Oui. Or à moins de faire une partition comme en Inde, ce qui serait toujours à refaire périodiquement, et de rassembler dans un pays des croyants d’une même religion, c’est bien là le problème et cela montre à mes yeux l’utopie.mikesss a écrit : ↑mer. 24 sept. 2025, 8:05 Pour le croyant d'une autre religion, logiquement, il devrait tenir le même discours (d'ailleurs, on voit bien par exemple que les musulmans essaient de mettre en place des régimes professant leur foi, à la différence toutefois que l'Islam est par essence une religion politique et que pour le coup, il y a forcément collusion entre le politique et le religieux).
Nous devons trouver comment cohabiter !
Ce n’est pas vrai pour tous, par exemple probablement pas pour l’auteur de ce fil !mikesss a écrit : ↑mer. 24 sept. 2025, 8:05 Pour l'incroyant, c'est différent. je pense que la plupart d'en ficherait, vu que dans l'absolu, ça ne change pas grand chose pour eux, personne ne les force à croire (on voit d'ailleurs quand dans les quelques pays encore confessionnels chrétiens, personne ne s'offusque qu'ils le soient).
Je crois qu’il n’y a pas d’autre solution que de supprimer cette utopie. Un pays comme le Japon, sans avoir connu le christianisme, a bien réussi à fixer des lois pas si mauvaises et obtenir avec le temps un consensus. Il faut faire confiance en « la loi naturelle » !mikesss a écrit : ↑mer. 24 sept. 2025, 8:05 Mais le problème est justement dans ce que chacun reconnais comme juste et pertinent; on voit bien à l'heure actuelle que ce n'est clairement pas une bonne idée; d'une part l'homme est le champion pour désirer ce qui est mauvais pour lui, préfère souvent la voie de la facilité a celle du bien et enfin, la masse est très facilement manipulable, donc n'importe quel groupe qui brosserait le peuple dans le sens du poil emporterait l'adhésion et pourrait faire passer les lois les plus immorales sans que ça ne sourcille, enfonçant encore plus le pays dans le péché et dans le mal.
Et c'est bien ça, le problème c'est d'arriver a estimer ce qui est juste et pertinent, en se basant uniquement sur les hommes. c'est utopique.
Là où je vous rejoins, c’est que cela suppose au moins momentanément un régime « fort » qui sache au final et quand il le faut imposer son avis..
Les musulmans ont eu une solution à cela : que les chefs de chaque religion légifèrent pour leurs adeptes. Le problème, c’est qu’ils ont malgré tout favorisé les leurs (par les impôts et l’accès aux postes à responsabilités, or vous recommandez en partie la même injustice en faveur du christianisme, ce n’est pas très évangélique !)
Ok, n’était ma remarque précédente, et oui, vous aviez apporté à la proposition de Patate Douce certaines des modifications nécessaires.mikesss a écrit : ↑mer. 24 sept. 2025, 8:05 Je précise qu'il n'a jamais été pour moi question de savoir si c'était réalisable ou non à l'instant T. En revanche, j'affirme que c'est ce vers quoi nous devons tendre, ce a quoi nous devons aspirer et qu'on ne peut pas prendre de décision pertinente sans regarder l'objectif. Le pragmatisme ne doit pas occulter ce que serait une société civile la plus parfaite, ou alors, on navigue en eaux troubles, au petit bonheur la chance, sans réellement de cap. et d'autre part, le problème du pragmatisme est que très souvent, il revient à sacrifier sur l'autel de l'efficacité certains principes de base.
On est d’accord ! Cela ne doit pas pour autant nous priver d’agir.
Je ne sais… Je crois que de toute façon la solution idéale suppose une évolution des mentalités vers plus de «philosophie » et de sagesse, et de ne pas oublier pour les croyants que nous ne sommes pas « au ciel ». Il y a donc un « droit à l’erreur ».mikesss a écrit : ↑mer. 24 sept. 2025, 8:05 en revanche, je soutiens qu'un état laïc n'est pas une solution, et que même si c'est le moins pire qu'on puisse avoir pour l'instant (je ne sais pas si c'est le cas), ça reste quelque chose de mauvais dans l'absolu et donc au mieux une solution temporaire.
mikesss a écrit : ↑mer. 24 sept. 2025, 8:05 L'école ne fait pas partie des fonctions régaliennes et n'est donc pas du ressort de l'Etat. C'est une dérive des systèmes modernes. L'éducation des enfants ainsi que leur instruction sont la charge des parents, dans l'absolu; ceux-ci peuvent déléguer une partie de leur autorité parentale à une école pour des raisons pratiques, mais ce n'est pas à l'Etat de mettre en place ça. C'est donc un abus d'autorité de l'Etat que la mise en place de l'éducation nationale.
Vous indiquez là le principe de base à ne jamais oublier, mais il n’en reste pas moins que sans l’intervention de l’Etat, cela reviendrait à renforcer des inégalités et créer des « castes », à empêcher tout un chacun d’accéder à certains métiers et charges.
mikesss a écrit : ↑mer. 24 sept. 2025, 8:05 Pour ce qui est des règles en politique, c'est un sujet bien trop vaste; mais si on veut rester dans un système démocratique (ce qui, à mon sens, est une mauvaise idée), le minimum est de revenir sur la décision de Napoléon III de rémunérer les députés, et de ne leur accorder qu'un indemnisation basée sur leur salaire antérieur, d'interdire les carrières politiques... et ce afin d'enlever du circuit l'ensemble des politiques présents non pas pour aider la société, mais pour servir leurs intérêts.
Très intéressant ! S’il fallait un référendum, je voterai pour (moi qui ne vote jamais, ce qui équivaut à vos échafaudages théoriques !)
Là je ne suis pas tout à fait d’accord, songez à votre exemple concernant les maisons closes. La miséricorde du Christ suppose de tolérer certains actes qui sont des péchés au nom de la liberté de conscience et des situations particulières, pourvu qu’ils ne nuisent à personne d’autre qu’à la personne. Cela aussi pour empêcher l’hypocrisie et « la clandestinité ».mikesss a écrit : ↑mer. 24 sept. 2025, 8:05 Et si vous parlez de quelles règles devraient s'établir dans un système catholique, la deuxième règle est la soumission à la morale et a la discipline catholique des lois: il devrait être interdit d'émettre une loi en opposition avec la doctrine (exit donc toutes les lois bio éthiques, les fêtes d'obligation de l'Eglise universelle redeviennent fériées...
Je pense précisément que cette frontière serait un no man’s land où interviendraient des débats sérieux et profonds susceptibles d’accompagner l’évolution de la société et des mentalités.mikesss a écrit : ↑mer. 24 sept. 2025, 8:05 Pour ce qui est du traitement des médias, c'est plus compliqué; si on veut un système démocratique, leur place est importante puisqu'on ne peut pas demander aux gens de donner leur avis sur des sujets qu'ils ignorent; ils ont donc besoin d'être informé. Mais ou se trouve la frontière entre ce qu'ils ont besoin réellement de savoir et ce qui est superflu (et parfois à la limite du voyeurisme, comme par exemple le traitement de l'affaire du petit Emile). Là, je n'ai pas la réponse.
Je reste en désaccord, car si l’hypocrisie est bannie des personnes peuvent admettre que le bien commun ne corresponde pas au leur et que chacun doit lui sacrifier le sien, pour autant que cela se justifie.mikesss a écrit : ↑mer. 24 sept. 2025, 8:05 Je pense encore une fois que c'est utopique; en définissant le bien commun comme étant ce que veut l'ensemble, vous mettez des volontés individuelles comme mesure de ce qui est bon, et donc quel que soit le niveau d'éducation, on en reviendra toujours à plus de n'importe quoi, au prétexte que c'est ce que veulent les gens.
Oui, cela suppose que ces arbitres soient des sages (c’était le rôle des monarchies, leurs statuts « familiaux » aidant à leur désintéressement, et sans doute aussi pourquoi ce fut quasiment un sacrement pour les chrétiens !)mikesss a écrit : ↑mer. 24 sept. 2025, 8:05 En quoi est-il problématique que quelques personnes décident pour l'ensemble? ce n'est pas selon moi gênant dans l'absolu, mais dans la façon dont le système est fait: ces personnes ne cherchent pas à savoir si leur décision est bonne, mais si elle sera populaire. c'est la même dérive dans le système scolaire: on apprend plus aux enfant ce qui est vrai, ce qui est bien et ce qui est mal, mais que la volonté de chacun est sacré et que c'est ce que veut chacun, tant que ça ne gène pas les autres, qui est bien; le vrai et la morale n'ont plus leur place (voir à ce sujet tout ce qui se passe à l'heure actuelle au sujet de EVARS).
Il faut bien je pense une marge de « liberté individuelle », et aussi une contrainte… Toute religion en pose, d’ailleurs !
On en revient au problème de départ. Il convient de ne pas oublier qu’une partie de nos règles ne vient pas de Jésus, mais d’une réflexion théologique et plus souvent philosophique qui s’efforce d’y être conforme, et que même « en chrétienté » il y a eu des loupés, des égarements, etc.mikesss a écrit : ↑mer. 24 sept. 2025, 8:05 Donc oui, je suis d'accord avec vous, depuis 2 siècles, la France n'a fait que régresser parce qu'elle a relégué le Christ à la sphère privée au lieu de lui donner la place qui est la sienne, à savoir le maitre de toute chose. Comme le disais le pape Pie XI dans son encyclique Quas Primas :Si les hommes venaient à reconnaître l'autorité royale du Christ dans leur vie privée et dans leur vie publique, des bienfaits incroyables - une juste liberté, l'ordre et la tranquillité, la concorde et la paix -- se répandraient infailliblement sur la société tout entière
Et donc que la loi naturelle devrait permettre cela et qu’il faut lui faire confiance : sur certains sujets, ce n’est pas toujours le catho qui a la meilleure idée, c’est à chacun d’avoir assez d’humilité et en cela la vie sociale et politique devrait aider les religions à s’améliorer !
N’est-ce pas grâce à elle que l’Eglise a dû reconnaître certains torts qui sinon auraient perdurer en son sein ? Il pourrait être bon que le pouvoir civil soit un contre-pouvoir pour toutes les religions. Pilate aurait pu sauver Jésus s‘il avait eu des c…



