L'Église et la contraception

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MB
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par MB »

Bonjour Olivier JC

Je mets de côté vos objections d'ordre pratique (relations hommes-femmes, etc.), ainsi que celles des autres. Sans nier leur bonne foi, je les trouve fragiles, car elles reposent sur une conception idyllique des relations sentimentales autrefois, et cette conception n'est pas du tout démontrée. Dans les textes qui sont présentés (comme le texte anglais plus haut, et que je suis allé lire, de façon plus complète, sur le site dont il est issu), je trouve toujours des raccourcis audacieux, des suppositions pas toujours nécessaires ; mais je passe là-dessus, ces petits soucis-là ne portent pas sur l’essentiel.

Deuxièmement, je tiens à dissiper un procès d'intention que vous m'avez fait :
En fait, pour résumer votre position sur ce sujet, vos objections peuvent se résumer à cela : "C'est dur".
Je n'ai jamais dit cela. De même, j'espère n'être pas comme les chrétiens dont vous parlez ainsi :
mais je suis parfois sidéré de voir que les personnes qui refusent d'obéir à l'enseignement de l'Eglise sur ce point sont par ailleurs ceux qui trouvent que la messe le dimanche et un Notre Père avec les enfants avant le coucher constituent une vie spirituelle d'une richesse incomparable.
,

puisqu'au contraire il n'y a pas une minute, dans ma vie, où les questions dont parle ce forum ne m'apparaissent comme primordiales. D’ailleurs, que savez-vous de ma vie spirituelle ?

Tout est dur dans la vie ; ne pas insulter un automobiliste qui klaxonne comme un taré ; obéir à un supérieur imbécile ; s'entraîner à jouer au piano ; finir un travail qui n'attend pas ; apprendre à faire un truc qu'on n'a jamais fait ; etc.
Les problèmes de chasteté ne sont pas plus durs que ceux que je viens d'évoquer, et je m'aperçois d'ailleurs, jour après jour, qu'en fait ils le seraient même moins.
Bref, les objections que je vous ai portées ne se réduisent pas à la protestation contre la "dureté" du traitement.
Il faudrait voir quelles sont vos objections. Les obstacles intellectuels qui vous empêchent d'accueillir cette doctrine sont peut-être bien plus fondamentaux que vous ne le pensez.
Ces objections se réduisent à une autre chose, que je vous avais dite au début de cette discussion, et que celle-ci ne m'a pas permis de dissiper. Mauvaise volonté de ma part ? Manque d'évidence de vos arguments ? Je n'en sais rien, sans doute est-ce vous qui avez raison.
Cette chose est la suivante : toute l'argumentation sur l’union amoureuse revient à dégager un sens objectif, qui s'impose de lui-même, indépendant de ce qu'en pensent les participants. L'union amoureuse, telle que vous en parlez, a une signification intrinsèque au-dessus de nous, et la contraception est en contradiction avec celle-ci. Dès lors, il y a péché.

Or, je vous l'assure en toute bonne foi, le sens objectif précis que vous avez décrit, dans le contexte du fond de la discussion présente, je n'arrive vraiment pas à le voir. Je n'arrive vraiment pas à voir où est le péché. Où est, dans l'acte contraceptif, l'offense à Dieu ? Où est l'offense à l'homme ? Où est le choix du mal ?
Je connais à présent vos réponses et je ne cesse de les méditer ; mais celles-ci, et les démonstrations que vous faites, à la suite du texte de 1968 m'apparaissent incroyablement théoriques et - je vais être franc - artificielles. Elles mettent du sens là où il n'apparaît pas évidemment. Elles disent des choses intelligentes, et spirituellement précieuses ; mais, appliquées à la réalité, elles m'apparaissent comme du discours, et rien d'autre que du discours. Pour le dire de manière imagée, à la simple idée d’un vol, ou d’un avortement, je vois apparaître un gros voyant lumineux rouge clignotant avec une sirène d’alarme ; mais à l’idée de la contraception, je n’en vois aucun.
(Je précise que je ne parle que de l'acte contraceptif en tant que tel, indépendamment du contexte, et en écartant tout procédé de type avortement ou stérilet).

Ces formulations ont quelque chose de brutal, et une lecture rapide pourrait faire croire qu'elles ont un aspect méprisant. Ce n'est pas le cas ; je vous assure, là encore, que je ne désire pas faire le mal. Si vous avez raison, il y a quelque chose d’obscurcissant quelque part. Je conserve de toute façon l'ensemble des textes sur la question, les vôtres ainsi que ceux des autres participants, sans parler des textes papaux qui seront assidûment potassés. Sans doute seront-ils efficaces un jour, et en attendant, ils feront réfléchir.

Bien à vous
MB
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Olivier JC
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par Olivier JC »

Bonsoir,

Je ne vous compte pas parmi ceux qui récusent l'enseignement de l'Eglise, puisque vous cherchez à le comprendre. Mais il est aisé de constater que qui s'oppose à l'enseignement de l'Eglise s'en éloigne par le fait même. C'est une constante.

Le Christ invitait ses auditeurs à mettre en pratique ses paroles pour savoir s'il parlait de son propre fond, ou de celui de Dieu. S. Augustin disait différemment, mais le fond est le même, je crois pour comprendre.

Certainement, c'est très théorique, tout ce que je vous ai dit. D'une certaine manière, en fait, cela ne sert qu'à permettre à ceux qui ont déjà cru d'approfondir. N'oubliez pas que la doctrine chrétienne n'est jamais que l'explicitation rationnelle d'un vécu qui la précède et lui fournit son terreau.

Mais il en va de l'enseignement de l'Eglise sur le mariage et la sexualité comme de tout l'enseignement chrétien...

Vu de l'extérieur, un vitrail est sans intérêt. Il faut entrer dans l'Eglise pour en voir la beauté. De même ici, de même pour tout l'enseignement chrétien : sa profonde vérité ne se démontre pas, elle se constate par le vécu résultant de l'acte de foi.

Aussi, nous pourrions vous et moi, et tout autre, aligner sans fin arguments sur arguments, que ce la ne changerait rien...

Heureux ceux qui croient ! Ils comprendront.

+
MOTUS IN FINE VELOCITOR
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Sokrates
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par Sokrates »

Bonsoir MB,
MB a écrit :Ces objections se réduisent à une autre chose, que je vous avais dite au début de cette discussion, et que celle-ci ne m'a pas permis de dissiper. Mauvaise volonté de ma part ? Manque d'évidence de vos arguments ? Je n'en sais rien, sans doute est-ce vous qui avez raison.
Cette chose est la suivante : toute l'argumentation sur l’union amoureuse revient à dégager un sens objectif, qui s'impose de lui-même, indépendant de ce qu'en pensent les participants. L'union amoureuse, telle que vous en parlez, a une signification intrinsèque au-dessus de nous, et la contraception est en contradiction avec celle-ci. Dès lors, il y a péché.

Or, je vous l'assure en toute bonne foi, le sens objectif précis que vous avez décrit, dans le contexte du fond de la discussion présente, je n'arrive vraiment pas à le voir. Je n'arrive vraiment pas à voir où est le péché. Où est, dans l'acte contraceptif, l'offense à Dieu ? Où est l'offense à l'homme ? Où est le choix du mal ?
Qu'il y ait une finalité objective (au moins apparente, due à la sélection naturelle ; sinon réelle, voulue par Dieu) à la sexualité ne fait guère de doute. Je ne pense pas que beaucoup de gens trouveraient à objecter à cela. Ce qui est plus problématique est la chose suivante : la morale nous (re)commande-t-elle de respecter cette finalité objective à chaque fois ?

Si vous pensez que non, si vous estimez que de temps en temps au moins, les participants d'une union amoureuse peuvent détourner l'acte sexuel de cette finalité, alors après je ne vois pas comment vous pouvez décider, autrement que de façon purement subjective et arbitraire, de poser une limite quelque part : en quoi (pour reprendre l'exemple utilisé avec Antoine) l'inceste librement consenti entre un fils et sa vieille mère ménopausée (donc stérile), serait-il davantage immoral que l'usage de contraceptifs ? Imaginons qu'il y ait vraiment un amour sincère entre les deux... si vous excluez cette dimension physico-téléologique de votre jugement moral, alors il n'y a vraiment rien à redire.

Pire : si vous acceptez la morale téléologique, alors vous devez convenir que l'usage de moyens contraceptifs au sein d'un couple "normal", est plus grave que la situation que j'évoque. Il en contredit davantage la finalité.

Bien cordialement,

Sokrates
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Sokrates
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par Sokrates »

Sokrates a écrit :Pire : si vous acceptez la morale téléologique, alors vous devez convenir que l'usage de moyens contraceptifs au sein d'un couple "normal", est plus grave que la situation que j'évoque. Il en contredit davantage la finalité.
Sur ce point, voir notamment Saint Thomas d'Aquin, Somme Théologique, Secunda Secundae, Question 154 : "Les parties de la luxure".

Sokrates
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par Ungarsduweb »

Sachant que les méthode dite naturel ne sont pas fiable du tout que l'abstinence total n'est pas possible alors que faire ?
Le préservatif me semble une bonne solution et bientôt un patch contraceptif masculin vat etre mis sur le marché et semble etre une bonne solution car il ne fait que bloquer temporairement la spermogénése .
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Raistlin
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par Raistlin »

Ungarsduweb a écrit :Sachant que les méthode dite naturel ne sont pas fiable du tout que l'abstinence total n'est pas possible alors que faire ?
Le préservatif me semble une bonne solution et bientôt un patch contraceptif masculin vat etre mis sur le marché et semble etre une bonne solution car il ne fait que bloquer temporairement la spermogénése .
Sachant que la contraception chimique et le préservatif ne sont pas fiables, alors que faire ?
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Christophe
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par Christophe »

Ungarsduweb a écrit :Sachant que les méthode[s] dite[s] naturel[les] ne sont pas fiable[s] du tout [et] que l'abstinence total[e] n'est pas possible alors que faire ?
Le préservatif me semble une bonne solution et bientôt un patch contraceptif masculin va[-ê]tre mis sur le marché et semble [ê]tre une bonne solution car il ne fait que bloquer temporairement la spermogénése.
Et d'où tenez-vous donc cela ? :roule:
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Pneumatis
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par Pneumatis »

Bonjour,

J'ai moi aussi mis beaucoup beaucoup de temps à comprendre pourquoi plutôt une contraception "naturelle" que chimique, pour toutes les raisons que vous indiquez... En fait l'Eglise apporte plusieurs réponses à cela :

1/ La contraception naturelle oblige à une bonne intelligence des cycles naturels : cela va dans le sens de la connaissance de l'Homme et de la compréhension de sa nature

2/ La contraception naturelle oblige à une cyclicité des rapports, avec alternance de continence et d'union, ce que la contraception chimique ne fait pas. Cette cyclicité, comme le jour et la nuit dans la vie individuelle, rythme la vie du couple et subordonne une fois de plus l'union charnelle à notre Nature, et par elle à Dieu.

3/ La troisième, elle est le fruit de ma réflexion (ça vaut ce que ça vaut), je ne crois pas que l'Eglise en parle directement (en tout cas on peut le déduire en partie de la théologie du corps de Jean-Paul II), mais ça me semble important quand même :

Nous vivons notre relation à Dieu avec notre corps. Notre âme est marquée par ce que nous faisons, analogiquement à notre corps et vice-versa. Les gestes que nous posons ont donc un sens, qui nous dépasse bien souvent, et figurent quelque chose. C'est pourquoi nous devons rechercher la perfection de l'acte en rapport avec sa nature et notre nature.

C'est le pourquoi de la liturgie, c'est pourquoi il y a des paroles à dire, des gestes à faire, des vêtements spéciaux à porter, etc... Là où je veux en venir, c'est que ce principe de l'acte au service de Dieu peut s'appliquer à chacun de nos actes au quotidien, et en particulier ceux qui recouvrent une très grande sacralité comme l'union charnelle, un acte directement en lien avec un sacrement (le mariage). L'acte de prendre un produit pour empêcher la fécondation (ou la nidation) est comme une sorte de profanation de cet acte quasi liturgique qu'est l'union charnelle. Même si raisonnablement nous ignorons tout du mal que nous faisons dans ce cas, si nous ne voyons pas la différence, nous posons dans l'acte et sa signification qui nous transcende, quelque chose de profane.

Pour donner un exemple, s'accouder tranquille pépère sur l'autel à l'Eglise pour se taper la discut avec l'organiste à la fin de la messe, ou aller se servir soi-même dans le tabernacle à l'Eglise, même si on ne voit pas la différence avec le cas où c'est le prêtre qui y va, ça n'empêche pas que nous profanons le tabernacle. Il y a là quelque chose de sacré qui ne doit pas être profané. Voilà pourquoi, selon moi, venir intégrer dans l'acte charnel qui est, par essence, l'acte qui nous fait transcender notre nature, un élément "dé-naturant", qu'il soit chimique ou en caoutchouc, c'est simplement un acte de profanation du temple saint qu'est notre corps.

Voilà, en espérant que cette dernière proposition n'aura pas été trop confuse.
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par jeanbaptiste »

Pour répondre rapidement, car je suis incapable d'avoir une réflexion plus profonde sur ce sujet en l'état de mes connaissances, il me semble que le problème se jouent sur deux points :

1) User du préservatif c'est contrevenir au déroulement naturel de la procréation désiré par Dieu pour sa Création. On peut comparer l'usage du préservatif non pas à la médication ou à la tritérapie, mais au désir de faire poursuivre la vie au-delà de la mort de manière artificielle. Les méthodes "naturelles" ne brisent pas la finalité procréative de l'acte sexuel, elles ne font qu'user d'une phase d'infécondité tout à fait normale. Les contraceptifs brisent cette finalité au sens où ils induisent que l'homme (au sens générique) à désormais le pouvoir d'en finir avec la dimension essentiellement procréative de la sexualité. En usant d'un contraceptif je peux décider de baiser à vie sans jamais désirer procréer et ainsi réduire la portée mystique de la procréation qui est reproduction à la hauteur de l'homme de l'acte Divin de création d'un nouveau commencement.

En ce sens l'usage de contraceptifs artificiels est un acte orgueilleux et dégradant pour l'homme. Orgueilleux et dégradant comme peut l'être le désir médical de la recherche de l'immortalité terrestre : orgueil de celui qui désire s'approprier une caractéristique de Dieu, dégradation de l'homme et double insulte faite à Dieu. Dégradation de l'homme ordonné par Dieu à mourir ; insulte faite à Dieu par la croyance en ce simulacre d'éternité qu'est l'immortalité terrestre, et insulte faite à son Fils mort pour nous sauver.

De même, l'usage des contraceptifs est un acte orgueilleux et dégradant. Orgueil de l'homme qui croit pouvoir être maître de son pouvoir de procréation (ce qui va nous amener au deuxième point) ; dégradation de l'homme en ce que cet usage laisse entendre que la Créature faite à l'image de Dieu est incapable de maîtriser sa sexualité (chasteté) ; insulte faite à Dieu en ce que par cet acte on dégrade l'acte créateur (amour) par rapport au plaisir personnel (orgueil), et insulte faite au Christ et à l'Esprit en ce que par sa conception même Il est le signe de cette supériorité ordonnatrice de l'Amour (spirituel) sur le plaisir (charnel) que par l'usage des moyens de contraception nous renversons.

2) Tout cela nous renvoie directement à la question du couple. L'usage du contraceptif ne fait pas que briser, au fond, le lien mystique entre l'homme et son Créateur (en brisant le lien entre l'acte sexuel et l'acte procréateur), il brise également le lien profond qui unie le procréateur avec son co-procréateur ou sa co-procréatrice (l'usage de ces termes n'est certes pas très glamour, mais ils sont dit avec amour afin de bien distinguer l'acte Créateur de Dieu avec l'acte procréateur de l'homme).

Prenons des exemples très concrets. Les contraceptifs permettent une "maîtrise" personnelle de la finalité de l'acte sexuel. Les contraceptifs ne servent pas à maîtriser sa sexualité, mais à maîtriser la finalité de cet acte (la procréation) de manière individuelle et personnelle. Dès lors il devien très facile de rejetter sur son conjoint la responsabilité des conséquences de l'acte : "tu t'es protégé !" ; "tu ne t'es pas protégé !" etc. D'ailleurs c'est précisément cette dimension qui est constamment rappelée dans l'idéologie féministe : "femme ayez le contrôle de Votre sexualité". Comme si l'acte sexuel était un acte onaniste qui n'engage que soi, et jamais son conjoint. Ou pire : qui n'engage que son conjoint si ce dernier à décider d'user ou de ne pas user des contraceptifs en désaccord avec son désir propre.

Combien d'enfants fais dans le dos des époux via le prétexte de l'oubli de la pilule ? Et combien d'époux ayant entendus : "Tu n'avais qu'à prendre un préservatif, pourquoi il n'y a que moi qui doit penser à prendre la pilule ?".

Combien d'épouses privées de leur "droit à avoir des enfants" qui ont vus leur époux prendre des préservatifs pour ne pas avoir d'enfants ?

etc. etc.

Les méthodes dites naturelles exigent une attention réciproque des époux vis-à-vis de leur sexualité respective. Elle exige d'abord un véritable sens de la chasteté qui ne fait pas passer le désir et le plaisir individuel, signe d'orgueil, devant l'acte co-créateur de la procréation, qui est signe d'amour. Elle exige ensuite une attention au fonctionnement du corps de son conjoint, une attention véritable qui est également marque d'amour.

Dès lors le désir de donner vie peut s'accompagner d'une recherche saine et non-orgueilleuse du plaisir sexuel qui se retrouve ordonné dans l'acte procréateur au cœur duquel il trouve ton son sens en devenant reproduction de l'acte créateur du Dieu Amour.

Au final, l'usage des contraceptifs est en soi un mal au sens ou il désordonne l'acte sexuel amoureux entier. Un acte profondé ordonné à l'Amour de Dieu.

EDIT : Pneumatis, je viens de lire votre intervention. Merci ! Vous toucher un point effectivement essentiel : la dimension liturgique de l'amour des époux. Oui, je crois qu'il y a bien là quelque chose de profondément liturgique au sens d'une communion avec Dieu qui est participation de son Être et qui s'accompagne d'une communion avec autrui.
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Cgs
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par Cgs »

Bonjour,

Je ne vais pas refaire le débat, d'autant qu'Olivier JC a très bien explicité la doctrine catholique en matière de sexualité. Je souhaite simplement témoigner que les méthodes naturelles ne sont pas des abstractions théoriques, mais qu'elles se vivent en couple. Mon épouse et moi-même l'appliquons depuis que nous sommes fiancés (depuis un peu plus d'un an), et la méthode fonctionne bien (pourtant, nous sommes dans la moyenne française question fréquence des rapports sexuels) . C'est d'ailleurs une vraie joie pour nous de pouvoir suivre ensemble la fécondité du couple ! Nous ne pouvons pas encore accueilir d'enfant pour des raisons matérielles, mais nous pensons bientôt pouvoir le faire.

Mais je mets en garde sur l'application de la méthode. Nous avons la chance que mon épouse ait une lecture aisée de sa fécondité, et que nous déterminons avec précision les jours féconds du cycle. Pourtant, il est nécessaire que consulter une personne spécialement formée pour cela, car appliquer la méthode "sur le papier" augmente le risque d'erreurs d'application de la méthode. Le CLER (http://www.cler.net/) forme des couples moniteurs qui peuvent aider les couples à vivre leur sexualité selon la méthode Billings et autre, même si la femme a des cycles irréguliers et difficiles à suivre.

Bref, les méthodes naturelles fonctionnent, il faut simplement avoir l'humilité et la volonté de se documenter et de se former sur le sujet.

Bien à vous,
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
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Pneumatis
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par Pneumatis »

Re,
jeanbaptiste a écrit :Oui, je crois qu'il y a bien là quelque chose de profondément liturgique au sens d'une communion avec Dieu qui est participation de son Être et qui s'accompagne d'une communion avec autrui.
Je viens de me relire, du coup, et de me rendre compte que, au-delà du geste propre aux moyens de contraception de l'empêchement acté à la procréation (qui serait un peu comme aller communier avec un sac en plastique sur la tête), je réalise que le côté profanation pourrait tout autant s'appliquer à tout ce qui est sex toys et mises en scène en tout genre à la limite. Bon après ce n'est qu'une idée pour ceux qui seraient concernés par la question, je ne sais pas...
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par Ungarsduweb »

Quant j'ai connus ma compagne elle avais 3 enfants d'une précéente relation , nous avons eu 3 enfant ensemble, pour elle cela fait donc 6, donc pour nous avoir d'autre enfant est exclus et les methode dite naturelle sont loin d'etre asser fiable, alors que nous reste il, l'abstinence totale jusqu'a la ménopause ou la contraception dite artificiel ( bien que si on parle par exemple d'un sterilet tous ce qui le compose au niveau atomique existe dans la nature ! ) alors que choisir ?
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par Raistlin »

Ungarsduweb a écrit :et les methode dite naturelle sont loin d'etre asser fiable
Les avez-vous essayées ? :incertain:
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par Dúbida »

Ungarsduweb a écrit :bien que si on parle par exemple d'un sterilet tous ce qui le compose au niveau atomique existe dans la nature !
Bonjour, qu'est-ce que vous entendez par "niveau atomique" ?
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Re: Contraception, que dit l'Église ?

Message non lu par antoine93 »

Ungarsduweb a écrit :Quant j'ai connus ma compagne elle avais 3 enfants d'une précéente relation , nous avons eu 3 enfant ensemble, pour elle cela fait donc 6, donc pour nous avoir d'autre enfant est exclus et les methode dite naturelle sont loin d'etre asser fiable, alors que nous reste il, l'abstinence totale jusqu'a la ménopause ou la contraception dite artificiel ( bien que si on parle par exemple d'un sterilet tous ce qui le compose au niveau atomique existe dans la nature ! ) alors que choisir ?
En tous cas, il ne faut pas choisir le stérilet, car son principe est d'empêcher la nidation d'ovules fécondés, et donc de provoquer des avortements à répétition.

Ni même la pilule, avec laquelle, bien que normalement l'ovule n'est jamais fécondé, il se peut très rarement qu'il soit fécondé, mais où sa nidation est empêchée => avortement.
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