Bon sinon, je reprends juste rapidement le contenu de votre réponse sur le problème de langue, points par points.
enverite a écrit :Désolé, mais ignorez-vous que l'hebreu n'etait plus parlé depuis des siecles à l'epoque de Jesus ? La langue parlée du peuple était l'araméen. La langue ecrite etait le grec.
Non je ne l'ignore pas, et c'est d'ailleurs exactement ce que j'ai écrit dans le message auquel vous répondez. Il semble donc que vous ne l'ayez pas lu en entier.
enverite a écrit :Avant d'affirmer peremptoirement, renseignez-vous !
C'est fait. Par ailleurs je suis tout à fait ouvert à la critique et au débat, et c'est pourquoi je vous dispense de considérer comme péremptoires mes interventions : en effet, si vous voulez contre-argumenter et enrichir mes connaissances, n'hésitez pas, je suis tout a fait pour.
enverite a écrit :Il existe en effet des speculations catholiques d'evangiles écrits en hébreu. Mais pas la moindre trace. A vous d'etayer vos speculations.
Ces spéculations ne sont pas les miennes. Il s'agit d'une hypothèse soulevée entre autre par Claude Tresmontant qui a beaucoup étudié le sujet et beaucoup fait avancé la question de la formation des évangiles. Cela dit je n'adhère pas à l'idée qu'il ait existé des évangiles en hébreu. L'hébreu était la langue liturgique et les évangiles sont construits comme des enseignements oraux. Ils sont donc de formation traditionnelle orale, dans la langue de la tradition orale de l'époque, à savoir l'araméen. Ils ont ensuite été traduit puis écrits en grec, notamment pour pouvoir prêcher aux nations. Nombreux sont les disciples de Jésus qui étaient hellénistes, tels Luc, Etienne, Marc, Mathias, ... mais Pierre, Jacques et Jean, comme Matthieu ou Thomas, étaient sans conteste des juifs dits "hébreux" c'est à dire de culture hébraïque, parlant donc l'araméen. Si vous voulez plus de détails pour étayer cette affirmation, je suis ouvert, à la mesure de mes disponibilités. Sinon, pour bien comprendre la question, il faut réaliser d'abord que l'araméen est une variante de l'hébreu qui a évolué au long des siècles : pas une langue totalement à part, et dans le même prolongement linguistique. Et de toute façon, la question est close : si vous êtes d'accord pour considérer que le terreau des évangile est d'origine araméenne, cherchez la signification du mot "frère" en araméen, il y a 2000 ans. Vous verrez que ça n'a pas toute chose à voir avec le sens que nous lui donnons aujourd'hui.
enverite a écrit :Donc vos speculations sont absurdes puisque tel est le ton que vous estimez acceptable dans les echanges.
J'accepte le ton, quand il est servi par des arguments... et qu'il suppose qu'on ait lu mon message, évidemment.
enverite a écrit :Autre absurdité : Luc était mèdecin, cultivé et dont le grec etait la langue maternelle.
En quoi est-ce une absurdité ? Vous trouverez sur ce forum des messages où je parle de ce même Luc, médecin parlant grec, mais très attaché à la culture hébraïque, disciple de la première heure du Christ, quoiqu'on ait voulu le voir comme un converti tardif. Luc, disciple de Paul et dont l'évangile n'est autre que la composition de Paul lui-même, caractérisé par une structure d'enseignement hébraïque très précise, ne pouvant émaner que d'un pur pharisien, disciple des plus grands, comme Paul avait été disciple du grand Gamaliel. Bien que Paul parlent couramment le grec, sa tradition, son savoir faire, toute son éducation, ont du l'obliger à composer son évangile à la manière des grands rabbis, par respect pour le maitre. Et c'est d'ailleurs ce qu'il en ressort de la structure de l'évangile de Luc. Mais cet évangile était celui qui était préché oralement. Luc et Paul l'auront probablement traduit en grec ensemble. Luc aura peut-être même été l'orateur interprète privilégié de Paul, Paul se décrivant lui-même dans ses lettres comme un piètre orateur. Plus tard, Luc aura repris l'enseignement préché avec Paul et suivant les nécessités du temps et des églises naissantes, aura couché l'évangile grec par écrit pour nous offrir la version que nous connaissons.
enverite a écrit :Donc le bon sens que vous auto-octroyez et deniez à vos interlocuteurs vous impose d'etayer vos affirmations autrement que le discredit systematique.
En fait, si vous aviez lu mon message en entier, où je parle de l'araméen, du grec, et des traditions que l'histoire nous a appris à connaitre, vous auriez certainement vu qu'il y avait plus d'arguments que de discredit. Cela dit, je vous pris de m'excuser si le discrédit fut tel qu'il vous a blessé et qu'il vous a empêcher de lire la totalité de mon message.
enverite a écrit :Je ne suis pas contre que l'on s'autorise à se charrier les uns les autres, dire que les propos sont absurdes, mais il faut que ce soit pour tous et lorsque des insulteurs poussent des hauts cris outragés et prennet comme pretexte de destruction de messages le fait d'avoir reçu reponse à leurs insultes...
Donc Pneu matis, sachez descendre de votre piedestal. Ce n'est pas parce que vous enoncez quelque chose sans vérifier qu'il prend un caractere de vérité.
OK, je suivrai votre conseil à l'avenir, c'est promis. Je vous remercie de me rappeler à la sainte humilité, je le prends comme un vertueux conseil et vous en remercie encore.