Débat avec "enverite"

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Re: Blagues et divertissements de enverite

par Pneumatis » mar. 08 sept. 2009, 21:27

Ouh ce que cette discussion est épuisante !!!

Pour procéder à un raisonnement juste et qui permet d'avancer, il convient en premier lieu de ne pas confondre argument et contre-argument, thèse et réfutation.

Ainsi lorsque vous dites :
enverite a écrit :Vous faites un parallèle bien abusif, me semble-t-il. le fait que d'autres dogmes ont été mis en cause ne prejuge rien de la validité ou non de la VP.
Où ai-je dit affirmé une telle chose ? Vous seriez assez aimable de citer les propos auxquels vous répondez. De ce que je relis de mes propos, j'ai utilisé la comparaison avec d'autres dogmes non pour affirmer une quelconque vérité, mais pour réfuter un de vos arguments et donc l'invalider.
enverite a écrit :Allons, ne me faites pas le numero de la "vérité"... se reporter à la discussion avec cgs ou Raitslin. entre les invectives, il y eu quelques echanges interessants. J'ai appris pour ma part.
Je ne vois pas à quoi vous faites référence ? De quoi parlez-vous ?
enverite a écrit :Ni de deformer mon propos sur l'indecence. Pas ce genre de procédés.... SVP.

Ce que j'appelle indecence, c'est de s'interesser à la vie sexuelle de Marie, dans un sens ou dans un autre. Ce ne sont ni les apotres ni les protestants qui le font que je sache... Contester les affirmations d'un dogme catholique est peut être choquant pour vous mais en aucune manière indécent !
Vous me direz avant la naissance de Jesus, oui.. Exact ! mais en aucun cas les evangelistes ne mettent en evidence quelque intérêt de la virginité ni de details sordides du genre ce qu'on lit sur l'hymen de Marie. Pour l'evangeliste, il ne s'agit que de montrer l'ascendance divine de Jesus.
Ce que vous me citez, c'est un peu comme si je vous envoyais sur le site de la watchtower en vous disant, comme vous :
vous voyez, vous avez toutes les reponses comme quoi Jesus n'est pas Dieu. Vous y trouverez matiere à contestation, je suppose.
Encore une fois vous prenez le problème à l'envers : le premier à évoquer la virginité perpétuelle de la vierge n'a pas été pour l'affirmer mais pour le nier. Lorsque vous dites un peu plus loin :
enverite a écrit :- Des théologiens ont ensuite emis l'idée que Marie etait restée vierge.
C'est une affirmation sans aucun fondement ! Où est la preuve historique de ce que vous affirmez ? Qui le premier, de celui qui a nié ou de celui qui a affirmé la VP, s'est exprimé sur le sujet ? Vous prenez ce problème anachroniquement, tout simplement à l'envers. Des théologiens n'ont pas émis l'idée que Marie était resté vierge, mais des théologiens ont subitement émis l'idée que Marie avait eu des enfants, et se sont vu alors réfuté par les pères de l'Eglise, gardiens de la Vérité pour peu qu'ils ont nourri la réflexion du concile et contribué à l'affirmation du dogme qui en a suivi. Je ne sais pas dans quelle langue le dire : le dogme n'est pas une affirmation, mais la réfutation d'une affirmation selon laquelle Jésus aurait eu des frères.

Vous dénigrer systématiquement les efforts de ceux qui veulent défendre ce qu'ils considèrent comme la Vérité, mais nous faites également de belles démonstrations de pirouettes et vous n'appuyez votre affirmation sur aucune base théologique. Quel sens a l'idée que Marie aurait eu d'autres enfants ? Que représente Marie pour vous et en quoi cela est-il parfaitement cohérent avec son appel de Dieu et le oui qu'elle lui a donné ?

Au contraire, il y a à la fois des critères exégétiques solides en faveur de la VP, auxquels s'ajoutent des critères théologiques et anthropologique que vous n'avez semble-t-il pas compris. Au contraire la négation de la VP repose certes sur d'autres conclusions exégétiques, mais n'ont aucun fondement théologique ni métaphysique. En outre ceux qui nient la VP sont assez peu nombreux et se sont illustré par d'autres dérives spirituelles, comme la dérive montaniste pour Tertullien. En face, les défenseurs de la VP, qui ne le sont devenus que parce que certains ont affirmé que Jésus avait eu des frères, répondent aux arguments que vous avez présenté depuis 1600 ans !!! Qu'apportez-vous de nouveau ? Qu'enseignez-vous de nouveau ? En quoi la croyance en la non virginité perpétuelle de Marie nous apprend-elle quelque chose sur le plan spirituel ? En quoi la croyance en la VP induit-elle les fidèles dans l'erreur ?

J'ai pris soin de répondre à ces questions pour appuyer mon propos : la virginité perpétuelle est une conclusion logique, non pas une évidence, mais une conclusion logique de l'incarnation et de tout ce qu'elle signifie, au même titre que l'immaculée conception est une nécessité métaphysique et anthropologique. Je pense vous l'avoir démontré. Dénigrer une démonstration par une blague sans y opposer le moindre argument montre certainement votre idée du respect d'un débat et de vos interlocuteurs, mais n'indique en rien comment votre croyance découle d'une certaine logique.

Re: Blagues et divertissements de enverite

par Anne » mar. 08 sept. 2009, 21:10

Bon, ben à part le constat d'aveuglement, il n'y a pas de réponse à ma question:

"Pourquoi Jésus confie-t-il sa mère à Jean, alors qu'elle a d'autres fils bien connus qui puissent la prendre en charge comme c'était la coutume en ce temps-là?"

De plus, pour quelle raison l'Église s'est-elle donné un dogme aussi porteur de polémique (du moins de nos jours, puisqu'il ne semble pas y avoir eu de débat particulier par la suite à ce sujet)?

Pourquoi créer de toutes pièces une autre "patente" (dans le sens éminemment québécois du mot ;) ) sans queue ni tête, au sujet de, somme toute, quelque "chose" d'aussi insignifiant que la virginité (or lack thereof) d'une *femme*?

Quel bénéfice en retire-t-elle? Parce que derrière toute grande "conspiration", il y a un mobile...
:bulles:

Re: Blagues et divertissements de enverite

par Pneumatis » mar. 08 sept. 2009, 18:08

Cher envérité,

Concernant la virginité perpétuel, et les débats qu'elle suscite maintenant depuis plus de 1600 ans, si la réflexion théologique vous est trop obscure, je tiens à revenir sur le terrain purement exégétique. Non elle n'est pas contraire aux évangiles et oui elle est considérée comme une évidence depuis les premiers temps de l'Eglise. Elle a été défendu d'un seul coeur par Saint Ambroise, Saint Augustin, Saint Jérôme, Origène, ... Pas un des pères de l'Eglise en dehors de Tertullien dont nous savons qu'il a fini par errer vers le montanisme à la fin de sa vie, n'a remis en cause ce principe. Mais tout comme certains ont remis en cause la divinité de Jésus, ou son humanité, certains ont remis en question la virginité perpétuelle de Marie, notamment pour tenter d'en faire un modèle pour les mères de famille nombreuses. Il a fallu alors défendre la vérité, et c'est cela que vous appelez tristement de l'indécence. Espérant vous en convaincre, je vous invite à lire la fameuse synthèse trouvée dans l'article que je reproduis ci-dessous. Si vous voulez bien le lire attentivement, cela résume tout le problème et répond sans embrouille à toutes les questions que vous pourrez vous poser sur ce point.
http://v.i.v.free.fr/spip/spip.php?article3577 a écrit :
LES TEXTES DE L’ÉCRITURE
* Marc 6,3 : « Celui-là n’est-il pas le charpentier, le fils de Marie et le frère (adelphos) de Jacques et de Joset et de Jude et de Simon ? Et ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »

* Matthieu 13, 55-56 présente à peu près le même texte avec des variantes : « Celui-là n’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie et ses frères Jacques et Joseph et Simon et Jude (Joseph est le même que Joset, ce dernier nom est un diminutif du premier). Et ses soeurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? »

Pour les soeurs nous ne savons rien de plus, mais nous retrouvons les deux premiers noms des frères au moment de la mort de Jésus :

* « Parmi (les femmes) qui étaient au pied de la croix, il y avait : « Marie de Magdala », et « Marie, mère de Jacques et de Joseph », et « la mère des fils de Zébédée » » (Mt 27,56).

* Marc a une formulation semblable, mais plus précise : « Parmi elles, il y avait Marie de Magdala, et Marie, mère de Jacques le petit et de Joset, et Salomé » (Mc 15,40).

* Le passage parallèle de Jean ne donne aucun nom de frères, mais il distingue quatre femmes : 1) « sa mère » (de Jésus, il ne la nomme jamais autrement),2) « la soeur de sa mère », c’est probablement la même que Salomé, la mère des fils de Zébédée, 3) « Marie, la femme de Clopas », 4) « et Marie de Magdala » (Jn 1 9,25).

D’après ces textes, il est important de le remarquer, la « Marie, mère de Jacques et de Joset », n’est vraisemblablement pas la mère de Jésus,car les évangélistes se seraient exprimés autrement. Ils auraient dit par exemple : « Il y avait là sa mère Marie et ses frères Jacques et Joset. » Le témoignage de ces textes nous invite donc à prêter attention à une réalité plus complexe qu’on ne le croirait au premier abord. D’autant plus que, lorsqu’on parle de Marie et de Joseph par ailleurs, on ne voit pas qu’ils aient eu d’autres enfants.Ainsi les récits de l’enfance n’en parlent jamais et, quand Jésus est retrouvé au Temple après trois jours, on reste bien sûr l’impression que la famille ne se compose que de trois personnes.
1. LA POSITION D’HELVIDIUS
On ne connaît de ce personnage (fin du IV° s.) que ce que nous savons par S. Jérôme qui le réfuta dans son livre De la virginité perpétuelle de Marie contre Helvidius. Pour lui, les frères de Jésus ce sont les enfants de Marie et de Joseph, nés après Jésus leur frère aîné. Son intention n’était pas de déprécier Marie ; au contraire, en polémique avec les manichéens qui considéraient le mariage comme intrinsèquement mauvais et contre les ascètes excessifs qui mettaient la virginité au premier plan des valeurs chrétiennes, Helvidius voulait présenter Marie comme une mère de famille nombreuse et la donner comme exemple de sainteté dans cet état. Il nous faut toujours retenir ce qu’il y a de fondé dans cette motivation et ne pas exalter la virginité de Marie aux dépens de la grandeur du mariage. Ceci dit, il faut examiner rapidement les principaux arguments sur lesquels Helvidius pensait pouvoir s’appuyer

Puisque Luc 2,7 dit que Marie donna naissance à son fils « premier-né » (prôtotokos), on peut en conclure pensait-il, qu’elle a eu d’autres enfants après lui. En réalité, le « premier-né » de Luc, comme celui du texte grec dans lequel il lisait la Bible, renvoie à l’hébreu bekôr qui évoque non pas la naissance d’autres enfants après celui-là, mais l’idée d’une consécration spéciale à Dieu : il s’est réservé les premiers-nés des hommes comme des animaux, en « prémices » (voir ici Ex 13, 12-15 ; 34, 19-20). Premier-né n’appelle pas nécessairement puîné ; l’argumentation d’Helvidius porte donc à faux. Il est intéressant de noter au passage que Calvin faisait déjà cette remarque, ainsi que Luther et Zwingli. Contrairement à beaucoup de leurs héritiers, les premiers réformateurs n’avaient aucun doute sur la virginité perpétuelle de Marie.

Le deuxième argument mis en avant par Helvidius s’appuie sur le texte de Matthieu 1,25 : « Joseph ne connut pas (Marie) jusqu’au jour où elle enfanta un fils. » À première lecture, le texte laisserait croire qu’il la connut après ; en fait, ce n’est pas le sens du texte en grec. Sans entrer dans le détail grammatical, il faut savoir que l’évangéliste insiste sur la durée de l’action désignée : pendant tout ce temps-là, mais cela ne dit rien sur la suite. Si Matthieu avait voulu insinuer la naissance de Jésus, il se serait exprimé autrement (employant l’aoriste plutôt que l’imparfait). Sa façon de parler n’exclut pas du tout que les deux époux aient continué à pratiquer la continence. On a d’ailleurs d’autres exemples semblables de l’emploi de jusqu’à, dont le plus frappant est celui de Mikal, fille de Saul, femme de David, dont il est dit : « Elle n’eut pas d’enfants jusqu’à sa mort » (2 Sam 6, 23). Il est clair qu’elle n’en eut pas après non plus !
2. LES « INFORMATIONS » DE SAINT ÉPIPHANE
Bien connu comme défenseur de la foi de Nicée et par sa lutte contre l’apollinarisme, l’évêque de Salamine (vers 315-403) était aussi un fervent partisan de la virginité de Marie. Selon sa position, les frères de Jésus auraient été les fils de Joseph qui lui seraient nés d’un mariage antérieur. Autrement dit, Joseph était un veuf avec des enfants quand il a épousé Marie.

Cette opinion est encore courante parmi les grecs orthodoxes et elle était encore tenue à la fin du siècle dernier par le grand savant anglican Joseph Barber Lightfoot (1828-1889). Elle est généralement écartée aujourd’hui, car les textes que nous venons de lire ne disent jamais que Joseph avait des enfants. Surtout, si Jésus est « fils de David » (Mt 1, 18-25), c’est en sa qualité de fils aîné de Joseph ; comment pourrait-il être l’héritier si Joseph avait eu d’autres fils avant lui ? Si cette solution a joui d’une certaine faveur, c’est en raison de témoignages anciens qui demandent à être pris en considération.

Origène (vers 250) est fort clair à ce sujet : « Certains prétendent, en s’appuyant sur l’évangile intitulé « selon Pierre » ou sur le « livre de Jacques », qu’ils (les frères de Jésus) seraient les fils de Joseph, nés d’une première femme qu’il aurait eue avant Marie. Les tenants de cette théorie veulent sauvegarder la croyance en la virginité perpétuelle de Marie... Pour moi je pense qu’il est raisonnable de voir en Jésus les prémices de la chasteté virile dans le célibat, et en Marie celles de la chasteté féminine ; il serait en effet sacrilège d’attribuer à une autre qu’à elle ces prémices de la virginité. »

Origène nous renvoie donc aux apocryphes et la manière dans laquelle il s’exprime (« certains prétendent ») montre qu’il ne leur donne pas plus de poids qu’ils ne le méritent. L’important c’est la virginité de Marie et cela, il le prend nettement à son compte. Dans un autre texte il donne pourtant une intéressante indication et semble adopter cette façon de voir : « (Jésus) n’avait pas de frères selon la nature, car la Vierge n’avait pas donné le jour à d’autres enfants, et lui-même n’était pas le fils de Joseph. C’est donc seulement en se plaçant à un point de vue légal qu’on les a regardés comme ses frères, et du fait qu’ils étaient nés à Joseph d’un premier mariage. » Ce qui est intéressant ici c’est « le point de vue légal » ; nous le retrouverons bientôt.

Pour en terminer avec cette position, il faut souligner qu’elle a l’intérêt de montrer clairement que très tôt la conscience chrétienne a été préoccupée d’harmoniser sa foi en la virginité de Marie avec les passages évangéliques concernant les frères de Jésus.Attribuer ces enfants à Joseph était une solution élégante. Malheureusement, le dossier patristique censé l’appuyer est vraiment très faible puisqu’il repose uniquement sur les dires des apocryphes.
3. LA SOLUTION DE SAINT JÉROME
Le grand savant et connaisseur des langues anciennes qu’était saint Jérôme commence par mettre au clair les différents sens du mot « frères » dans l’Écriture. Il peut désigner : l) soit la qualité de frères proprement dite les consanguins d’une même mère ;2) soit l’appartenance à une même « nation » (aujourd’hui encore au Moyen-Orient et quel que soit leur pays,les arabes s’appellent volontiers « frères ») ; 3) soit la communauté de sang à un degré plus éloigné (nos cousins germains, fils de deux soeurs ou de deux frères, ou les petits cousins) ; 4) soit même un lien d’amitié quelconque relevant de la parenté, de l’appartenance à un même clan ou de l’affection.

Dans le cas des frères du Seigneur, c’est à la troisième catégorie qu’il faut penser, puisque Jacques et Joset étaient les fils de Marie de Clopas, et que Jérôme fait de cette dernière une soeur de la Vierge Marie. Ses fils étaient donc les cousins germains de Jésus.

Ce type de solution est aujourd’hui le plus répandu. Ainsi la Bible de Jérusalem explique à propos de Matthieu 12,46 : « non des fils de Marie, mais des proches parents que l’hébreu et l’araméen appelaient aussi frères ». La Traduction oecuménique de la Bible s’exprime de même : « Dans la Bible comme aujourd’hui en Orient, le mot « frère » peut désigner soit les fils de la même mère,soit les proches parents. » Pour appuyer cela les deux bibles fournissent toute une série de références incontestables.

Il faut remarquer toutefois que c’est davantage la conclusion de Jérôme qui est retenue, plutôt que le détail de son explication. On s’est en effet aperçu, depuis longtemps que Jérôme a fait ici plusieurs confusions : d’abord, il confond Jacques le Petit avec Jacques fils d’Alphée ; ensuite, il ne distingue que trois femmes au pied de la croix et non quatre, et c’est pour cela qu’il fait de Marie de Clopas la soeur de la Vierge Marie, alors qu’en réalité c’est « l’autre Marie » qui est cette soeur ; enfin, cette Marie (femme) de Clopas, il est obligé d’en faire une Marie (femme) d’Alphée à cause de la confusion entre Jacques le Petit et Jacques fils d’Alphée et il ne sait s’en expliquer.

Pour ces raisons, la théorie de Jérôme est aujourd’hui rejetée par les exégètes, et c’est parce que Lightfoot s’était rendu compte de sa faiblesse qu’il s’était rallié à la position d’Épiphane selon laquelle ces frères de Jésus seraient des enfants de Joseph. Les exégètes d’aujourd’hui s’emploient donc à retrouver la conclusion de Jérôme mais ils cherchent à l’établir plus solidement.
4. UNE NOUVELLE PROPOSITION
Il faut d’abord reconnaître que ni l’hébreu ni l’araméen n’ont de mot propre pour dire « cousin germain » ; ils en ont un pour dire oncle (dadh) et un autre pour dire tante (dadhah). De sorte que pour parler des cousins et cousines on peut toujours dire : les filles ou les fils de mon oncle ou de ma tante.D’autre part,les évangiles n’ont pas été écrits en hébreu ou en araméen, mais en grec hellénistique et cette langue a un mot très précis pour dire cousin germain (anephios ; une seule fois en Col 4,10 : « Marc, le cousin de Barnabé »).Il n’y a donc pas ici une simple indigence de vocabulaire et le mot frère doit désigner quelque chose de plus précis.

Si l’on s’efforce de prendre en considération toutes les données évangéliques et patristiques,en particulier celles qui concernent les diverses femmes et leur nom, on en arrive à la conclusion que Clopas était le frère de Joseph et que Marie (« l’autre Marie »), mère de Jacques et de Joset était leur soeur à tous deux. (...)

On voit donc que la parenté s’établit ici par le biais de Joseph et non par Marie comme l’avait pensé Jérôme mais, pour l’essentiel, on retrouve bien sa solution : les frères sont effectivement des cousins. Mais on la retrouve libérée de la confusion que faisait Jérôme entre les deux Jacques (l’apôtre, le fils d’Alphée, et Jacques le Petit). Le gain est mince, pensera-t-on peutêtre. En réalité, il n’y a pas que cela. Il est assez probable que Jacques et Joset étaient les enfants adoptifs de Joseph (rappelons-nous « le point de vue légal » d’Origène). « L’autre Marie » devenue veuve serait allée vivre chez son frère et, à ce moment-là, Jésus, Jacques et Joset auraient été élevés ensemble et c’est cela qui permettrait d’expliquer deux ou trois curieux petits détails du texte évangélique.

L’expression « l’autre Marie » servait à désigner celle qui n’était pas la mère de Jésus ; on l’appelle « la soeur de sa mère », en réalité ce n’est que sa belle-soeur (adelphè en grec peut très bien avoir ce sens), puisqu’elle est la soeur de Joseph. Quant au diminutif « Joset », autrement dit « le petit Joseph », il se justifie parfaitement à partir du moment où il y a dans la maison un aîné qui s’appelle déjà Joseph, et on comprend aussi que ce soient les gens de Nazareth qui parlent ainsi des « frères » de Jésus, puisqu’ils les ont toujours vus ensemble.

Il y a surtout un autre détail du texte qui peut être enfin convenablement traduit : « Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? ». Cela n’a pas beaucoup de sens pour s’étonner des miracles de Jésus. Il faut plutôt rendre ainsi le texte : « Ne dit-on pas de Marie qu’elle est sa mère, de Jacques, de Joseph, de Simon et de Jude qu’ils sont ses frères ? » (Mt 13, 55-56). C’est la tournure qu’on retrouve dans les sources patristiques à propos de Simon et de Jude : ils étaient appelés les frères du Seigneur, c’est-à-dire : on disait qu’ils étaient... On laissait entendre ainsi que ce n’était pas tout à fait la réalité.

Cette explication peut paraître subtile. Elle l’est certes mais pas plus que ne l’est là réalité de cette famille dont on ne nous parle que par allusions, sans prétendre en donner l’arbre généalogique complet. Un exégète évoquait à ce propos le cas de sa propre famille où il n’y avait pas moins de six Marie. Je peux citer moi-même une maison où il y avait quatre Joseph et une autre où il y a trois Hélène. Que se passe-t-il alors ? Pour ne pas les confondre, on est obligé de leur donner un surnom, et nous retrouvons les cas de Joseph et Joset, de Marie et de « l’autre Marie » ou « Marie de Clopas ». Qui voudra y réfléchir un instant s’apercevra bien que la complexité n’est redoutable qu’en apparence et que cette explication rend très bien compte du fait que Jésus était l’unique enfant de Marie et que ses « frères » n’étaient autres que ses cousins germains du côté de Joseph, son père adoptif.

Re: Blagues et divertissements de enverite

par Raistlin » mar. 08 sept. 2009, 17:07

enverite a écrit :petit probleme de dictionnaire, Monsieur. "ambiguité" est au début du dictionnaire, faites l'effort.
Dit-il alors qu'il s'en est injustement - et violemment - pris à Pneumatis, simplement parce qu'il n'avait pas fait l'effort de le lire correctement. :roule:

Vous semblez fort habile à donner des leçons que vous ne respectez pas vous même.

(Désolé de ce petit laïus fort peu charitable mais vos attaques personnelles commencent à me taper sur le système. Il est donc grand temps que l'on vous rappelle que vous êtes loin d'être irréprochable en matière de débat posé, respectueux et constructif.
Je vous propose donc d'arrêter une fois pour toutes de nous envoyer des "gentillesses" de ce genre à la face et de continuer le débat en nous comportant comme des adultes.)

enverite a écrit :Si vous estimez que le mot "adelphos" peut signifier soit frere soit cousin(ce qui n'est pas grec), il y a ambiguité, par définition.
Votre argument ne tient pas puisque "adelphos" est probablement la traduction en grec du "frère" araméen. Ce qui compte, ce n'est pas le mot mais ce que celui qui le prononce met derrière. Or c'est un fait attesté par la science historique que le mot frère englobait celui de cousin à cette époque.

Pourquoi ne voulez-vous pas comprendre que l'ambiguité n'existe que parce que le sens du mot frère a évolué avec le temps ? (Ou du moins ne correspond pas à notre culture actuelle)
Pneumatis vous l'a pourtant merveilleusement expliqué.

Cordialement,

Re: Blagues et divertissements de enverite

par Pneumatis » mar. 08 sept. 2009, 16:49

Cher envérité,

Pour la virginité perpétuelle, je crois que vous m'avez mal compris.

D'abord, pour être sur qu'on ne détourne pas mes propos, si il y a une responsabilité dans l'indécence, elle vient de ceux qui pour satisfaire leurs errances de foi, ont commencé par nier la virginité perpétuelle. Si on dit de ma femme qu'en fait elle n'était pas vierge quand elle s'est mariée, ce n'est pas moi en rétablissant la vérité qui fait preuve d'indécence... qu'on s'entende bien.

A part ça, j'ai pris la peine, sur la page précédente, de vous expliciter la cohérence de ce dogme, non pas pour dire qu'il est vrai parce que l'Eglise le dit, mais que l'Eglise le dit parce que c'est cohérent. Pas cohérent avec l'infaillibilité, cohérent avec l'incarnation du verbe divin. Relisez, mon explication, je vous prie, et voyez bien l'errance dans laquelle peut plonger celui qui doute de cette virginité perpétuelle : cela nous enseignerait ni plus ni moins que l'incarnation du verbe éternel n'est pas une oeuvre salvatrice pour toute éternité, mais un simple schéma que l'homme aurait à reproduire par lui-même. Cela ferait de l'homme le co-créateur avec Dieu. C'est gravissime en réalité et caractéristique des gnoses. Je vous remets mon explication, que vous ne semblez pas avoir lu.
Pneumatis a écrit :La Vierge Marie est la matrice du verbe divin, c'est à dire qu'elle est un mystère métaphysique où se rencontre l'humain et le divin, deux natures totalement distinctes, dont l'une transcende l'autre. Telle est notre foi. Cette union des natures a une cause finale essentielle : sortir l'homme du péché originel, le sauver de la chute. Le mariage des natures, tel qu'il est représenté par le mariage des époux et maints fois illustré comme tel dans les écritures (voir le cantique des cantiques par exemple, ou dans Isaïe) suppose que l'épouse soit vierge. Les écritures et la tradition nous le rappelle abondamment : tu épouseras une vierge ! Ici la Vierge Marie est une figure, choisie par Dieu, de la nature humaine telle qu'elle existe hors du péché originel. Elle est une créature de Dieu dont la condition de pureté est à ce point providentielle et comblée de grâce qu'elle peut à elle seule figurer l'état de la nature humaine hors de la chute, hors du péché.

En épousant la nature humaine (épouse), la nature divine (époux) la préserve à jamais du péché : il la délivre, il la féconde de divin. En Jésus Christ, la nature humaine est à jamais l'épouse fidèle de la nature divine. Comme dans tout pieu mariage, cette union est éternelle et définitive. En sorte qu'il serait absurde que celle qui est choisie par Dieu pour incarner parfaitement cette épouse, puisse être fécondée ensuite par l'homme. Ca n'a aucun sens : si on transpose l'analogie, cela reviendrait à dire que l'homme est co-créateur du monde avec Dieu, puisqu'il féconde la même création que Dieu, et qu'il produit en sa propre nature des oeuvres analogues à celles de Dieu même. C'est tout simplement gnostique... (rien d'étonnant à ce que le protestantisme soit un tel terreau du gnosticisme).

Une épouse ne pouvant avoir d'autre époux, la nature humaine originelle ne peut connaitre d'autre époux que Dieu : elle ne peut rechuter perpétuellement, elle est nécessairement délivrée à jamais du péché et pour l'éternité. Par analogie et donc par nécessité, la vierge Marie ne peut connaitre aucune autre alliance charnelle avec un homme, qui la ferait sortir de facto de sa vocation voulue par Dieu et pire, qui la ferait illustrer une doctrine selon laquelle Dieu n'a pas définitivement sauvé l'homme, mais est simplement venu lui faire coucou ou lui servir de modèle pour qu'il se délivre lui-même !!! Voyez-vous l'hérésie sous-jacente qu'il y a à nier la virginité perpétuelle ?
Si vous avez besoin, je peux vous faire le même travail avec l'immaculée conception, qui elle est bien plus une révélation, à bien des égards, tant et si bien qu'il a fallu une apparition surnaturelle pour nous le confirmer. Et je peux aussi vous parler de la cohérence avec l'assomption. Tout cela traite au fond de la nature humaine, de sa création par Dieu et de sa destinée. Cela ne se comprend bien qu'en regardant dans la Genèse et dans toutes les Ecritures le projet que Dieu a pour l'homme. En Marie est résumé tout le rôle de la nature humaine dans l'alliance rédemptrice humano-divine incarnée par Jésus. Bref, l'histoire de Marie, de Joseph et de Jésus, ce n'est pas juste un roman familial à l'eau de rose. C'est l'enseignement anthropologique révélé par Dieu pour que l'homme soit sauvé, pas juste pour se raconter des jolies histoires pour s'endormir le soir.

Re: Blagues et divertissements de enverite

par Raistlin » mar. 08 sept. 2009, 15:17

enverite a écrit :
raitslin a écrit :L'exemple des TJ que vous donnez ne montre rien puisqu'il est possible d'analyser leurs raisons de croire et de voir qu'elles sont moins fiables que celles de l'Église catholique.

Lorsque les tj analysent les leurs, ils les trouvent bonnes. Lorsqu'ils analysent les votres il les trouvent mauvaises !
Aaaaargh, le dialogue de sourds !

Je cherche simplement à vous montrer qu'il est possible, indépendamment des discours apologétiques, de chercher la vérité et surtout de la trouver. Reprenez l'exemple du géocentrisme et de l'héliocentrisme - et celui de toutes les sciences d'une manière générale - : on oppose les arguments de chacune des deux thèses et on observe laquelle tient le mieux la route, laquelle est la plus "vraie". Peu importe qu'au temps de Galilée, le géocentrisme avait ses partisans qui ne voulaient pas voir les preuves de ce dernier (l'équivalent de vos TJ si vous préférez) : le fait est que Galilée avait raison et qu'on a pu le montrer par la suite.

Cela signifie une chose : prétendre que, parce que le mensonge et l'erreur existent, il faudrait abandonner tout droit à chercher et surtout à proclamer la vérité est un raisonnement absurde. Absurde dans le sens où il nie la capacité de la raison humaine à dégager le vrai du faux.

Alors oui, la possibilité de se tromper demeure. Mais celle de trouver la vérité aussi. Il n'est donc pas légitime de reprocher à quelqu'un de connaître la vérité, et de le dire, si celui-ci peut le prouver. La bonne attitude est d'étudier ses "preuves" et de voir si elles sont pertinentes ou non. Mais dans tous les cas, rejeter en bloc le discours de cette personne, uniquement parce qu'elle prétendrait connaître la vérité, est un comportement irrationnel.

Cordialement,

Re: Blagues et divertissements de enverite

par Pneumatis » mar. 08 sept. 2009, 14:52

enverite a écrit :Vous est-il possiible de considerer paisiblement le point ci-dessus ?
Tout à fait.
enverite a écrit :Alors que dans les evangiles à 9 reprises, 4 evangelistes differents aient laissé une ambiguité sur un point qui les a interessé (la virginité de Marie) est pour le moins fort improbable.
En réalité il n'y a pas d'ambiguité. Et la question de la virginité de Marie ne me semble pas avoir fait l'objet de débat du temps des apôtres : d'autant qu'ils l'ont bien connu et ont vécu quand même un moment à ses côtés. Vous ne faites pas de débats théologiques pour savoir si votre meilleure amie est enceinte ou pas ?

Pour le mot "frère", le sens du mot a évolué, mais on ne peut pas présumer qu'il constituait une ambiguïté pour les apôtres. Comme pour vous aujourd'hui, frère ne constitue pas d'ambiguité en Français. Pourtant il est possible que dans 5 siècles, si le français ou un de ses dérivés est encore parlé, frère ne désigne plus QUE ceux qui ont la même mère, et qu'il existe alors un autre mot pour désigner ceux qui ont le même père ET la même mère. Alors en parlant de vous et de votre frère on se servirait de cet argument pour prétendre que vous n'avez pas le même père. Le langage aura créé une ambiguïté qui n'existe pourtant pas dans votre esprit, quoique pourtant il soit possible aujourd'hui de distinguer des demi-frères et des frères.
Si les evangelistes étaient concients de la virginité perpétuelle, il est evident qu'ils n'auraient pas laissé une telle ambiguité.
Si les évangélistes étaient conscient de la trinité, ils en auraient aussi parlé, non ? Pour la virginité perpétuelle, le cas est encore plus simple que pour la trinité : je dirais que ce n'est en effet pas une révélation en soi, c'est une déduction logique de la révélation. Cf. ce que je vous dis juste après.
enverite a écrit :Si les evangelistes ne savaient ou estimaient cela secondaire comme tous les apotres, d'où leur negligence, ca donne une idée de l'importance qu'ils faut lui donner.
Tout à fait d'accord. Mais ceux qui donnent de l'importance à ce dogme sont ceux qui le nient. En effet, l'Eglise ne proclame des dogmes que pour éviter aux fidèles d'errer dans la foi. Au début de l'histoire de l'Eglise pas besoin. Puis viennent les premières erreurs doctrinales, et là les apôtres (enfin leurs successeurs) se réunissent et sous l'inspiration de l'Esprit Saint proclament que telle chose est fausse au regard de la tradition et des Ecritures. Comme ils proclament aussi que tel texte est canonique et tel autre non : pourtant ce n'est pas non plus dans les écritures ça (ça ferait une sacré mise en abime !).

En résumé, je suis d'accord avec vous : ce n'est pas une révélation d'importance qui vise nécessairement à éclairer la foi, mais c'est une vérité néanmoins qui, lorsqu'elle est niée, doit être officiellement rétablie. C'est dès lors que la virginité de la Vierge Marie a été mise en cause qu'il a fallu établir un discernement et poser un dogme officiel. Sans quoi, je pense vous avoir montré dans mon précédent message les dérives doctrinales que peut entrainer la négation de la virginité perpétuelle. Il s'agit donc bien de rétablir la vérité, et non d'enseigner une révélation nouvelle sortie ex-nihilo.

Oups : Raistlin m'a doublé ! Désolé pour la redite.

Bon sur ce, j'ai déjà plus d'une heure de retard dans mon boulot, il faut vraiment que je m'y mette sinon ça va barder pour mes fesses ! Et puis vous vous débrouillez très bien sans moi.

Re: Blagues et divertissements de enverite

par Raistlin » mar. 08 sept. 2009, 14:42

enverite a écrit :Quant à en conclure qu'ils auraient écrit "freres" à propos de cousins, tout en laissant une enorme ambiguité reste pure spéculation. par définition. jusqu'à ce que vous prouviez que c'est le cas. Une spéculation n'est pas péjoratif. Dans tous les autres cas ou est employé "frere" au sens hebreu dans Tobie par exemple, il n'y a pas la moindre ambiguité ou alors c'est sans importance.
L'ambiguité n'existe pas si on se remet dans le contexte hébraïque des évangiles.

C'est comme si vous lisiez un roman contemporrain : le mot frère n'a aucune ambiguité. Mais si un juif du temps de Jésus l'avait lu, il se serait posé la question de savoir s'il s'agissait du frère biologique ou d'un autre membre de la famille.

enverite a écrit :- Si les evangelistes étaient concients de la virginité perpétuelle, il est evident qu'ils n'auraient pas laissé une telle ambiguité.
Ils étaient conscients de la conception virginale de Jésus. Ensuite, nulle part il n'ait dit que Marie ait eu d'autres enfants. Vous me direz, l'inverse n'est pas non plus affirmé et c'est vrai.

Sauf que la Tradition de l'Église, qui a connu la sainte Vierge, l'affirme et rien n'empêche d'y adhérer rationnellement.

Maintenant, retournons votre argumentation : si Marie avait en effet eu d'autres enfants, il est évident que les évanglistes n'auraient pas laissé planer une telle amibiguité, surtout en sachant que dans le milieu juif de cette époque, le mot frère pouvait avoir plusieurs sens.

enverite a écrit :Alors si l'idée de VP est apparue plus tard au fil des ans et a motivé la transformation des freres en cousins, c'est autre chose et je n'ai pas de commentaire car ca vous est totalement interne.
Vous sautez trop rapidement aux conclusions.

Premièrement, vous refusez que le mot frère puisse signifier cousin, or ce qu'on sait du milieu juif de cette époque vous donne tort.

Ensuite, vous niez la Tradition qui a toujours compris que la sainte Vierge n'avait pas eu d'autres enfants. Nulle motivation louche là-dedans (qui aurait servi à quoi au fait ?), mais une compréhension de plus en plus profonde du Mystère de Dieu et de son plan de Salut. La virginité perpétuelle de Marie repose sur des bases théologiques solides : en tant qu'épouse de l'Esprit Saint, elle ne saurait avoir d'autre époux que Dieu. Ou alors la monogamie prêchée par le Christ est un mensonge !

Vous avez une vision erronée des dogmes de l'Église. Vous semblez croire qu'elle les fabrique de temps en temps (pour une obscure raison d'ailleurs car on voit mal quel bénéfice elle pourrait en tirer) alors qu'ils viennent de ce que l'Esprit Saint travaille dans l'Église et lui révèle petit à petit l'entière vérité :
"J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter." (Jean 16, 12)

Cordialement,

Re: Blagues et divertissements de enverite

par Raistlin » mar. 08 sept. 2009, 14:16

enverite a écrit :
cela signifie que l'Église a au moins de bonnes raisons de croire en ce qu'elle croit.
voila enfin un discours un peu plus pondéré et que je partage.
Mais même dans ce domaine les TJ estiment aussi avoir des "bonnes" raisons de croire...
Il est evident que si ce sont ceux qui emettent ses raisons ou leurs partisans qui jugent, nul doute qu'ils les trouvent bonnes...

Si vous me dites qu'apres un examen rationnel, ou emotionnel(c'est tout aussi respectable) vous avez choisi l'Eglise, c'est tout à fait respectable, que vous pensiez qu'ainsi vous êtes dans la Vérité, c'est aussi votre droit.

Mais votre choix reste evidemment completement subjectif.
Mais non un examen émotionnel n'est pas tout aussi respectable qu'un examen rationnel. Les émotions - que je ne rejettent pas - sont totalement subjectives et incapables d'objectivité. Or la vérité est objective.
Je nuance tout de même mon propos : il est possible de découvrir une vérité d'abord par intuition avant que ce soit par la raison. Mais dans tous les cas, l'analyse objective doit se faire.

Vous commettez encore et toujours la même erreur de raisonnement : sous prétexte que l'erreur existe, alors la vérité ne peut être connue. Ca n'a aucun sens !
Un simple contre-exemple : le géocentrisme fut enseigné pendant longtemps. Est-ce que cela signifie que l'héliocentrisme est faux ? Ou que c'est une donnée purement subjective ? Non, car aux arguments en faveur du géocentrisme (il y en eut, Aristote s'était déjà posé la question de l'héliocentrisme et l'avait invalidée), il en existe de bien meilleurs - notamment ceux issus de l'observation scientifique - en faveur de l'héliocentrisme. On en conclut donc que l'héliocentrisme est vrai et le géocentrisme faux.

L'exemple des TJ que vous donnez ne montre rien puisqu'il est possible d'analyser leurs raisons de croire et de voir qu'elles sont moins fiables que celles de l'Église catholique. Ainsi, lorsque les TJ affirment que Jésus fut pendu à un poteau et non à une croix, il est facile de montrer qu'ils le font à partir de leur propre idéologie (que relayent leurs émotions" justement) sans tenir compte des données objectives de l'exégèse.

Bref, sous prétexte que l'erreur existe, vous semblez renoncer à chercher la vérité, et donc à lui rendre témoignage.

Cordialement,

Re: Blagues et divertissements de enverite

par Pneumatis » mar. 08 sept. 2009, 14:03

Bon sinon, je reprends juste rapidement le contenu de votre réponse sur le problème de langue, points par points.
enverite a écrit :Désolé, mais ignorez-vous que l'hebreu n'etait plus parlé depuis des siecles à l'epoque de Jesus ? La langue parlée du peuple était l'araméen. La langue ecrite etait le grec.
Non je ne l'ignore pas, et c'est d'ailleurs exactement ce que j'ai écrit dans le message auquel vous répondez. Il semble donc que vous ne l'ayez pas lu en entier.
enverite a écrit :Avant d'affirmer peremptoirement, renseignez-vous !
C'est fait. Par ailleurs je suis tout à fait ouvert à la critique et au débat, et c'est pourquoi je vous dispense de considérer comme péremptoires mes interventions : en effet, si vous voulez contre-argumenter et enrichir mes connaissances, n'hésitez pas, je suis tout a fait pour.
enverite a écrit :Il existe en effet des speculations catholiques d'evangiles écrits en hébreu. Mais pas la moindre trace. A vous d'etayer vos speculations.
Ces spéculations ne sont pas les miennes. Il s'agit d'une hypothèse soulevée entre autre par Claude Tresmontant qui a beaucoup étudié le sujet et beaucoup fait avancé la question de la formation des évangiles. Cela dit je n'adhère pas à l'idée qu'il ait existé des évangiles en hébreu. L'hébreu était la langue liturgique et les évangiles sont construits comme des enseignements oraux. Ils sont donc de formation traditionnelle orale, dans la langue de la tradition orale de l'époque, à savoir l'araméen. Ils ont ensuite été traduit puis écrits en grec, notamment pour pouvoir prêcher aux nations. Nombreux sont les disciples de Jésus qui étaient hellénistes, tels Luc, Etienne, Marc, Mathias, ... mais Pierre, Jacques et Jean, comme Matthieu ou Thomas, étaient sans conteste des juifs dits "hébreux" c'est à dire de culture hébraïque, parlant donc l'araméen. Si vous voulez plus de détails pour étayer cette affirmation, je suis ouvert, à la mesure de mes disponibilités. Sinon, pour bien comprendre la question, il faut réaliser d'abord que l'araméen est une variante de l'hébreu qui a évolué au long des siècles : pas une langue totalement à part, et dans le même prolongement linguistique. Et de toute façon, la question est close : si vous êtes d'accord pour considérer que le terreau des évangile est d'origine araméenne, cherchez la signification du mot "frère" en araméen, il y a 2000 ans. Vous verrez que ça n'a pas toute chose à voir avec le sens que nous lui donnons aujourd'hui.
enverite a écrit :Donc vos speculations sont absurdes puisque tel est le ton que vous estimez acceptable dans les echanges.
J'accepte le ton, quand il est servi par des arguments... et qu'il suppose qu'on ait lu mon message, évidemment.
enverite a écrit :Autre absurdité : Luc était mèdecin, cultivé et dont le grec etait la langue maternelle.
En quoi est-ce une absurdité ? Vous trouverez sur ce forum des messages où je parle de ce même Luc, médecin parlant grec, mais très attaché à la culture hébraïque, disciple de la première heure du Christ, quoiqu'on ait voulu le voir comme un converti tardif. Luc, disciple de Paul et dont l'évangile n'est autre que la composition de Paul lui-même, caractérisé par une structure d'enseignement hébraïque très précise, ne pouvant émaner que d'un pur pharisien, disciple des plus grands, comme Paul avait été disciple du grand Gamaliel. Bien que Paul parlent couramment le grec, sa tradition, son savoir faire, toute son éducation, ont du l'obliger à composer son évangile à la manière des grands rabbis, par respect pour le maitre. Et c'est d'ailleurs ce qu'il en ressort de la structure de l'évangile de Luc. Mais cet évangile était celui qui était préché oralement. Luc et Paul l'auront probablement traduit en grec ensemble. Luc aura peut-être même été l'orateur interprète privilégié de Paul, Paul se décrivant lui-même dans ses lettres comme un piètre orateur. Plus tard, Luc aura repris l'enseignement préché avec Paul et suivant les nécessités du temps et des églises naissantes, aura couché l'évangile grec par écrit pour nous offrir la version que nous connaissons.
enverite a écrit :Donc le bon sens que vous auto-octroyez et deniez à vos interlocuteurs vous impose d'etayer vos affirmations autrement que le discredit systematique.
En fait, si vous aviez lu mon message en entier, où je parle de l'araméen, du grec, et des traditions que l'histoire nous a appris à connaitre, vous auriez certainement vu qu'il y avait plus d'arguments que de discredit. Cela dit, je vous pris de m'excuser si le discrédit fut tel qu'il vous a blessé et qu'il vous a empêcher de lire la totalité de mon message.
enverite a écrit :Je ne suis pas contre que l'on s'autorise à se charrier les uns les autres, dire que les propos sont absurdes, mais il faut que ce soit pour tous et lorsque des insulteurs poussent des hauts cris outragés et prennet comme pretexte de destruction de messages le fait d'avoir reçu reponse à leurs insultes...
Donc Pneu matis, sachez descendre de votre piedestal. Ce n'est pas parce que vous enoncez quelque chose sans vérifier qu'il prend un caractere de vérité.
OK, je suivrai votre conseil à l'avenir, c'est promis. Je vous remercie de me rappeler à la sainte humilité, je le prends comme un vertueux conseil et vous en remercie encore.

Re: Blagues et divertissements de enverite

par jeanbaptiste » mar. 08 sept. 2009, 13:35

Je crois que à part des insultes l'echange reste tres pauvre.
Je ne vois pas beaucoup d'insultes, et les réponses que l'on vous donne sont argumentées.
- J'ai compris que vous estimez être du côté de la Vérité et pas les autres. C'est bon ?
Non c'est pas bon. Nous nous tuons à vous expliquer le rapport de l'Église Catholique avec la Vérité : elle prétend (au sens neutre) être dépositaire de la Vérité pleine et entière, mais reconnait les pans de vérité présents dans les philosophies, les autres religions etc. Je vous renvoie aux citations de Thomas, de Vatican II donnée plus haut.
- Pour la VP, je n'ai pas à invalider quoi que ce soit ... il n'y a pas de Virginité Perpétuelle dans la Bible. C'est votre droit de l'inventer et d'y croire. A vous de trouver des justification et un intérêt quelconque à cette notion.
Si elle y est, il faut bien lire. Croyez-vous que les dogmes tels que la VP sont apparus comme ça, comme par magie ? Non, ils sont le fruit d'une longue réflexion, plusieurs siècles parfois, sur la Bible.

La Bible est truffée de dogmes qui se sont établis au long des siècles. Pensez à la notion de nouvelle alliance dans Jérémie, dont on trouve les prémisses dans Osée, et qui est en fait déjà présente dans le Deutéronome, la circoncision du cœur etc.

Si vous lisez intégralement la Bible vous découvrirez une Vérité qui se dévoile à mesure, mais qui était présente dès le début, qui se reformule en fonction des périodes de l'histoire d'Israël etc. Ce que l'on appelle la Tradition dans l'Église Catholique c'est exactement cela. Ce n'est pas quelque chose qui vient se surajouter à la Révélation, c'est une longue réflexion qui approfondie, questionne, réfléchie la Parole.
- Croire que quelqu'un est infaillible, c'est bien pour expliquer qu'il n'y a pas à se poser des questions, non ? Relisez comment se terminent vos dogmes !
Voir la réponse précédente : les dogmes ne sont pas des trucs qui nous empêchent de se poser des questions. Ils sont le fruit de long questionnements que l'on n'intègre qu'en les pensant nous-mêmes, et qui nous permettent d'avancer.
- Clamez si vous en avez envie et si ca vous fait du bien. Je n'ai pas pouvoir à vous l'interdire.
Ce que disait Jesus "si je rends temoignage de moi-même, mon temoignage n'est pas vrai", mais faites ce que vous voulez.
1) Relisez la Bible dans laquelle vous trouverez des appels constant à proclamer la Parole :

2Th 2,4 Ac 10,42 Ap 4,8 5,13 8,13 14,6
Is 61,2 Jn 7,37 Lc 4,18 4,19
Lc 9,2 Mc 1,45 5,20 Mt 4,17 Ps 22,32 71,18 79,13 92,3
Rm 10,15

2) J'aimerai savoir ce qui vous fais croire que nous rendons témoignage de nous-même dans cette affaire ?

Re: Blagues et divertissements de enverite

par Pneumatis » mar. 08 sept. 2009, 13:23

enverite a écrit :n se demande d'ailleurs pourquoi les "exégetes" se depensent en spéculations embrouillées sur une supposée influence d'une langue que les evangelistes ne partiquaient pas...
Arrrrrgh !!! Dialogue de sourd ! Donc quand ça vous arrange c'est de la science, et quand ça ne vous arrange pas ce sont des spéculations embrouillées ? J'ai du mal à vous suivre. Quelque chose qu'on ne comprend pas ou auquel on n'adhère pas n'est pas nécessairement embrouillé.
enverite a écrit :Désolé, mais ignorez-vous que l'hebreu n'etait plus parlé depuis des siecles à l'epoque de Jesus ? La langue parlée du peuple était l'araméen. La langue ecrite etait le grec.
Je n'ai rien dit d'autre ! Et l'araméen était une langue HEBRAÏQUE. Et de toute façon peu importe : en araméen un "frère" est celui du même clan familial, qu'il soit de même parent, ou cousin, voire même parfois simplement du même clan. Les évangiles ont été écrits en grec, mais conçus et préchés d'abord en araméen comme en témoigne le chapitre 6 des Actes des apôtres que je vous ai cité, et que vous avez du rater lorsque vous avez lu mon message.

Quant à savoir si je me suis renseigné, je vous invite à aller lire les différents sujets de la section Ecriture Sainte où je suis intervenu plusieurs fois. Je ne suis qu'un amateur certes, mais cela fait quelques temps que je m'intéresse à la formation des évangiles et à l'archéologie biblique, et je sais encore faire la différence entre l'hébreu, le grec et l'araméen, langues que je m'attache par ailleurs à découvrir et à apprendre. Si vous souhaitez des informations sérieuses sur la question, je vous invite à lire les ouvrages de Pierre Perrier ou de Claude Tresmontant. Vous pouvez aussi vous rendre dans la section Ecritures Saintes de ce forum où les sujets y sont abordés de manière très sérieuse.
enverite a écrit :Pour la VP, je n'ai pas à invalider quoi que ce soit ... il n'y a pas de Virginité Perpétuelle dans la Bible. C'est votre droit de l'inventer et d'y croire. A vous de trouver des justification et un intérêt quelconque à cette notion.
Comme vous l'a fait remarquer Raistlin, c'est aussi le cas pour la trinité. Pourtant vous avez répondu quelque part que la trinité n'était pas dans la bible mais qu'elle était cohérente. Je me propose si vous voulez bien, d'envisager un instant que le dogme de la virginité perpétuelle de Marie puisse l'être tout autant, tout en n'étant pas moins présente que le dogme de la Trinité dans les Ecritures.

La Vierge Marie est la matrice du verbe divin, c'est à dire qu'elle est un mystère métaphysique où se rencontre l'humain et le divin, deux natures totalement distinctes, dont l'une transcende l'autre. Telle est notre foi. Cette union des natures a une cause finale essentielle : sortir l'homme du péché originel, le sauver de la chute. Le mariage des natures, tel qu'il est représenté par le mariage des époux et maints fois illustré comme tel dans les écritures (voir le cantique des cantiques par exemple, ou dans Isaïe) suppose que l'épouse soit vierge. Les écritures et la tradition nous le rappelle abondamment : tu épouseras une vierge ! Ici la Vierge Marie est une figure, choisie par Dieu, de la nature humaine telle qu'elle existe hors du péché originel. Elle est une créature de Dieu dont la condition de pureté est à ce point providentielle et comblée de grâce qu'elle peut à elle seule figurer l'état de la nature humaine hors de la chute, hors du péché.

En épousant la nature humaine (épouse), la nature divine (époux) la préserve à jamais du péché : il la délivre, il la féconde de divin. En Jésus Christ, la nature humaine est à jamais l'épouse fidèle de la nature divine. Comme dans tout pieu mariage, cette union est éternelle et définitive. En sorte qu'il serait absurde que celle qui est choisie par Dieu pour incarner parfaitement cette épouse, puisse être fécondée ensuite par l'homme. Ca n'a aucun sens : si on transpose l'analogie, cela reviendrait à dire que l'homme est co-créateur du monde avec Dieu, puisqu'il féconde la même création que Dieu, et qu'il produit en sa propre nature des oeuvres analogues à celles de Dieu même. C'est tout simplement gnostique... (rien d'étonnant à ce que le protestantisme soit un tel terreau du gnosticisme).

Une épouse ne pouvant avoir d'autre époux, la nature humaine originelle ne peut connaitre d'autre époux que Dieu : elle ne peut rechuter perpétuellement, elle est nécessairement délivrée à jamais du péché et pour l'éternité. Par analogie et donc par nécessité, la vierge Marie ne peut connaitre aucune autre alliance charnelle avec un homme, qui la ferait sortir de facto de sa vocation voulue par Dieu et pire, qui la ferait illustrer une doctrine selon laquelle Dieu n'a pas définitivement sauvé l'homme, mais est simplement venu lui faire coucou ou lui servir de modèle pour qu'il se délivre lui-même !!! Voyez-vous l'hérésie sous-jacente qu'il y a à nier la virginité perpétuelle ?

Je conçois que ce soit assez complexe, mais si vous avez compris le mystère de la trinité au point de le trouver cohérent (mystère d'autant plus complexe, qui me laisse personnellement, errer dans un abime de contemplation où je me sens ridiculement dépourvu d'intelligence) je ne doute pas que cette question de la pureté éternelle de la matrice du verbe divin, autrement appelée virginité perpétuelle de Marie, ne représente aucune difficulté majeure pour vous.

J'avais dit que je ne voulais pas participer à ce débat, voilà que je n'ai pas pu m'en empêcher. Je vais néanmoins essayer de m'abstenir, d'autant qu'il semble laisser beaucoup plus de place à l'émotion qu'au raisonnement.

Re: Blagues et divertissements de enverite

par Raistlin » mar. 08 sept. 2009, 12:44

enverite a écrit :Croire que quelqu'un est infaillible, c'est bien pour expliquer qu'il n'y a pas à se poser des questions, non ? Relisez comment se terminent vos dogmes !
Et croire que nul ne peut prétendre à la vérité, c'est bien pratique pour justifer notre paresse ou nos erreurs.

Au fait, que dit saint Paul sur la vérité ? Ah oui, voici : Mais quand nous-mêmes, quand un ange venu du ciel vous annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit anathème ! (Galates 1, 8)
Apparemment, pour saint Paul, la vérité ne se relativise pas vraiment...

enverite a écrit :c'est ce que font les TJ ou les musulmans en disant que c'est eux qui ont la vérité. Vous vous ajoutez au concert des clameurs ?
Argument inepte. Tout le monde peut prétendre à la vérité mais peu peuvent donner de bonnes raisons de cette prétention, c'est ce que je me tue à vous dire.

Quand je dis "Christ est ressuscité" et qu'on me dit "Quelles sont tes raisons de croire cela ?", je ne me terre pas dans un discours vague et relativiste. Je préfère creuser et voir si mes raisons de croire sont rationnelles. La foi et la raison ne s'opposent pas mais s'épaulent mutuellement. Vous, comme tout le protestantisme (puisque selon Luther, la raison est tellement blessée par le péché originel qu'elle ne peut nous aider à y voir clair), vous avez renoncé à la raison.

Vous semblez croire que l'Église se cache derrière son Infaillibilité pour ne pas donner ses raisons de croire mais rien n'est plus faux ! L'Église peut prouver ce qu'elle dit. Ca ne veut pas dire que c'est irréfutable, sinon tout le monde serait croyant, mais cela signifie que l'Église a au moins de bonnes raisons de croire en ce qu'elle croit.

Cordialement,

Re: Blagues et divertissements de enverite

par Raistlin » mar. 08 sept. 2009, 12:22

enverite,

Vous dites:
Désolé, mais ignorez-vous que l'hebreu n'etait plus parlé depuis des siecles à l'epoque de Jesus ? La langue parlée du peuple était l'araméen. La langue ecrite etait le grec.
Avant d'affirmer peremptoirement, renseignez-vous !
Sans avoir lu que Pneumatis avait écrit :
C'est ignorer tout des sciences historiques et archéologiques, et même d'un certain bon sens : qui a inventé l'idée que dans les terres d'Aram (moyen orient) on ne parlait que le grec ? Pourquoi pas uniquement le latin aussi ? La réalité historique c'est que le moyen orient avait pour langue courante ce qu'on peut encore appeler l'araméen (langue des terres d'Aram - région de la Syrie), probablement la langue la plus parlée dans cette région à l'époque de Jésus.
Vous avez beau jeu de donner des leçons à Pneumatis, vous ne le lisez ou ne le comprenez même pas. Mais peut-être que cette erreur de votre part est également notre faute ?

Re: Blagues et divertissements de enverite

par Raistlin » mar. 08 sept. 2009, 12:20

enverite a écrit :Anne, ce que vous appellez "démontré" est l'explication donnée par l'Eglise pour se debarasser des embarassants frères de Jesus, ceci pour defendre la virginité perpetuelle inventée des siecles plus tard.
Belle explication que vous donnez... sans aucune preuve.

La viriginité perpétuelle de Marie a certes été développée avec le temps, lorsque l'Église a approfondi sa compréhension des Ecritures. Ce fut aussi le cas pour la Trinité et le péché originel. Il est donc vain de prétendre que puisque ce n'était pas explicite chez les premiers chrétiens, c'est faux. La Bible est formelle à ce sujet : l'Esprit Saint doit continuer à enseigner l'Église du Christ après le départ de celui-ci.

enverite a écrit :Mais c'est votre droit de croire aveuglement à çà pour la seule raison que c'est énoncé par l'Eglise.
Nul aveuglement chez Anne puisqu'elle se fonde sur les données historiques et exégétiques connues.

En revanche, vous, c'est une autre affaire : vous invalidez la virginité perpétuelle de Marie sans AUCUN argument rationnel. Et si vous en avez, hé bien alors donnez-les pour voir !

enverite a écrit :Pour la derniere fois clamer "moi je connais, je dis la vérité" est vide de sens car c'est à la portée du premier menteur venu.
Ce qui ne veut rien dire. Jésus a bien dit qu'il était la vérité, or c'est à la portée du premier venu.

Il faut pouvoir donner les raisons pour lesquelles ont dit connaître la vérité, c'est ce que recommande saint Pierre dans sa première lettre. Et l'Église peut tout à fait donner ces raisons.

enverite a écrit :Evidemment, un fois fait ce choix, chacun affirme que les autres sont dans l'erreur. Comprenez-vous cette fois-ci ?
Votre raisonnement est erroné. Ce n'est parce que l'erreur existe que la vérité n'existe pas et que nul ne peut la connaître.

Le fait que certains se trompent sincèrement n'invalide en rien le fait que la Vérité existe et peut être connue. Il est donc important justement d'étudier en profondeur les raisons pour lesquelles chacun prétend avoir la vérité. A titre personnel, c'est ce que j'ai fait et c'est ce qui m'a permis d'invalider l'islam et le protestantisme comme ne pouvant donner de raisons satisfaisantes de leur prétention à la vérité. On peut ne pas être d'accord avec moi, je peux même me tromper, mais au moins j'ai fait cette démarche de chercher la vérité.

enverite a écrit :Maintenant, il est très bien que vous recherchiez la Vérité pleine et entiere mais votre appreciation de l'avoir atteinte sera bien entendu subjective ou alors dépendante d'un référentiel.
Hé non, pas forcément. Prenez l'héliocentrisme : le fait que la Terre tourne autour du soleil, et non l'inverse, serait donc un fait subjectif ? Et notre connaissance de ce phénomène serait donc subjective ?

enverite a écrit :Le "Pleine et Entière" provient de vos propos. Le Christ n'en parle pas.

Oh si le Christ en parle puisqu'il s'annonce lui-même comme étant la Vérité et qu'il nous affirme que la vérité nous rendra libre.

enverite a écrit :Pour ma part, de ma comprehension des commandements du Christ, il nous demande d'accepter sa lumiere et ainsi nous connaissons la vérité, qui nous rend libre.
Bien, mais pour cela, votre intelligence doit d'abord reconnaître qu'il s'agit de la vérité.

Ensuite, un autre commandement du Christ est d'enseigner les nations et d'annoncer la Bonne nouvelle. Dure mission si on ne peut dire où est la vérité.


Cordialement,

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