir dans le même territoire, peut déterminer, même par des prescriptions générales, les cas de telle nécessité.
721
1 Pour qu'un fidèle chrétien puisse bénéficier d'une absolution sacramentelle donnée à plusieurs ensemble, il est requis non seulement qu'il y soit dûment disposé, mais qu'il ait en même temps le propos de confesser individuellement, en temps voulu, les péchés graves qu'il ne peut pas confesser ainsi actuellement.
2 Dans la mesure du possible, les fidèles chrétiens seront instruits de ces exigences et, de plus, même en cas de danger de mort, ils seront exhortés à faire chacun un acte de contrition.
Et aussi :
736
1 Le lieu propre pour la célébration du sacrement de pénitence est l'église, restant sauf le droit particulier.
2 Pour cause de maladie ou pour un autre motif juste, ce sacrement peut aussi être célébré en dehors du lieu propre.
Je confesse donc publiquement mon erreur et demande le pardon individuel de celle-ci... en présence de tout le forum assemblé.
Amicalement.
Virgile.
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Anne
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Re: La confession : l'absolution collective

Message non lu par Anne »

Dans cet ordre d'idée, il est probable que le premier étudiant de psychologie 101 venu vous dira (en termes beaucoup plus "fancy" que je ne puis le faire) que le fait de prendre conscience du "mal-fondé" d'un acte, de le nommer, de le verbaliser, d'avouer avoir commis cet acte (dans ce cas-ci, un péché) c'est déjà faire un grand pas en avant dans une démarche d'acceptation et de cheminement en vue d'améliorer une conduite.

Aussi, le verbaliser à quelqu'un d'autre c'est en quelque sorte s'engager, devant témoin, à ne plus poser cet acte, surtout si on affirme à ce témoin qu'on le regrette et qu'on ne désire pas le refaire. Ce qui donne un pouvoir, un début de contrôle, et la personne peut commencer ouvrir une porte sur une réparation, s'il y a lieu.

Et dire qu'avec la confession individuelle, on obtient en prime le PARDON!
:D

Il va sans dire que l'adhésion générique à un listing de péchés, dans l'anonymat d'une foule, ça n'a pas nécessairement la même portée...
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10
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Barbarus
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Re: La confession : l'absolution collective

Message non lu par Invité »

Si de pouvoir dire l'histoire de ses péchés en confessant la miséricorde de Dieu est très important dans le sacrement de pardon, il est un autre aspect souligné par la réforme liturgique que tout sacrement doit comporter une écoute de la Parole de Dieu. Dans la forme individuelle, il me semble que cette écoute de la Parole a de la difficulté à se mettre en place. Nous passons vite à l'aveu.
Il me semble que la célébration communautaire du pardon respecte mieux cet aspect.

Pour la célébration avec l'absolution collective, il y a une raison imortante qui n'est pas dite. C'est la garantie de la liberté des pénitents vis à vis du prêtre. Quand il n'y a qu'un prêtre pour un nombre important de communautés, les pénitents ne sont pas obligés de recevoir le pardon du prêtre du lieu. Il faut assurer cette liberté. Autrefois un autre prêtre venait assurer par exemple les confessions de Paques pour préserver cette liberté. maintenant c'es beaucoup plus difficile.
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Re: La confession : l'absolution collective

Message non lu par Cadarac »

Il y a aussi deux problèmes dont on ne parle jamais, c'est la disponibilité des prêtres, et le temps passé à chaque confession.

Parfois, ça tourne au bavardage ! Une confession doit-elle durer demi-heure ? N'y a-t-il pas une formation, dans les séminaires, pour apprendre à gérer le temps d'une confession, quand il y a devant le confessionnal une file de gens qui attendent, parfois pendant plus d'une heure ? Cette observation, c'est pour les lieux parisiens où il existe de véritables services de confession, comme quoi la demande existe.

Et puis, quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi, si souvent, bien sûr à l'exception de Paris intra-muros, les horaires d'accueil du prêtre du lieu sont du style : mardi 10h15 à 10h35 et vendredi 16h40 à 16h55 ? Que font-ils le reste du temps ? Je sais bien que la chute des vocations entraîne de lourdes charges qui pèsent sur les épaules du petit nombre qui reste, mais n'y a-t-il pas un parti pris d'être le moins possible en contact avec les gens, et de réduire au strict minimum (et encore, je trouve qu'on a même pas le strict minimum) le temps de présence sur place, et le temps passé à accueillir les fidèles ? On ne les voit jamais dans les églises, en dehors des rares messes. Et ces églises sont bien évidemment la plupart du temps fermées. Je me demande comment font les gens en province pour se confesser...

J'ai un peu de mal à comprendre cette situation.

En tout cas, pour rebondir à ce qu'ont dit certains, c'est certain que même dans les endroits où un curé est chargé d'une dizaine de paroisses (mais en général il n'est pas tout seul, il a au moins 2 ou 3 prêtres pour l'aider), vu le nombre complètement minuscule de fidèles qui viennent assister aux offices, il ne devrait pas passer plus de temps à confesser qu'un prêtre parisien. J'en suis persuadé ! Donc cet argument n'a aucune valeur. Le problème est bien ailleurs.
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Théophane
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Re: La confession : l'absolution collective

Message non lu par Théophane »

Certaines personnes ont besoin de direction spirituelle, de conseils, de réconfort... Mais il est vrai que lorsque beaucoup de personnes attendent, il faut éviter d'être trop long. De plus, la confession n'a pas vocation à devenir une consultation ou un entretien psychologique. C'est avant tout un sacrement dans lequel on avoue ses fautes.

En province il y a, dans certaines paroisses, des permanences pendant lesquelles on peut venir se confesser. Le problème c'est que parfois les prêtres ne peuvent pas assurer ces permanences qui sont pourtant prévues et annoncées dans les bulletins paroissiaux.

On peut aussi toujours venir un peu avant la Messe pour cela ou après.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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ti'hamo
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Re: La confession : l'absolution collective

Message non lu par ti'hamo »

"tout sacrement doit comporter une écoute de la Parole de Dieu. Dans la forme individuelle, il me semble que cette écoute de la Parole a de la difficulté à se mettre en place. Nous passons vite à l'aveu.
Il me semble que la célébration communautaire du pardon respecte mieux cet aspect."
L'essentiel du sacrement de pardon, ce qui fait sa raison d'être, son essence, c'est le regret et l'aveu des fautes, la demande de pardon et la ferme volonté de ne pas recommencer. C'est donc un peu normal de commencer par là.

Étant donné les très nets avantages (spirituels et psychologiques - enfin, humains, quoi), déjà rappelés ici, de la confession individuelle, je ne pense pas que cet aspect là suffira à réhabiliter l'"absolution collective" - d'autant que, dans le cadre de la confession individuelle, l'écoute de la Parole de Dieu est assez facile à mettre en œuvre : parfois le prêtre donne à lire une référence particulière des écritures, qu'il estime bien cadrer avec les aveux du pénitent, et apte à le soutenir et l'inspirer,
...soit il suffit de passer du confessionnal directement à la Messe, tout simplement. :-)
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]

Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.
[Konrad Lorenz]
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Barbarus
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Re: La confession : l'absolution collective

Message non lu par Invité »

Le rituel dit de confesser la miséricorde de Dieu en même temps que son péché. Il faut tenir compte de l'ordre dans lequel c'est dit. Par exemple je ne commence pas par dire j'ai manqué de bonté envers quelqu'un. Mais Dieu je confesse que tu es bon et voila ce que j'ai fait contre cette bonté vis à vis de telle personne.
La Parole de Dieu passe avant l'aveu car elle nous apprend la miséricorde de Dieu et éclaire notre façon d'être pécheur pardonné. La Parole de Dieu dans le sacrement de pardon est constitutive de ce sacrement.
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