Non, ce qui nous rassemble n'a aucune importance, puisqu'on le connait par coeur.
Par exemple, se réunir pour discuter de ce qui nous rassemble est complètement stérile. Les 40 dernières années d'oecuménisme peuvent en témoigner.
Je ne parle pas ici des discussions théologiques mais de la prière en commun, c'est-à-dire l'œcuménisme spirituel qui est un des points de Unitatis Redintegratio (cf. ci-dessus). S'il ne sert à rien de discuter des heures durant de nos points communs, la prière commune est en revanche essentielle, et ne saurait être stérile : en nous en remettant au Christ, Il peut nous aider à atteindre le commandement de l'unité. Dans le cadre de la prière, je pense qu'il est bon de nous réunir sur ce qui nous rassemble ; mais vous avez raison, nous ne devons pas renier notre foi orthodoxe, ou mettre sous le boisseau des éléments de notre foi, surtout pas l'Eucharistie! C'est pour cela que je n'aime pas que l'on "décatholicise" la messe (le dada de Mgr Bugnini). Si nous nous rassemblons pour la messe, cela sous-entend que nos différences en la matière sont négligeables, et on tombe dans le relativisme et l'indifférentisme. Ce n'est pas le cas si nous nous réunissons pour chanter des psaumes et prier le Notre Père, par exemple, à condition que l'on ne substitue pas ce temps de prière à l'Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne.
C'est vraiment autour de ce en quoi nous croyons que l'on peut faire avancer les choses, c'est à dire de la Foi de l'Eglise (le Catéchisme de l'Eglise Catholique). Il n'y a rien de pire que mettre de côté notre identité.
Je crois que le document "Domine Jesu" explique bien l'oeucuménisme.
Sans aucun doute! Mais ce document ne renie en aucun cas la prière en commun. Le pape invite d'ailleurs régulièrement des protestants pour prier, mais uniquement dans le cadre de la liturgie des heures. (des vêpres en général)
Ce qui est dangereux, c'est de considérer que l'Église catholique et les communautés ecclésiales séparées sont des "sœurs" égales. L'Église Catholique EST l'Église du Christ, quoique les protestants soient incorporés au Christ par leur baptême. La pleine unité chrétienne, vous avez raison, n'a lieu que dans l'uniatisme.