Bon sang, qu'est-ce qu'il y a eu comme pages ! Encore 5 à lire après cette réponse...
ti'hamo a écrit :Il ne faut pas nier notre part biologique, et ce qu'elle a de commun avec les animaux. Par exemple, sans vouloir choquer personne, il n'est pas tout à fait exact de dire que dans l'espèce humaine il n'y a pas d'œstrus : nous sommes également tributaires de nos hormones, et il est vrai que le ressenti, l'humeur, et l'envie sexuelle, ne sont pas les mêmes à chaque moment du cycle.
D'accord, il ne faut pas nier ce fait commun avec l'animal. Mais il est peu de choses comparé à ce que le ressenti, l'humeur et l'envie sexuelle sont tributaires de notre imagination le plus souvent.
Un gentil athée a écrit :ti'hamo a écrit :. Le travail de l'intelligence, la liberté, la conscience... sont des faits d'expérience, non des concepts purement abstraits dont nous n'aurions l'idée que par intuition.
Je ne suis pas vraiment d'accord : par exemple, pourriez-vous me prouver que ce que vous venez d'écrire (même si vous le croyez libre) n'est pas en fait la résultante nécessaire (quoique archi-complexe) de l'état de l'univers juste avant et des lois de la nature (connues et inconnues...). J'ai beau réfléchir et retourner le problème dans ma tête, je n'arrive pas - bien que j'y crois assez fermement - à trouver une preuve décisive de la liberté métaphysique. Je n'arrive même pas clairement à définir ce que c'est bien que je "sente" confusément ce que c'est (c'est pourquoi je dis que c'est une idée de l'intuition). Je paraphraserais bien la boutade de Saint Augustin en remplaçant le temps par la liberté : « Qu’est-ce donc que la liberté ? Si personne ne me le demande, je le sais; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus ». Toujours pour paraphraser Saint Augustin, et toujours en remplaçant "temps" par "liberté", je dirais aussi que : « La notion de la liberté n'est pas un objet de notre savoir, mais une dimension de notre être. »
Dans ce cas, on n'en finit pas. Nous pourrions tout aussi bien vous dire que ce que les scientifiques athées constatent relève du domaine de l'intuitif également.
Un gentil athée a écrit :ti'hamo a écrit :Il ne faut pas nier notre part biologique, et ce qu'elle a de commun avec les animaux. Par exemple, sans vouloir choquer personne, il n'est pas tout à fait exact de dire que dans l'espèce humaine il n'y a pas d'œstrus : nous sommes également tributaires de nos hormones, et il est vrai que le ressenti, l'humeur, et l'envie sexuelle, ne sont pas les mêmes à chaque moment du cycle.
Oui, je crois bien avoir déjà remarqué cela

. Par ailleurs, je me demande si les études qui tendent à montrer l'inexistence d'un œstrus chez la femme ont pris soin de le faire avec des femmes n'utilisant pas de pilules contraceptives. Car beaucoup de femmes prennent la pilule, et on peut s'attendre à ce qu'en perturbant leurs cycles, cela perturbe également leur œstrus éventuel. J'ai le sentiment que les rares femmes qui ne prennent pas la pilule présentent davantage une période d'œstrus. Mais vu leur faible nombre, elles sont probablement noyées dans les statistiques. Sans compter qu'effectivement, il est certainement moins marqué que chez les animaux non-humains.
J'ai aussi ce sentiment.
Je l'ai ressenti moi-même. Ce qu'on ne sait pas, c'est si la femme qui assume sa fonctionnalité a plus de désir parce qu'elle a un oestrus plus important, ou parce qu'elle est psychologiquement plus mature. Parce que cette même femme a aussi la capacité à faire naître le désir en elle si elle le souhaite.
chevy a écrit :Il y a quand même une différence ici entre les femelles mammifères et la femme.
Ce genre de phrase "généraliste" fait bondir !
Vous semblez croire que toutes les femmes sot identiques ...
Vous oubliez les frigides, les nymphomanes etc...
Toute femme, qu'elle soit équilibrée, ou qu'elle souffre d'une dépendance quelconque, a la capacité de s'en rendre compte. Si elle souffre, elle peut guérir, et heureusement. Si la femme est capable d'être perturbée et aussi de guérir, c'est parce qu'elle n'est pas un animal, précisément.
chevy a écrit :je vous laisse cogiter sur vos généralisations, qui polluent tous vos débats ... et rendent leurs pseudo-conclusions fausses.
Si vous bondissez chaque fois que vous ne comprenez pas quelque chose, eh bien ok, bondissez plus loin.
Henriette a écrit :Et quand bien même cela serait vrai, ce peut être une conséquence hasardeuse de l'évolution.
Et vous ne dites toujours pas comment ça le serait.
Ca, c'est clair, c'est une chose qui vous conviendrait. Ca, on l'a bien compris, que plus important que l'expliquer clairement, pour vous c'est de le croire.
Parce que vous observez des phénomènes animaliers qui sont conséquents à une longue évolution pour généraliser l'évolution hasardeuse et l'attribuer à toutes les espèces vivantes de cette planète... alors que l'unique espèce humaine qui a tellement différemment évolué suffit à elle seule à mettre un doute sur le phénomène général de l'évolution hasardeuse.
Vous y tenez, à ce que l'homme soit le fruit d'une évolution hasardeuse ; mais vous ne pouvez pas expliquer d'une part pourquoi l'évolution humaine est si différente de toutes les autres, malgré un degré égal de dose de hasard ; et d'autre part pourquoi l'évolution de chaque individu humain est, à l'inverse, très ressemblante.
Donc finalement, vous vous offrez une croyance qui n'est certainement pas moins bête que la nôtre.
Ce que j'en pense personnellement (c'est juste un
avis), c'est que la vôtre (
nous descendons du singe) est moins noble que la nôtre (
nous avons été créés), parce que la vôtre a un but égoïste : ne pas avoir de comptes à rendre à un "supérieur".
cracboum a écrit :Cher ti-hamo, il m'a semblé comprendre que pour vous la pensée, pour fonctionner, a besoin d'un stimulus, "elle reçcoit elle perçoit". Et moi, faut-y être inconscient, je soutiens le contraire! Et bien sûr, tout le reste découle de cette position de départ.
Pour vous, si c'est la réalité qui est la substance de la pensée, la pensée ne pourra pas dire d'une manière certaine qu'on ne peut pas connaître la réalité d'une manière certaine, puisque c'est la même. Maman les p'tit bateaux...
Au contraire, tout comme à contrario, si la pensée se pense elle-même avant de penser un autre objet, seule sa propre réalité lui est certaine, et la réalité des autres objets n'ont de réalité certaine que d'être pensés par elle. Leur réalité objective est donc incertaine.
Le fait d'exister c'est encore autre chose qui doit être mûrement penser.
Alors, certains exemples que j'ai donnés peuvent prêter le flan à l'ironie de bon aloi dont vous êtes friands, je n'y vois pas d'inconvénient, bien au contraire si c'est plaisamment dit. Plus l'appât est gros, plus ça mord.
Vous invoquez l'expérience des faits quand vous êtes un peu faible en arguments, eh bien moi j'en fais autant.
Comme le disait DA95, je me pense d'abord en tant que sujet pensant, et c'est la seule réalité dont je sois absolument certain, et c'est justement de cette certitude que je déduis qu'aucune autre certitude ne peut l'égaler (sauf Dieu, mais on sortirait du sujet, je crois).
Pour ce qui est de votre chat et ses miaulement, venez donc éprouver votre démonstration avec mon berger allemand et ses aboiements. Et pourquoi dites-vous tout le temps que je veux me rassurer, serait-ce que votre angoisse existentielle ne souffirait point la solitude ?
Finalement, ce qui vous différencie, ce sont vos animaux !
Nan mais cracboum, soyons sérieux : quand vous dites
"Au contraire, tout comme à contrario, si la pensée se pense elle-même avant de penser un autre objet, seule sa propre réalité lui est certaine, et la réalité des autres objets n'ont de réalité certaine que d'être pensés par elle. Leur réalité objective est donc incertaine", vous ne croyez pas ce que vous dites quand même ? Vous n'ignorez quand même pas que l'homme
perçoit les choses, il ne les
pense pas seulement !
cracboum a écrit :Cher DA95, moi vous me convainquez, votre parcours est émouvant et il est une occasion supplémentaire de louer Dieu et d'être dans la joie, mais que peut faire votre témoignage, comme vos arguments sur un athée pur jus de scepticisme, de scientisme et de rationnalisme (voire de révolte)?... je ne dis pas rien sur ceux qui sont en recherche, mais les athées militants, j'ai quelques doutes.
En même temps, le athée n'est pas obligé de rester une bête de théorie : il a le droit de s'intéresser aux phénomènes autres et de réfléchir à ce qui est érrivé à DA95. Pour peu que ça l'intéresse, si sa recherche est une recherche de vérité.