patatedouce a écrit : ↑jeu. 12 févr. 2026, 15:51
Je tenais à vous préciser que je ne vous juge absolument pas. Mes remarques précédentes étaient d'abord une réponse à Toto2 sur un point de vue doctrinal précis.
Pour avoir une maman moi aussi, je sais par expérience que ce n'est pas nous qui leur ferons changer d'avis. Nos parents restent nos parents, avec leur histoire propre et leur liberté face à Dieu.
Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis choqué par ce que je lis. Vraiment.
Donc, la conversion étant vouée à l'échec, il ne faudrait pas tenter ? D'abord, qu'en savez vous ? Le fait justement que ce soit quelqu'un de sa famille, sa fille, donne un poids bien plus important à ce genre de discours que s'il provenait du voisin ou du commerçant du coin. Ensuite, vous semblez complètement méconnaître le rôle de la grâce qui peut agir en complément de l'action filiale. Enfin, à supposer même que cela échoue, au moins cela aura été tenté.
Les évangélisateurs au cours des siècles ont parcouru des centaines ou des milliers de kilomètres pour évangéliser, annoncer la bonne nouvelle, en courant le risque de mourir, et en sachant que la conversion n'était pas du tout certaine, et pourtant ils l'ont fait !
Voilà ce qu'écrivait saint Paul, et pourtant il l'a fait. Et en plus, il l'a fait, avec succès.
23 Ils sont ministres du Christ ? Eh bien – je vais dire une folie – moi, je le suis davantage : dans les fatigues, bien plus ; dans les prisons, bien plus ; sous les coups, largement plus ; en danger de mort, très souvent.
24 Cinq fois, j’ai reçu des Juifs les trente-neuf coups de fouet ;
25 trois fois, j’ai subi la bastonnade ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage et je suis resté vingt-quatre heures perdu en pleine mer.
26 Souvent à pied sur les routes, avec les dangers des fleuves, les dangers des bandits, les dangers venant de mes frères de race, les dangers venant des païens, les dangers de la ville, les dangers du désert, les dangers de la mer, les dangers des faux frères.
27 J’ai connu la fatigue et la peine, souvent le manque de sommeil, la faim et la soif, souvent le manque de nourriture, le froid et le manque de vêtements,
28 sans compter tout le reste : ma préoccupation quotidienne, le souci de toutes les Églises.
Donc saint Paul encourt la bastonnade et la lapidation pour aller évangéliser des inconnus, et vous vous expliquez qu'il ne faut pas parler de la foi catholique à sa propre mère !!!!
Rassurez-moi : vous n'êtes pas médecin, j'espère ? Non parce que si on vous amène un type à l'agonie : "ah, je n'ai aucune chance de le sauver, donc je ne tente pas, en plus j'ai mon cours d'aquaponey au même moment".
Mon conseil, si vous me permettez de vous en donner un, est de laisser de côté les débats sur "l'hérésie" ou les divergences doctrinales. Contentez-vous d'être une fille aimante, rayonnante et heureuse d'être catholique. C'est votre joie profonde qui l'interpellera, bien plus que vos arguments.
On ne convainc pas sa mère avec le catéchisme ; on la touche en lui montrant que notre foi nous rend meilleurs et, surtout, plus proches d'elle.
Mais qu'en savez-vous ? Sans doute, vous connaissez plus a mère de Marie2964 que Marie2964 elle-même...
Et puis, comme si les deux voies étaient incompatibles...