Il est flottant, parfois il dit thèse, parfois hypothèse, eg.citation par Pagès :Coco lapin a écrit : ↑dim. 30 juil. 2023, 21:18 Monsieur Dumouch la présente d'une façon qui laisse penser que c'est un acquis, un enseignement de l'Eglise catholique, alors que sa thèse (qui pour lui n'est pas qu'une hypothèse) est tout à fait erronée.
. Arnaud Dumouch a la prétention de connaître ce que Dieu seul connaît et que l’Église avoue humblement ignorer. Citant Gaudium et Spes : « … nous devons tenir que Dieu offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associé au mystère pascal. » (GS 22.5), il ne craint pas d’affirmer :
« Mon hypothèse sur la Parousie du Christ dans le moment de la mort prétend résoudre le mystère de cette façon que Dieu connaît. » (p.235).
Voici uneliste longue des différentes notes théologiques classiques
1 de foi divine et catho
2 de foi ecclésiatique
3 de foi divine
4 proche de la foi
5 théol. certain
6 doctrine catholique
7 certain
8 sûr
9 commun
10 opinion probable
Comme la doctrine d’Arnauld n’est pas commune, elle doit être une opinion ayant un certain degré de probabilité, et il l’admettrait probablement.
Ok, car en tant qu’acte, on se place au point de vue dit « ontologique », pas axiologique. Voir
Le point important est que si la miséricorde est une vertu, elle est un juste milieu,
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Oui mais je ne parle pas de la miséricorde en tant que vertu mais en tant qu'acte. De même qu'il ne viendrait à l'idée de personne de dire que la vengeance de Dieu est infinie, on ne peut pas dire que la miséricorde de Dieu est infinie.
Artice ci bas
Confusion entre le point de vue ontologique et le point de vue axiologique, comme dit Copleston. Dans un article aristotélicien plus savant :Non, impossible pour un aristotélicien. Le téméraire n’a aucunement plus de courage car il est vicieux.
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Si, le téméraire a plus de courage puisqu'il reste ferme face au danger, contrairement au courageux dont le courage est tempéré par une prudence vertueuse. De même que pour la miséricorde et la justice, on ne doit pas parler de courage infini et de prudence infinie, mais de courage parfait et de prudence parfaite.
À cet égard, le modèle de Nicolai Hartmann est tout à fait adéquat, car il met en relief le caractère extrême de la vertu. Celle-ci, insiste l’auteur, est toujours à la fois une moyenne (du point de vue ontologique) et un extrême (du point de vue axiologique) – elle se situe sur le point le plus haut de la parabole. En outre, la parabole exprime l’idée qu’il existe entre la vertu et le vice une différence qualitative, qui ne relève pas simplement de la quantité
https://www.erudit.org/fr/revues/scespr ... 1067580ar/
Il me semble qu’on va manquer un autre sens de infini , comme je l’ai dit : infini en nombre de pardons avec pénitence, infini en volonté de pardonner etc.Copleston sj, Hist.phil.ancienne, sect.Aristotle’s Ethics : la vertu a une double position; ^par rapport à une dimension ontologique c’est un milieu, mais par rapport à une dimension axiologique c’est une excellence ou un extrême. Il ne s’agit pas d’une moyenne arithmétique.
Il y a comme 2 axes ou 2 points de vue. C’est pourquoi on ne peut jamais être trop vertueux.
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Justement, il faut bien saisir la différence entre "sa miséricorde est infinie" et "sa miséricorde est infiniment parfaite (ou vertueuse)".
Mais puisque la vertu est une perfection, on peut dire infiniment parfaite si on veut être précis; mais c’est une partie du sens de la miséricorde infinie bien comprise.
Ok juste une question de mots. Votre « action en elle-même » c’est ce que Copleston nomme le point de vue « ontologique »Je ne vous parle pas de la vertu, je vous parle de l'action en elle-même. Ce que vous avez écrit revient à dire "non, si on est vertueusement miséricordieux" ou "non, si on pratique la miséricorde avec vertu". Mais pratiquer la miséricorde avec vertu, c'est s'abstenir de la pratiquer à l'infini (sans limite).
Si on me rembourse 100 qu’on me doit et que après coup je donne 20, rien n’est enlevé à la justice. Il faut séparer les 2 actes.St Thomas ne dirait pas ca : le cadeau ou escompte de la miséricorde (pour le damné) est indépendant de la justice, il vient après pour ainsi dire, ce sont 2 actes divins indépendants.
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Oui mais pendant que la justice n'est pas appliquée, c'est la miséricorde qui s'applique, et donc globalement, il y a moins de justice.
La définition de St Thomas est : compatir au malheur d’autrui.Oui, J’ai commis une imprécision en ne distinguant pas ici 2 miséricordes différentes :
-celle qui se mérite par la pénitence
-celles qui est imméritée et est accordée gratuitement au damné, par pure bonté qui s’afflige du malheur d’autrui.
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1) La notion de mérite est absente de la définition de la miséricorde qui est justement : grâce, pardon accordé à ceux que l'on pourrait punir.
Donc, par définition, celui à qui l'on fait miséricorde ne le mérite pas. Ce qui n'empêche pas, bien sûr, d'exiger quelques conditions avant de faire miséricorde.
La satisfaction des conditions constitue certainement un mérite, au moins partiel.
La vertu de miséricorde infinie est sur l’axe axiologique, pas sur l’axe ontologique (voir le schéma dans l’article)2) Si vous admettez que Dieu accorde gratuitement une certaine miséricorde aux damnés, pourquoi ne voyez-vous pas que Dieu n'accorde pas une quantité infinie de cette miséricorde ?
Pas de miséricorde gratuite infinie = pas de miséricorde infinie.
Oui, de mots et de concepts, par le point de vue (ontologique ou axiologique)Oui on peut dire ca pour le degré. Mais la quantité de miséricorde avant le péché peut être infinie au sens que Dieu pardonne toujours, sans fin dénombrable, avec pénitence convenable.
Si on fignole un peu le sens de infini dans la direction de infiniment parfait, ca va aller. Je crois que c’est une question de mots. Comme Dit Copleston, la vertu (donc celle de miséricorde) est un extrême (axiologique) même en étant un juste milieu (ontologique)
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Plus qu'une question de mots, c'est une question de concept

