Je vois que dans votre pyramide, vous accordez une place aux amourettes (situées au même niveau que les amitiés banales). Au même niveau que l'amitié véritable, je suppose donc, pour garder le parallèle, qu'il faudrait adjoindre les amours qui ne sont pas assez fort pour être conjugaux, mais assez fort pour ne pas être juste des amourettes, et voilà, vous aurez résumé ma penséephilémon.siclone a écrit :Je ne pense pas qu'on puisse mettre en parallèle l'amitié et l'amour. D'ailleurs ce n'était pas mon intention. Vous m'avez mal compris. L'amour est au-dessus de l'amitié. L'amour occupe le plus haut degré d'une même échelle où prend place également l'amitié. A la base, on trouve les amitiés banales, et les amourettes. Plus haut, on trouve l'amitié véritable. Enfin, tout en haut, l'amour.
Je ne suis pas d'accord. Si l'amitié n'engageait que l'âme et une petite partie du cœur, alors l'amitié ne serait pas un type de relation naturel et normal. Je vous rappelle que du propre aveu de votre Église, nous sommes une unité d'âme, de cœur et de corps. Chacun de nos actes engage ces trois dimensions, sinon, il y a déséquilibre. Par contre, ce qui est vrai, c'est que dans l'amitié, l'âme, le cœur et le corps ne sont pas autant sollicités que dans l'amour conjugal. Mais ils marchent les trois "main dans la main", et donc, en bonne logique : le moindre engagement du corps fait qu'il y a aussi un moindre engagement de l'âme et du cœur.philémon.siclone a écrit : Tout simplement parce que l'amour va beaucoup plus loin que l'amitié. L'amitié n'engage que l'âme, et une petite partie du coeur. L'amour engage tout entièrement : l'âme, le coeur et le corps.
Dans "polygamie", il y a "gamie" donc mariage ou du moins vie maritale. Or puisqu'il n'y a pas de projet parental et communautaire avec les amours secondaires, il n'y a pas de vie maritale avec elles, et donc ce n'est pas de la polygamie.philémon.siclone a écrit : Si donc l'amitié véritable ne souffre aucune intrusion d'un tiers, comment cela pourrait se faire dans l'amour ? De plus, si vous voulez entretenir en même temps des amours dites secondaires (je me demande bien à quoi peut ressembler une amour secondaire, mais passons), cela revient strictement à une forme de polygamie, puisque vous auriez plusieurs femmes, et une "favorite" (pour reprendre votre expression).
"Je n'ai rien compris donc c'est probablement faux". Super argumentphilémon.siclone a écrit :Lorsque je vous demande de m'expliquer concrètement comment vous vous y prendriez pour entamer une relation amoureuse "secondaire", vous devenez bizarrement extrêmement confus. Vous bafouillez presque. En tout cas, je n'ai rien compris à votre explication. C'est bien la preuve que ça ne va pas de soi.
Je ne vois vraiment pas ce qui vous a posé problème dans mon explication. Mais je veux bien faire un effort pour réexpliquer. Admettons que je souhaite entretenir des relations amoureuses "secondaires" sans léser personne, il faut que je m'assure que les personnes en question auront connaissance de mes positions philosophiques, qu'elles les auront compris, et qu'elles y adhéreront. Il faut également qu'elles sachent que je suis marié. Puisque, comme vous l'avez fait remarqué justement, aborder une relation amoureuse en commençant par débiter un discours argumenté sur ma vision du monde et sur le fait que je suis marié n'est pas très sexy, je ne commencerai tout simplement pas à aborder une relation amoureuse avec une personne avec qui je n'aurai pas déjà préalablement une relation amicale suffisamment longue et approfondie pour que tous ces points soient éclaircis ou qui, indirectement, n'aura pas eu vent de mes idées et de mon statut marital.
Je dis bien "Admettons que" car en dépit de mes discours, il faut savoir je suis à la fois trop lâche pour risquer la perte de mon épouse si elle ne voyait pas cela d'un bon œil, et trop sensible pour supporter de la faire souffrir si elle apprenait la chose (car contrairement à ce qu'on veut parfois me faire dire : je reconnais la souffrance des femmes dont le mari a eu une aventure extra-conjugale et qui l'on appris, je reconnais cette souffrance comme je peux reconnaître la souffrance de quelqu'un qui croit que des monstres l'attaquent : ce qui ne veut pas dire qu'il y a vraiment des monstres ; et semblablement : la souffrance en cas d'adultère ne veut pas dire qu'objectivement il y a un mal). Mais cela me regarde, et ne concerne en rien la question de la vérité objective des dits discours.
Bien cordialement.

