Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?
Publié : ven. 15 août 2025, 13:52
Un peu de scolastique ne fera de mal à personne.
1. Il ne suffit pas d’être colloqué dans le taxon « homo- » des paléo-anthropologues pour être un homme. Laisser aux paléo-anthropologues le soin de dire qui est humain, c’est postuler sans droit ni cause la véracité de leur classification taxonomique.
2. Que les individus d'espèces animales supérieures (quoiqu’inférieures à l’homme) jouissent des facultés sensibles de mémorisation, d’imagination (à preuve leurs rêves), et d’estimative (leur permettant d’apprécier et d’anticiper les situations en lesquels ils se trouvent), d'évidence oui.
3. Que certaines espèces sensibles aient une estimative (faculté d’ordre sensible, infra-intellectuelle) si développée que leurs individus soient capables d’atteindre à des notions empiriques (infra-intellectuelles), par lesquelles puisse se déployer une intentionnalité infra-intellectuelle, Aristote, fin observateur du règne animal, l’enseignait déjà.
4. Qu’il ne suffit donc pas qu’un primate use d’outils (attestant qu’il poursuit une finalité) pour que ce primate soit un homme.
5. Que n’est homme que le primate capable de rationalité. L’homme est un animal rationnel. Xavi est un mammifère, du genre des primates, possédant la rationalité comme différence spécifique (à admettre, ce qui est douteux, que l'homme déchu de l'état de nature intègre puisse savoir les différences spécifiques des espèces animales : il se pourrait qu'il ne s'agisse là que d'une différence descriptive d'une des espèces primates, l'humaine, la distinguant d'autres espèces de primates sans être pourtant la différence spécifique de l'homme).
6. Que l’homme n’apparaisse qu’avec l’écriture, non. Ou serait-ce que les analphabètes ne soient pas des hommes ? Peu importe que l’homme s’exprime par des signes vocaux ou scripturaires : l’important est qu’il exprime sa rationalité par des paroles, paroles dont les phonèmes des pré-humains sont et ne sont que l’avant-goût. On pourrait dire la même chose des expressions artistiques des pré-humains, s’il s’en trouve, car représentations sensibles de notions pouvant n’être qu’empiriques, elles ne peuvent suffire à prouver leurs auteurs être des hommes,
7. Que Dieu ait créé l’homme, primate rationnel, à partir de primates irrationnels dotés d’une très forte estimative, pourquoi pas : la proximité des adn donne à le penser.
8. Qu’en cette perspective la matière simiesque ait dû préalablement être suffisamment disposée, aux termes de millénaires d’évolution, à la réception d’une nouvelle forme substantielle, immatérielle et intellective, pour qu’en cette trans-formation (substitution d’une forme substantielle humaine à une forme substantielle pré-humaine) ce singe devint un homme, singe dont le corps peut être envisagé comme la matière dont Adam fut tiré, pourquoi pas.
9. Que l’adn humain soit une quantification de la matière, opérée, quant à l’adn spécifique, par la forme substantielle, oui. Restant discuté de savoir si cette quantification s’opère, ou par la forme substantielle immatérielle dans sa fonction de forme de corporéité, ou plus vraisemblablement par une forme antécédente, d’ordre matériel, éduite de l’union du spermatozoïde et de l’ovule, forme matérielle ensuite subsumée par la forme immatérielle infusée par Dieu ; subsomption par quoi s’opère en l’homme l’unité de sa forme substantielle, solennellement définie au Concile Œcuménique de Vienne.
10. Que des individus d’espèces distinctes puissent s’interféconder, c’est patent. Que rien n’obstacle donc que des descendants du couple humain originel aient pu se croiser à des représentant d’espèces pré-humaines ayant une très forte proximité génétique à l’espèce humaine. Que rien n’obstacle que le fruit de ces unions de l’homme à la guenon et de la femme au singe fut suffisamment génétiquement bien disposé pour recevoir de Dieu l’infusion de l’âme humaine, et ainsi être humain malgré sa fâcheuse bâtardise…
11. Que ce qui nous est présenté comme la preuve indiscutable du polygénisme, le fait de l’émergence de différents groupes prétendus humains en de nombreux secteurs de la planète, ne prouve donc strictement rien, rien n’empêchant de penser ces divers groupes n’être que simiesques avant d’avoir été fécondés par quelques représentants de la lignée monogéniste. La découverte de « l’Ève mitochondriale » va d’ailleurs dans ce sens, étant aujourd’hui démontré que tous les individus humains de la planète ont une même ancêtre commune, sans que soit nécessaire de conclure cette aïeule être la toute première femme, l’Ève biblique, l’Ève mitochondriale pouvant n’être qu’une de ses filles.
12. Que si doit se trouver dans les fossiles préhistoriques la trace de deux groupes humains dotés d'adn spécifiquement distincts, reste à l'expliquer par une mutation à partir d'une souche adn humaine commune.
En définitive, à admettre que l'unité de la forme substantielle d'un individu humain n'est une unité que par subsomption (cf. 9.), le critère quantitatif retenu par les paléo-anthropologues perd énormément de sa pertinence. Car l'adn spécifique, celui propre aux individus d'une espèce donnée, n'est pas si spécifique que cela, à admettre qu'il puisse muter d'une descendance à l'autre jusqu'à les faire paraitre spécifiquement distinctes alors qu'humaines et enracinées comme humaines dans un lignage ancestral commun.
CONCLUSION
La foi et la science ne peuvent se contredire. Soit donc ce qu'on tient pour une vérité de raison n'en est pas une, soit ce qu'on tient pour une vérité de foi n'en est pas une. Mais avant de nier ce qui a toute les apparences d'un dogme, mieux vaudrait attendre que les paléo-anthropologues cessent de multiplier leurs théories au fur de leurs découvertes contredisant les précédentes. De plus, même quant à ce qu'ils s'accordent à tenir pour acquis, l'évidence que leur conception de l'homme repose sur un présupposé philosophiquement contestable. Car ni l'outil ni même l'adn ne fait l'homme. Ce qui fait l'homme, est ceci est réellement de foi, c'est son âme immatérielle, pas la quantification de son corps (même si, évidemment, la quantification doit pouvoir disposer suffisamment le corps pour qu'il reçoive l'âme immatérielle qui deviendra, par subsomption de la forme matérielle, l'acte et la forme du corps humain).
Le dogme du péché originel (Rm. V ; I Cor. XV // Gn. III), selon lequel « tous ont péché en Adam », suppose que la totalité des hommes descendent d’un couple unique. L’hypothèse polygéniste oblige les « théologiens » ayant la faiblesse et l’outrecuidance d’y croire (j’ai quelques noms en réserve) à attenter au dogme, en réduisant la « faute » originelle au fait de l’animalité commune aux différentes lignées prétendues humaines. En cette perspective, que devient l’état de nature intègre d’Adam innocent ?
1. Il ne suffit pas d’être colloqué dans le taxon « homo- » des paléo-anthropologues pour être un homme. Laisser aux paléo-anthropologues le soin de dire qui est humain, c’est postuler sans droit ni cause la véracité de leur classification taxonomique.
2. Que les individus d'espèces animales supérieures (quoiqu’inférieures à l’homme) jouissent des facultés sensibles de mémorisation, d’imagination (à preuve leurs rêves), et d’estimative (leur permettant d’apprécier et d’anticiper les situations en lesquels ils se trouvent), d'évidence oui.
3. Que certaines espèces sensibles aient une estimative (faculté d’ordre sensible, infra-intellectuelle) si développée que leurs individus soient capables d’atteindre à des notions empiriques (infra-intellectuelles), par lesquelles puisse se déployer une intentionnalité infra-intellectuelle, Aristote, fin observateur du règne animal, l’enseignait déjà.
4. Qu’il ne suffit donc pas qu’un primate use d’outils (attestant qu’il poursuit une finalité) pour que ce primate soit un homme.
5. Que n’est homme que le primate capable de rationalité. L’homme est un animal rationnel. Xavi est un mammifère, du genre des primates, possédant la rationalité comme différence spécifique (à admettre, ce qui est douteux, que l'homme déchu de l'état de nature intègre puisse savoir les différences spécifiques des espèces animales : il se pourrait qu'il ne s'agisse là que d'une différence descriptive d'une des espèces primates, l'humaine, la distinguant d'autres espèces de primates sans être pourtant la différence spécifique de l'homme).
6. Que l’homme n’apparaisse qu’avec l’écriture, non. Ou serait-ce que les analphabètes ne soient pas des hommes ? Peu importe que l’homme s’exprime par des signes vocaux ou scripturaires : l’important est qu’il exprime sa rationalité par des paroles, paroles dont les phonèmes des pré-humains sont et ne sont que l’avant-goût. On pourrait dire la même chose des expressions artistiques des pré-humains, s’il s’en trouve, car représentations sensibles de notions pouvant n’être qu’empiriques, elles ne peuvent suffire à prouver leurs auteurs être des hommes,
7. Que Dieu ait créé l’homme, primate rationnel, à partir de primates irrationnels dotés d’une très forte estimative, pourquoi pas : la proximité des adn donne à le penser.
8. Qu’en cette perspective la matière simiesque ait dû préalablement être suffisamment disposée, aux termes de millénaires d’évolution, à la réception d’une nouvelle forme substantielle, immatérielle et intellective, pour qu’en cette trans-formation (substitution d’une forme substantielle humaine à une forme substantielle pré-humaine) ce singe devint un homme, singe dont le corps peut être envisagé comme la matière dont Adam fut tiré, pourquoi pas.
9. Que l’adn humain soit une quantification de la matière, opérée, quant à l’adn spécifique, par la forme substantielle, oui. Restant discuté de savoir si cette quantification s’opère, ou par la forme substantielle immatérielle dans sa fonction de forme de corporéité, ou plus vraisemblablement par une forme antécédente, d’ordre matériel, éduite de l’union du spermatozoïde et de l’ovule, forme matérielle ensuite subsumée par la forme immatérielle infusée par Dieu ; subsomption par quoi s’opère en l’homme l’unité de sa forme substantielle, solennellement définie au Concile Œcuménique de Vienne.
10. Que des individus d’espèces distinctes puissent s’interféconder, c’est patent. Que rien n’obstacle donc que des descendants du couple humain originel aient pu se croiser à des représentant d’espèces pré-humaines ayant une très forte proximité génétique à l’espèce humaine. Que rien n’obstacle que le fruit de ces unions de l’homme à la guenon et de la femme au singe fut suffisamment génétiquement bien disposé pour recevoir de Dieu l’infusion de l’âme humaine, et ainsi être humain malgré sa fâcheuse bâtardise…
11. Que ce qui nous est présenté comme la preuve indiscutable du polygénisme, le fait de l’émergence de différents groupes prétendus humains en de nombreux secteurs de la planète, ne prouve donc strictement rien, rien n’empêchant de penser ces divers groupes n’être que simiesques avant d’avoir été fécondés par quelques représentants de la lignée monogéniste. La découverte de « l’Ève mitochondriale » va d’ailleurs dans ce sens, étant aujourd’hui démontré que tous les individus humains de la planète ont une même ancêtre commune, sans que soit nécessaire de conclure cette aïeule être la toute première femme, l’Ève biblique, l’Ève mitochondriale pouvant n’être qu’une de ses filles.
12. Que si doit se trouver dans les fossiles préhistoriques la trace de deux groupes humains dotés d'adn spécifiquement distincts, reste à l'expliquer par une mutation à partir d'une souche adn humaine commune.
En définitive, à admettre que l'unité de la forme substantielle d'un individu humain n'est une unité que par subsomption (cf. 9.), le critère quantitatif retenu par les paléo-anthropologues perd énormément de sa pertinence. Car l'adn spécifique, celui propre aux individus d'une espèce donnée, n'est pas si spécifique que cela, à admettre qu'il puisse muter d'une descendance à l'autre jusqu'à les faire paraitre spécifiquement distinctes alors qu'humaines et enracinées comme humaines dans un lignage ancestral commun.
CONCLUSION
La foi et la science ne peuvent se contredire. Soit donc ce qu'on tient pour une vérité de raison n'en est pas une, soit ce qu'on tient pour une vérité de foi n'en est pas une. Mais avant de nier ce qui a toute les apparences d'un dogme, mieux vaudrait attendre que les paléo-anthropologues cessent de multiplier leurs théories au fur de leurs découvertes contredisant les précédentes. De plus, même quant à ce qu'ils s'accordent à tenir pour acquis, l'évidence que leur conception de l'homme repose sur un présupposé philosophiquement contestable. Car ni l'outil ni même l'adn ne fait l'homme. Ce qui fait l'homme, est ceci est réellement de foi, c'est son âme immatérielle, pas la quantification de son corps (même si, évidemment, la quantification doit pouvoir disposer suffisamment le corps pour qu'il reçoive l'âme immatérielle qui deviendra, par subsomption de la forme matérielle, l'acte et la forme du corps humain).
Le dogme du péché originel (Rm. V ; I Cor. XV // Gn. III), selon lequel « tous ont péché en Adam », suppose que la totalité des hommes descendent d’un couple unique. L’hypothèse polygéniste oblige les « théologiens » ayant la faiblesse et l’outrecuidance d’y croire (j’ai quelques noms en réserve) à attenter au dogme, en réduisant la « faute » originelle au fait de l’animalité commune aux différentes lignées prétendues humaines. En cette perspective, que devient l’état de nature intègre d’Adam innocent ?