Dans la FORM: lui présenter le calice pour qu'il y trempe l'hostie, un servant, ou le communiant lui-même tenant le plateau.
Cependant, le n°162 de la PGMR 2002 semble suggérer que l'aide dont il est question peut consister en la distribution de la Communion elle-même. (n°182, pour ce qui est du diacre)...
Toucher au calice...?
Re: Toucher au calice...?
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Dic animae meae: “ Salus tua ego sum ” Ps XXXIV 3
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Invité
- Barbarus

Re: Toucher au calice...?
L'acolyte est celui qui s'occupe d'aider le prêtre dans la célébrattion et d'avertir les fidèles pour les moments les plus importants.
Les vases sont sacrés pour l'usage que l'on en fait. L'acolyte entre dans cette usage. Donc qu'il le considère comme tel en le prenant.Et surtout n'ajoutons pas quelque linge qui pourrait faire qu'il lui échappe des mains.
Les vases sont sacrés pour l'usage que l'on en fait. L'acolyte entre dans cette usage. Donc qu'il le considère comme tel en le prenant.Et surtout n'ajoutons pas quelque linge qui pourrait faire qu'il lui échappe des mains.
Re: Toucher au calice...?
Notons que l'acolyte institué reçoit patène et calice en main, comme dit précédemment et que, par conséquent, contrairement au sous-diacre, il peut les toucher sans voile.
Pour ce qui est des servants, il est parfois malaisé de prendre avec les manches ou avec un voile huméral (chose que je n'ai jamais vue, à vrai dire), dans ce cas, je pense qu'il faut avoir conscience que par le fait que le prêtre accueille notre service (peut-être même explicitement, par une bénédiction), nos mains, bien lavées avant de revêtir l'aube (qui ne touchent idéalement ni cire, ni charbon, ni huile), sont en quelque sorte les siennes...
Mais, il me semble préférable (on en a parlé dans un autre sujet) que les paroisses (et les pasteurs) soient sensibilisées à avoir au moins un ou deux acolyte institué(s) de même pour les lecteurs...
Pour ce qui est des servants, il est parfois malaisé de prendre avec les manches ou avec un voile huméral (chose que je n'ai jamais vue, à vrai dire), dans ce cas, je pense qu'il faut avoir conscience que par le fait que le prêtre accueille notre service (peut-être même explicitement, par une bénédiction), nos mains, bien lavées avant de revêtir l'aube (qui ne touchent idéalement ni cire, ni charbon, ni huile), sont en quelque sorte les siennes...
Mais, il me semble préférable (on en a parlé dans un autre sujet) que les paroisses (et les pasteurs) soient sensibilisées à avoir au moins un ou deux acolyte institué(s) de même pour les lecteurs...
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Re: Toucher au calice...?
Lorsque l'acolytat était un ordre mineur, le dernier avant les ordres majeurs, à celui qui recevait cet ordre on lui faisait toucher une burette et non la patène et le calice puisque la porrection des instruments était avant la réforme la matière du sacrement de l'ordre des prêtres. La fonction de l'acolyte n'était nullement associé au calice et à la patène, sa fonction était d'allumer les cierges, de les porter dans la procession et de présenter au prêtre célébrant l'eau et le vin.
Paul VI, pour des raisons très obscures, ayant supprimé les ordres mineurs et le sous-diaconat après plus de 18 siècles de tradition dans l'Église, ordres mineurs et sous-diaconat ayant pourtant subsistés dans les autres Églises chrétiennes comme chez les anglicans et les orthodoxes (car La Didascalie des Apôtres, écrite peu après le milieu du IIIième siècle parle du sous-diacre et du lecteur dans l’exposition de la hiérarchie subalterne) a conservé l'acolytat et en a fait un ministère institué dont le rite est de toucher le calice et la patène, marquant le service à l'autel, la porrection des instruments n'étant plus la matière du sacrement de l'ordre des prêtres mais maintenant l'imposition des mains.
Paul VI, pour des raisons très obscures, ayant supprimé les ordres mineurs et le sous-diaconat après plus de 18 siècles de tradition dans l'Église, ordres mineurs et sous-diaconat ayant pourtant subsistés dans les autres Églises chrétiennes comme chez les anglicans et les orthodoxes (car La Didascalie des Apôtres, écrite peu après le milieu du IIIième siècle parle du sous-diacre et du lecteur dans l’exposition de la hiérarchie subalterne) a conservé l'acolytat et en a fait un ministère institué dont le rite est de toucher le calice et la patène, marquant le service à l'autel, la porrection des instruments n'étant plus la matière du sacrement de l'ordre des prêtres mais maintenant l'imposition des mains.
Père Guy
"J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".
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Re: Toucher au calice...?
Cher père, je partage bien votre opinion sur cette histoire d'ordres mineurs... Une trop grosse rupture.Guy a écrit :Lorsque l'acolytat était un ordre mineur, le dernier avant les ordres majeurs, à celui qui recevait cet ordre on lui faisait toucher une burette et non la patène et le calice puisque la porrection des instruments était avant la réforme la matière du sacrement de l'ordre des prêtres. La fonction de l'acolyte n'était nullement associé au calice et à la patène, sa fonction était d'allumer les cierges, de les porter dans la procession et de présenter au prêtre célébrant l'eau et le vin.
Paul VI, pour des raisons très obscures, ayant supprimé les ordres mineurs et le sous-diaconat après plus de 18 siècles de tradition dans l'Église, ordres mineurs et sous-diaconat ayant pourtant subsistés dans les autres Églises chrétiennes comme chez les anglicans et les orthodoxes (car La Didascalie des Apôtres, écrite peu après le milieu du IIIième siècle parle du sous-diacre et du lecteur dans l’exposition de la hiérarchie subalterne) a conservé l'acolytat et en a fait un ministère institué dont le rite est de toucher le calice et la patène, marquant le service à l'autel, la porrection des instruments n'étant plus la matière du sacrement de l'ordre des prêtres mais maintenant l'imposition des mains.
Pour autant au sujet de la matière du sacrement de l'ordre, j'attire votre attention sur cette partie de l'autobiographie de Dom Guéranger, qui semble ne pas douter que la matière du sacrement soit l'imposition des mains. Il semble en outre curieux que l'Eglise ait pu changer la matière de ce sacrement si important après le Concile :
Au delà de l'aspect quasi burlesque de la scène qu'on imagine assez facilement (au passage, pour tous ceux qui mythifient la liturgie du passé... ça laisse rêveur), cela engendre plusieurs réflexions : dom Guéranger semble bien signifier que c'est l'imposition des mains qui est la matière du sacrement ; mais que l'évêque et les prêtres présents n'en on pas forcément conscience, et qu'ils pensent plutôt à la porrection des instruments... ?Dom Guéranger, autobiographie a écrit :Je fus ordonné dans la chapelle de l'archevêché de Tours, à la Messe basse du prélat. Il était assisté de M. l'abbé Dufêtre, vicaire général, depuis évêque de Nevers, et de M. David, membre de la Congrégation de Picpus, supérieur du séminaire, ayant chacun un pontifical à la main. L'ordination étant commencée, j'en suivais avec recueillement toutes les formules qui m'étaient très familières. Après les Litanies, je m'aperçus que l'évêque ne m'imposait pas les mains, ni les prêtres qui étaient présents, mais qu'il avait passé directement à l'allocution : Oremus, fratres carissimi, Deum Patrem omnipotentem, et que ni lui, ni les prêtres ne tenaient la main droite sur moi. Inquiet au dernier point de cette omission qui allait rendre douteuse mon ordination, je crus devoir réclamer : "Monseigneur, dis-je à l'archevêque, vous omettez l'imposition des mains." Surpris de cette interpellation d'un ordinand le prélat me répond : "Monsieur l'abbé, on pense à tout, occupez-vous de vous-même" ; puis il continue à lire la formule comme si de rien n'était, toujours sans imposition des mains. J'insiste de nouveau, et enfin les deux prêtres lisant plus attentivement la rubrique qui précède l'allocution, avertissent l'archevêque qui me dit naïvement :"Vous avez raison ; je vous demande pardon." Aussitôt il s'avance vers moi, m'impose les mains, et les prêtres après lui. Dieu me fit la grâce de n'être pas troublé par cet incident qui pouvait me susciter des inquiétudes pour ma vie entière. L'ordination se poursuivit et s'acheva dans un grand recueillement de ma part, et j'y sentis Dieu qui m'imprimait à ce moment l'auguste caractère du Prêtre éternel.
Eclairez-moi !
Nihil operi Dei praeponatur.
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La prière est pour l'homme le premier des biens.
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Re: Toucher au calice...?
Bonsoir François-Xavier,
De fait, après lectures, c'est plutôt Pie XII qui a clarifié la matière du sacrement de l'ordre concernant la prêtrise. Pour lui c'est seulement la première imposition des mains faite en silence qui doit être regardée comme matière du sacrement et non pas sa continuation en étendant la main droite. La seconde imposition des mains à la fin de l'ordination, qui a accompagnée des mots: Accipe Spritum Sanctum, quorium remiseris peccata, etc., n'appartient pas non plus à la matière du sacrement. Cette dernière imposition ne se trouve dans le rite latin d'ordination que depuis le XIIe siècle.
Pourtant la majorité des théologiens scolastiques, partant de la sacramentalité du second degrés de l'ordre majeur, mettait la matière du sacrement dans la porrection des instruments qui symbolisent le ministère des ordres (traditio instrumentorum: On définissait le ministère des prêtres à partir de l'Eucharistie et non à partir de la mission) Cette opinion passa dans les décrets conciliaires du concile de Florence en 1439. (D 701): cujus ordinis materia est id, per cujus traditionem confertur ordo. Mais ce décret n'était pas une décision dogmatique infaillible. Pourtant dans l'Église d'Orient, la porrection des instruments ne fut jamais la matière du sacrement, pourtant Rome a toujours reconnue la validité des ordinations.
Pie XII a déclaré dans la constitution apostolique Sacramentum Ordinis, que «la porrection des instruments n'était plus nécessaire pour la validité de la prêtrise, seul l'imposition des mains par l'évêque est la matière du sacrement. Avant elle était remaquée comme élément de la matière ou comme seule et unique matière du sacrement, ce qui est concevable dans l'hypothèse que le Christ a institué le sacrement de l'ordre in genere, soit comme une condition ajoutée par l'Église pour donner validement le sacrement.
Historiquement, la porrection des instruments dans le sacrement de l'ordre voit le jour à partir du Xe siècle et remonte même à l'antiquité (S. Hippolyte, Statuta Ecclesiae antiqua; D 153 sqq).
Donc Dom Guéranger avait raison de se soucier du fait que l'évêque avait omis de lui imposer les mains, il aurait normalement été tout aussi inquiet si l'évêque avait omis la porrection des instruments.
In Xto
(p.s.: Il est à noter que la porrection des instruments existe toujours dans le rituel des ordinations pour les prêtres, mais fait partie maintenant des rites complémentaires du sacrement.)
De fait, après lectures, c'est plutôt Pie XII qui a clarifié la matière du sacrement de l'ordre concernant la prêtrise. Pour lui c'est seulement la première imposition des mains faite en silence qui doit être regardée comme matière du sacrement et non pas sa continuation en étendant la main droite. La seconde imposition des mains à la fin de l'ordination, qui a accompagnée des mots: Accipe Spritum Sanctum, quorium remiseris peccata, etc., n'appartient pas non plus à la matière du sacrement. Cette dernière imposition ne se trouve dans le rite latin d'ordination que depuis le XIIe siècle.
Pourtant la majorité des théologiens scolastiques, partant de la sacramentalité du second degrés de l'ordre majeur, mettait la matière du sacrement dans la porrection des instruments qui symbolisent le ministère des ordres (traditio instrumentorum: On définissait le ministère des prêtres à partir de l'Eucharistie et non à partir de la mission) Cette opinion passa dans les décrets conciliaires du concile de Florence en 1439. (D 701): cujus ordinis materia est id, per cujus traditionem confertur ordo. Mais ce décret n'était pas une décision dogmatique infaillible. Pourtant dans l'Église d'Orient, la porrection des instruments ne fut jamais la matière du sacrement, pourtant Rome a toujours reconnue la validité des ordinations.
Pie XII a déclaré dans la constitution apostolique Sacramentum Ordinis, que «la porrection des instruments n'était plus nécessaire pour la validité de la prêtrise, seul l'imposition des mains par l'évêque est la matière du sacrement. Avant elle était remaquée comme élément de la matière ou comme seule et unique matière du sacrement, ce qui est concevable dans l'hypothèse que le Christ a institué le sacrement de l'ordre in genere, soit comme une condition ajoutée par l'Église pour donner validement le sacrement.
Historiquement, la porrection des instruments dans le sacrement de l'ordre voit le jour à partir du Xe siècle et remonte même à l'antiquité (S. Hippolyte, Statuta Ecclesiae antiqua; D 153 sqq).
Donc Dom Guéranger avait raison de se soucier du fait que l'évêque avait omis de lui imposer les mains, il aurait normalement été tout aussi inquiet si l'évêque avait omis la porrection des instruments.
In Xto
(p.s.: Il est à noter que la porrection des instruments existe toujours dans le rituel des ordinations pour les prêtres, mais fait partie maintenant des rites complémentaires du sacrement.)
Père Guy
"J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".
credo
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- François-Xavier
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Re: Toucher au calice...?
Cher père,
Un grand merci pour ces éléments. Une méditation bienvenue pour ce bébut d'année sacerdotale !
François-Xavier
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Re: Toucher au calice...?
C'est toujours bon d'approfondir la liturgie et les sacrements. En poursuivant ma lecture sur la matière du sacrement de l'ordre, j'ai constaté que la porrection des instruments était la matière des trois degrés des ordres majeurs et non uniquement de la prêtrise. C'est ce qui est représenté de façon explicite dans cette peinture de Fra Angelico à la chapelle Nicolas V au Vatican: c'est l'ordination diaconale de saint Laurent par le pape Sixte II, il a représenté l'ordination au moment de la porrection des instruments. Ceci nous démontre bien que la porrection des instruments était la matière du sacrement des ordres majeurs comme expliqué plus haut.


In Xto

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